Arrêter de crier : un défi du quotidien

Arrêter de crier : un défi du quotidien

Les yeux exorbités, la voix cassée, je sors de la chambre de mon fils énervée, à bout. Je n’ose pas croiser un miroir et dans mes yeux, voir un mélange de colère et de culpabilité. Ce n’est pas encore cette fois que j’aurais arrêté de crier, l’énervement a encore pris le dessus. 

Pourtant, j’ai vraiment envie d’arrêter de crier, d’arrêter de hurler, d’arrêter d’exploser, mais parfois, voilà, ça débord. Ça sort et je crie. Comment changer ce mode de communication ? Comment faire pour arrêter de crier ? Cet article n’apportera pas une méthode miracle mais en mettant en place quelques stratégies, nous verrons qu’il est possible d’arrêter de crier ou du moins de limiter les haussements de tons.

Un article écrit par Clémentine, maman de 2 enfants de 4 et 7 ans. 

Arrêter de crier : une mission qui se travaille

Arrêter de crier ne s’acquiert pas du jour au lendemain. Parfois, les pensées qui précèdent notre énervement sont ancrées profondément en nous, notamment face à certaines situations. La fatigue couplée au sentiment de se sentir dépassé·e, fait que crier devient notre seule réponse. Pas de panique. Il est réellement possible de moins crier, mais cela demande un peu d’entrainement, et surtout beaucoup de prises de recul. Le mieux est de commencer par se fixer des petits objectifs à atteindre et concentrer toute notre attention là-dessus. 

Quelques astuces pour éviter de hurler

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Pour atteindre notre objectif : il est possible de mettre en place quelques astuces pour rester calme dans certaines situations… 

Mettre un place une routine et des règles non changeantes

Cela permet à l’enfant de savoir ce qu’il doit ou peut faire, à quel moment. La routine nous évite de trop répéter, car il faut l’avouer au bout de la vingtième fois où l’on cherche le doudou le soir, j’ai juste envie de hurler. Si la règle est “le doudou reste dans le lit. Si à l’heure du coucher il n’y est pas, alors, ce sera à toi de le chercher ou tu en prendras un autre”, nous pouvons espérer un coucher un peu plus rapide et plus calme. (Mais gardons le cap, car quand on installe un changement, ça demande aussi à l’entourage de s’adapter. Pas sûr que notre Loulou obtempère du premier coup 😉.)

Exprimer ses émotions avant d’exploser

Cela permet de faire baisser un peu la pression. On demande souvent à nos enfants de nous dire ce qu’ils ressentent et nous oublions de leur dire ce qui se passe en nous. Par exemple, souvent lors des repas mes garçons rechignent : “c’est pas bon, j’aime pas…” Moi qui déteste faire la cuisine, je prends souvent très mal ces remarques. Alors évidemment, au moment de se mettre à table, quand ils commencent à râler, j’ai juste envie de crier. Lorsque je le fais (oui, ça m’arrive souvent de crier !), les repas sont gâchés à coup sûr. Maintenant, j’essaie de leur dire ce que fait vibrer en moi leur comportement : “les garçons j’ai passé 30 minutes à cuisiner et cela me demande un effort. J’ai envie de vous faire goûter de nouvelles choses et lorsque vous râlez, j’ai l’impression que tout ce temps était inutile et que vous ne respectez pas mes efforts. Vous n’êtes pas obligés d’aimer, mais goûter me ferait plaisir.” Quand je réussis à leur dire ce que je ressens, je me sens plus apaisée et ainsi, j’évite de crier. C’est un peu le principe de la communication non violente et ça fait tellement de bien.

Orienter ses pensées

Imaginons : cela fait dix fois qu’on l’appelle pour mettre ses chaussures pour partir et il est toujours en train de jouer aux voitures. Au lieu de me dire “mon enfant n’en a rien à faire de ce que je lui demande, il ne m’écoute vraiment jamais, il ne me respecte pas”. Je peux changer d’angle de vue et penser : “Je crois qu’il est absorbé dans son jeu. Il ne m’entend pas quand je l’appelle, comment faire pour le faire coopérer ?” En faisant cela, il y a fort à parier que je serai beaucoup moins énervée, et que  je crierai moins et je l’aiderai plus facilement à enfiler ses chaussures

Prendre de la distance avec la situation

Dans certains cas, notre pensée est trop forte, la pression est trop élevée et crier semble la seule option. Alors pour éviter de hausser le ton, s’isoler peut être un moyen efficace pour faire baisser notre niveau de stress. Cela nous permet de prendre de la distance pour trouver les ressources nécessaires à la gestion de la situation. Pour ma part, m’isoler est parfois compliqué, alors je peux :

  • respirer bien fort et bruyamment comme pour faire sortir tout mon énervement (un peu comme le ballon de la colère).
  • marcher dans la maison,
  • simplement m’asseoir 2 minutes en mettant la tête dans mes mains

Bref, tout ça m’aide à prendre un peu de recul et à m’apaiser.

Se focaliser sur ses progrès

Enfin, comme nous le disions au début, dépasser petit à petit nos colères ne se fait pas en un jour.

Essayons donc d’être bienveillants envers nous même, observons chaque jour les situations dans lesquelles nous avions l’habitude de crier et celles qu’aujourd’hui nous avons réussi à gérer dans le calme.

Moins crier est un chemin qui se construit par petites étapes.

Soyons fiers de chaque petite réussite quotidienne (et hop, le journal de gratitude). Et pour nous inspirer entre nous, je vous propose de nous les partager en commentaire de cet article.  

Si vous souhaitez davantage comprendre votre colère, et prendre du recul sur bien des situations, pour réellement moins vous énerver au quotidien, Charlotte Ducharme sort son deuxième livre “Des casseroles, des parents, et des étoiles” le 21 septembre 2022 aux éditions Marabout, une pépite à ne pas manquer ! Tout un chapitre est justement réservé sur la prise de recul de notre propre  et comment l’apaiser. Si vous ne l’avez pas encore pré-commandé, allez-y foncez !

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