avoir-un-deuxieme-enfant-CPMHK-1030x569Avoir un deuxième enfant, c’est s’exposer à la jalousie de l’aîné vis-à-vis du bébé. Mais cela n’est pas une fatalité, elle dépend bien sûr du caractère de l’enfant, mais aussi de notre comportement. Suite à l’article précédent,  voici la liste des comportements à éviter à l’arrivée du deuxième enfant.

Evitons que le futur petit frère lui « pourrisse » la vie avant même qu’il soit né

Avant d’avoir un deuxième enfant, une amie m’avait prêté un livre expliquant la grossesse et la naissance du futur petit frère à la grande sœur. J’ai été littéralement scotchée par ce bouquin qui racontait que Maman était très fatiguée à cause du bébé, qu’elle ne pouvait plus venir jouer au parc à cause du bébé, qu’il ne fallait pas crier près du ventre, etc. Bref, l’histoire de « Comment ton futur petit frère te pourrit déjà la vie alors qu’il n’est même pas encore né ». Il parait qu’il y a des enfants qui donnent même des coups dans le ventre de leur maman… Ce comportement ne pourrait-il pas être évité si nous avions fait attention à ce que la grossesse ne soit pas synonyme de contrainte et d’interdiction pour l’aînée ? Par exemple, en essayant de trouver des alternatives pour expliquer les choses, sans les mettre en lien avec le futur bébé « Tu es devenu lourd, je ne peux plus te porter, demande plutôt à papa qui est plus fort »

Malgré cela, il n’est pas facile pour  Minimôme, d’entendre pendant 6 mois toutes les personnes qui l’entourent ne parler que du bébé « alors, t’es content tu vas avoir un petite frère ? Faudra être avec gentil avec lui» : cela peut être un brin agaçant, voir stressant. Surtout si nous lui rabâchons sans cesse qu’il faudra être gentil, sage, ne pas faire ceci, se comporter comme cela, comment peut-il se réjouir de l’arrivée du numéro 2 ? Présentons lui cette arrivée de façon positive, afin de l’aider à accueillir ce bébé dans la joie et la bonne humeur : « Tu vas être sœur, c’est super ! Tu voudras faire quoi avec ton frère quand il naîtra ? Tu voudras lui donner le biberon ? Et quand il sera plus grand, tu voudras jouer au ballon avec lui ?».

Evitons ensuite que son arrivé ne soit que source de contraintes

Une fois le deuxième enfant arrivé, c’est la même chose. Comment aimer un enfant qui s’accapare vos jouets, devient le centre de l’attention de Papa et Maman et casse toutes vos petites habitudes en famille ? Globalement, cela détendra bien l’atmosphère que nous ne nous empêchions pas de poursuivre nos sorties en famille, à cause du petit frère (voir l’article « Bébé est arrivé : comment ne pas déprimer et en profiter ! »).

Mais c’est aussi une question de communication, en évitant de dire que l’on ne peut pas faire ça ou ça à cause du deuxième enfant. Par exemple, à la question « Maman, tu viens jouer au Loto avec moi ? », le simple fait de répondre « Non je donne le biberon à ton frère » peut agacer le grand. Lui répondre « Oui, prépare le loto et j’arrive » évitera de faire grandir ce sentiment de jalousie qu’il peut déjà ressentir.


 

Ne lui demandons pas de tout partager tout de suite

On pourrait se dire qu’il faut qu’il sache qu’il n’est pas le roi, et qu’il doit partager. Mais non seulement il partage sa poussette ou sa chambre, mais aussi sa vie, sa maison et ses parents avec ce nouveau petit être. Et c’est déjà beaucoup ! Pourquoi ne lui laisserions pas le temps d’apprendre petit à petit à partager ses jouets. En attendant, le bébé peut montrer l’exemple en prêtant à son aîné tous ses nouveaux jouets. Profitons-en tant qu’il ne sait pas dire non 😉

Concernant les choses qu’il va forcément devoir partager avec le « petit », comme la chambre et la poussette, la façon de présenter la chose est essentielle. Ne trouvez-vous pas qu’il y a une différence entre dire « Le bébé dormira dans ta chambre, il ne faudra pas faire de bruit » et « On va préparer le lit du bébé ensemble et c’est toi qui va choisir où on le met dans la chambre » ?  L’impliquer dans la décision, en lui laissant le « choix » peut être une bonne solution.

Ce serait tellement dommage de le gronder à cause de son petit frère

Le meilleur moyen pour créer de la jalousie c’est de gronder l’aîné à cause du bébé, et c’est encore pire quand il n’y a pas de mauvaise intention de la part du grand. Par exemple, le gronder parce qu’il lui fait un câlin trop fort. Le freiner dans ses gestes d’affection, quel dommage ! Mieux vaut lui expliquer, l’inviter à regarder comment réagit son petit frère « regarde son visage, il est content là tu crois ?». Encore aujourd’hui, je prends sur moi pour ne pas ordonner à ma fille d’arrêter de taper son petit frère pour jouer, et je lui demande plutôt « Tu ne crois pas que tu lui fais mal, là ? » et trois fois sur 4, elle me répond « Non, regarde, y rigole! », et elle a raison… Même si cela arrive, bien sûr, qu’elle le sert un peu trop fort et qu’elle lui fasse mal : « Regarde comme il pleure, il a eu mal, il faut que tu lui dises pardon». Cela se termine en général par un « pardon bébé pardon » et un autre câlin … moins fort.

L’impliquer dans les actions avec le deuxième enfant

Même si le nouveau Babymôme est facile, cela prend du temps de s’occuper de lui, temps que l’on ne passe plus à s’occuper du grand. Un bon moyen d’éviter cela, c’est d’impliquer l’aîné. En lui proposant (s’il le souhaite) de nous aider, d’aller chercher le bavoir, de tenir le biberon, de mettre de l’eau sur les cotons, etc., Cela nous permet d’occuper l’aîné en même temps que l’on s’occupe du bébé, et en plus de donner de l’importance à l’aîné. Il a l’impression de faire partie de l’équipe !

Ce n’est pas drôle d’être grand

Je me souviens de quelques phrases que nous disions pensant bien faire : « Toi, tu es grande, donc tu peux manger toute seule », « Toi, tu n’es pas un bébé, donc tu ne pleures pas » ou « Toi, tu es grande, donc tu n’as plus de biberon » ou encore « Lui, c’est un bébé, donc il pleure, c’est normal ». Même si la plupart des enfants ont envie d’être grands, si on leur explique qu’être un bébé apporte des privilèges, ils vont tout faire tout pour qu’on les considère aussi comme des bébés. Et en autre, pleurer. Donc pour minimiser cela, c’est déjà bien d’éviter de dire « parce que c’est un bébé », et de privilégier plutôt « il pleure parce qu’il a faim. Et quand les bébés ont faim, ils ont mal au ventre. Toi tu as mal au ventre ? ». Et temps en temps bien sûr l’aîné veut se faire chouchouter comme le petit, alors quand on voit « qu’il fait le bébé », pourquoi ne pas lui proposer de jouer au « bébé » pour de faux ? C’est drôle de jouer au bébé, il sera content, et quand le jeu sera fini, il ne sera plus un bébé !

Même si la jalousie est bien sûr liée au caractère de l’enfant, et que c’est plus difficile d’avoir un deuxième enfant avec un aîné qui a besoin de beaucoup d’attention, tous ces petits gestes peuvent améliorer grandement les choses ! Mais après cette arrivée du deuxième, comment faire pour que la bonne entente s’installe et perdure ? Comment éviter au max les disputes, les motiver à partager et zapper les jalousies intempestives ? Je vous dis tout dans le Pack Frères/Sœurs, un dossier complet (et gratuit) truffé de pistes et des clefs pour qu’ils s’entendent mieux au jour le jour. Inscrivez-vous ci-dessous pour le recevoir gratuitement dans votre boite, en indiquant simplement votre mail !

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