Journal de gratitude, comment ce rituel a changé ma vie

Oui, oui. On nous en rebat tellement les oreilles qu’on pourrait croire que le journal de gratitude est un outil de développement personnel comme les autres, un peu comme le lâcher-prise ou les bonnes résolutions, mais c’est tellement plus que ça ! Pour mon amie Caroline, tenir un carnet de gratitude a été une étape clé pour remonter une pente savonneuse, suite à un croche-patte dont le vie a le secret. Elle nous raconte.

Comment tenir un carnet de gratitude a changé ma vie

Lorsque j’ai commencé mon journal de gratitude, je sortais d’une rupture amoureuse suivie d’un accident avec une vilaine fracture à la cheville… 25 ans, à peine sortie de la fac, avec un nouveau job dans une nouvelle ville, je me retrouvais assignée à domicile, de retour chez mes parents. Et une longue rééducation en perspective pour retrouver un semblant de mobilité. Pas de quoi s’extasier 🙃.

À cette époque, j’ai eu la chance de rencontrer un ange gardien qui m’a mis entre les mains un joli carnet, en me proposant de passer quelques minutes par jour à noter les belles choses de la vie. Parfois, j’en écrivais une seule. Parfois plus. Et je me rendais compte que, de jour en jour, le paysage s’éclaircissait. Moi qui broyais du noir, je voyais de plus en plus de positif dans mon quotidien : le SMS d’un copain, le sourire de la boulangère, un rire d’enfant (peut-être pas à l’époque en fait 😉), le soutien discret de mes parents, un mot réconfortant du chirurgien… Et plus je cultivais cette reconnaissance, plus je ressentais un bonheur profond et serein. Je voyais le monde sous un nouveau jour : le confort, la chance d’être entourée, la beauté du monde, être en pleine santé (presque partout)… Et plus je retrouvais l’envie d’aller de l’avant, de prendre part, de me sentir utile, etc. 

C’est quoi un journal de gratitude ?

Tenir un carnet ou un journal de gratitude, c’est prendre quelques minutes, idéalement chaque jour, pour se poser et consigner par écrit, les pensées positives : les fiertés, les succès, les attentions, la nature, la beauté, etc. On  prend le temps de vraiment ressentir notre chance (nos blessing en anglais) avec sincérité. On ne cherche pas à nier le négatif, mais on choisit d’arrêter notre attention sur tout ce dont on peut se réjouir.

En termes d’objet, on peut choisir un joli carnet, mais un cahier tout simple pourra très bien faire l’affaire, tout en attirant moins les regards curieux des habitants de la maisonnée. 😉

D’ailleurs, CPMHK sort bientôt un carnet de gratitude spécial parents-enfants, si vous souhaitez être tenu informé de sa sortie, inscrivez-vous à la newsletter en bas de l’article !

OK, mais alors, quels sont les bienfaits de la gratitude ?

4 Conseils pour tenir un journal de gratitude

On a beau le savoir, on attend trop souvent d’avoir perdu les choses pour prendre conscience qu’elles étaient là et que nous y étions attachés. 

Pour ne pas rester face à une page blanche, on peut choisir quelques items dans la liste ci-dessous pour tenir notre journal de gratitude. On peut donc noter :

1. Les remerciements à… 🙏

L’idée ici, c’est de préciser nos mercis : “Merci à ma Maman d’avoir pris le temps de venir chercher les enfants”, “Merci à mon Chéri d’avoir débarrassé le lave-vaisselle !”, “Merci à moi-même d’avoir pris le temps de manger sur un banc au soleil !”… Plus on est précis, plus cela va raisonner pour nous (et pour l’autre si on verbalise). Voir aussi notre article sur la Communication non violente pour nourrir les relations.

2. Ce qui nous relie aux autres ✨

Comme les petits gestes, les attentions, les mots gentils… Par exemple, plutôt que de se concentrer sur la collègue aigrie et son commentaire désagréable, savourer le compliment, la gentillesse ou le petit geste sympa des 3 autres collègues qui ont croisé notre chemin. Repenser à notre Loulou qui a fait un gros effort pour faire ses lacets (sans grand succès, mais bon 😉) pour qu’on soit à l’heure à notre réunion. Ou penser au petit mot de notre chéri avant cette grande réunion sur laquelle on stressait tant… 

3. Les bonnes surprises de la journée

On peut regarder ce que l’on a et peut-être imaginer en quoi les choses changeraient si on ne l’avait plus. Pas pour se faire peur, seulement pour prendre conscience : un ordinateur (et tous les gens qui ont participé aux inventions pour lire cet article 🙃), du chauffage, de l’eau chaude, un toit sur la tête, le sourire de notre enfant, etc. Et ce n’est pas tout de le dire, prenons le temps de ressentir profondément cette joie à l’intérieur.

4. Mais aussi… 

Nos fiertés par rapport à nos réussites ou celle de nos proches (les enfants par exemple). 

Nos contributions : en quoi on a participé et on s’est senti utiles.

Bien sûr, il n’y a pas de limites, dites-nous dans les commentaires les exemples de gratitude qui vous portent.

(Psssst : Charlotte Ducharme vient de sortir le carnet de gratitude pour nos enfants, aux éditions Hachette : THE “HAPPY KIDS JOURNAL” ! Ce journal fourmille d’idées et d’espaces d’expression pour garder un esprit positif, ouvert aux autres, construire une belle confiance en soi et muscler son sens du bonheur ! 5 minutes par jour suffisent 🥳 À découvrir ici >> )

Laisser une place pour la gratitude dans notre agenda

On a tous en tête qu’il est nécessaire que ce changement de regard prennent une place dans notre emploi du temps. C’est sûr qu’écrire permet d’ancrer nos prises de conscience, de les matérialiser en quelque sorte. Et cela nous donne une force toute particulière, notamment dans les jours de doute. 

Pour autant, inutile de faire de la gratitude un nouveau devoir, ou un énième élément de charge mentale. Pas de pression ! Mais nous ressentirons vite les bienfaits de ses petites bulles de bonheurs. Et nul doute qu’on se surprendra de plus en plus à noter les moments plein de joie, de bonheur simple au cours de la journée !

La gratitude, des bienfaits à consommer sans modération

De nombreuses études ont été menées autour de la psychologie positive et en particulier sur la gratitude. Selon l’étude de 2003 d’Emmons & Mc Cullough, les personnes qui prennent l’habitude de tenir un journal de gratitude sont en meilleure forme physique, plus optimistes, plus vigilantes, plus enthousiastes et plus déterminées que les autres. De plus, ce rituel quotidien permettrait de changer d’état d’esprit et de développer l’altruisme. Voir aussi l’article de Charlotte “la gratitude a changé ma vie”.

Augmenter le bien-être et stimuler les défenses immunitaires

Ainsi, ressentir la gratitude permet de fabriquer de l’ocytocine, l’hormone du bien-être ainsi qu’un anticorps (l’immunoglobuline A) en première ligne dans la défense contre les virus. 

Reprogrammer notre cerveau à voir le bon côté des choses

Dans la vie et dans la nature, notre cerveau est programmé pour percevoir ce qui ne va pas, ce qui risque de nous mettre en danger, ce dont il faut se méfier. Mais si on passait notre énergie à voir la vie du bon côté ? C’est ce qu’on appelle aussi contrer le biais de négativité, qui concentre notre attention sur ce qui ne va pas. En se focalisant sur le positif, l’agacement et les reproches envers notre entourage sont rapidement balayés ! Et au fil du temps (assez vite d’ailleurs) les connexions neuronales qui n’existaient pas se créent et nous percevons beaucoup plus rapidement les cadeaux de la vie.  

L’idée n’est pas de se résigner et de tout accepter, mais simplement de vraiment regarder les petits (et grands) bonheurs de la vie et de s’en nourrir, sans attendre de s’en voir privé. 

Améliorer nos relations sociales

Quand j’ai pris l’habitude de consigner les bonnes choses de la vie, je me suis vite rendu compte que mon rapport aux autres changeait. Je me rendais compte que ce qui pouvait m’agacer n’est qu’une petite part de la relation. Plutôt que de ruminer tout ce que j’aurai pu attendre de l’autre, je voyais ce qu’il m’avait offert. Cela a eu vite fait d’apaiser les tensions. Plus encore, j’avais envie de participer, de soutenir, d’être là, parce que je me rendais compte qu’un SMS qui pouvait paraître anodin avait fait ma journée…  

Se remonter le moral en cas de coup dur

Un moment de déprime ? Une baisse de moral ? Une journée de doute ? C’est fou comme prendre le temps de relire notre petit carnet dans les coups de mou peut nous mettre du baume au cœur. C’est si bon de se replonger dans ces petites images ensoleillées, ces instants de félicité, ces moments de bonheur et de reliance… Cela permet de pousser les nuages et de ramener un rayon de soleil sur notre cœur.

Et si la gratitude n’est pas forcément facile à mettre en place, n’hésitez pas à rejoindre le Cool Boost des cool parents (parents bienveillants), des mini coaching qui changent chaque mois autour de la parentalité bienveillante et du développement personnel. Et surtout une super communauté pour se soutenir et plein de petits exercices proposés par Charlotte pour vraiment créer les changements au quotidien.

A lire aussi :

Bien-être : « la pratique de la gratitude a changé ma vie » les Echos du 12 juin 2020

Commentaires

Commentaires

1 réponse
  1. claire Alcalay
    claire Alcalay dit :

    C’est tellement vrai! Et parfois on se laisse dépasser par notre quotidien et on en oublie de petites actions si simples et pourtant si puissantes! Merci! 🙂

    Répondre

Laisser un commentaire

Participez-vous à la discussion?
N'hésitez pas à contribuer!

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.