Communication positive

Parler sans donner des ordres, savoir écouter vraiment : il faut le dire la communication positive est un vrai challenge au quotidien mais un vrai « plus » dans les relations.

Vous avez peut-être l’impression que votre enfant n’en fait qu’à sa tête, qu’il n’écoute rien. Vous lui dites blanc, il dit noir, vous lui dîtes à droite, il va à gauche, vous lui demandez de se laver les dents, c’est un NON franc et déterminé, idem pour mettre le manteau, partir du parc ou s’attacher dans la voiture. Être dans la communication positive n’est pas si simple. Alors comment inverser la tendance ?. Comment retourner les NON en OUI (ou même OK ou D’ACCORD, on prend tout tant que c’est positif !) et comment renouer le dialogue quand tout semble nous opposer.

Je laisse la parole à Clémentine, maman de Romain 4 ans et Vincent 20 mois :

« Allô, allô, ici la Terre, vous me recevez, ça grésille sur la ligne »

À la maison, entre les deux garçons comme entre les parents et les enfants (et même entre adultes ), il y a des moments où ça coince. Même avec toute la bonne volonté du monde, communiquer n’est pas si facile. Tout serait plus simple si nous savions lire dans les esprits des autres (quoi que nous aurions peut-être des surprises). Mais malheureusement pour nous, humains, ce n’est pas le cas. Il est donc nécessaire de trouver des moyens pour apprendre à communiquer (parler et écouter) dans le respect de chacun. C’est là tout l’enjeu de la communication positive : communiquer avec bienveillance.

Je vais vous prendre une image que je trouve parlante : imaginez que tous les encouragements, les félicitations et les phrases positives créent un fil entre vous et l’autre personne et qu’à l’inverse, pour toutes critiques négatives un fil est coupé. Vous aurez vite compris que la communication positive est créatrice de liens solides. Et vous pouvez aussi imaginer que même si le dialogue semble rompu, chaque lien le renoue un peu donc il n’est jamais trop tard pour rétablir cette communication.

Voici 8 clés pour établir une communication positive avec notre enfant  

  • Dire ce qu’il faut faire plutôt que ce qu’il ne faut pas faire

« Fais pas ci », « Fais pas ça », « Ne touche pas à cela », « Ne cours pas », « Ne crie pas », « Arrête de pleurer pour ça, ce n’est pas si grave »… La liste est sans fin. Les phrases négatives font partie de notre quotidien. Nous les employons pour tout et en toutes circonstances. Pourtant, ce que vous ne savez peut-être pas (pour ma part, je l’ai appris tardivement) c’est qu’un petit enfant ne saisit pas bien la négation. Autrement dit quand nous lui disons : « Ne vas pas sur la route » (et ce même avec toute la bienveillance possible), ce que l’on attend de lui paraît beaucoup moins claire, que si nous lui disions « Marche du côté du mur ». Vous avez compris la logique, c’est plus simple de s’exécuter quand on nous dit ce qu’il faut faire plutôt que ce qu’il ne faut pas faire !

C’est un peu comme si on nous disait « Ne pensez pas à votre dessert préféré » ; il y a de grandes chances pour que nous y pensions. Pour nos enfants, c’est pareil. Utiliser des phrases positives permet d’orienter la pensée vers ce que nous souhaitons. Par exemple, au lieu de dire « Ne renverse pas ton verre d’eau dans ton assiette » (c’est du vécu), nous pouvons dire « Le verre doit bien rester droit sur la table, et l’eau elle va où ? Glou, glou, glou dans la bouche ». 

  • Éviter les négations et les critiques (ou plutôt favoriser les tournures positives et les encouragements ! )

Nous pouvons aussi remplacer les « Regarde, tu vois bien que cette pièce de puzzle ne va pas là » par « Tu y étais presque, en t’entraînant un peu tu vas y arriver, si tu la tournes peut être va-elle s’emboîter » : son esprit est alors davantage focalisé sur sa potentielle réussite que sur son échec.

Utiliser les tournures de phrases positives est la base de la communication positive. Elle permet à l’enfant (mais c’est aussi valable pour nous adultes, même en milieu professionnel !) une meilleure compréhension de ce que l’autre a besoin ou désire. 

  • Se mettre à sa hauteur

Nous l’oublions parfois mais la communication n’est pas que verbale. Notre positionnement par rapport à notre interlocuteur ou encore notre gestuelle ont des impacts forts sur l’accompagnement de nos paroles. Quand nous souhaitons transmettre un message, notre corps tout entier doit être ouvert à la discussion. Se mettre à la hauteur de notre enfant pour capter son regard (et donc son attention) est une technique pour communiquer efficacement. De plus, parler en restant debout renforce la sensation de dominance. Notre enfant peut se sentir mal à l’aise ou comme rabaissé. En nous mettant à sa hauteur, nous parlons d’égal à égal. Pour mettre notre corps encore plus en action, nous pouvons surjouer aussi un peu : partie de rire garantie et communication renforcée !cool coaching

  • Attirer son attention par le contact physique

Pour que le lien se tisse, rien de mieux qu’un contact physique. Même léger (main sur l’épaule, main dans la main…), il assure une présence, une attention. Ce qui rompt en revanche la communication sont tous les éléments qui se mettent entre nous et nos enfants (ou les autres). Et là, évidemment on pense… à nos écrans bien sûr. L’autre jour, je voyais un papa dire à son fils « ne mets pas les doigts sur la porte de l’ascenseur », tout en regardant son téléphone portable. Aucune chance pour que l’enfant écoute ! Le lien n’est pas mis en place. L’enfant sent bien que son parent n’est pas impliqué, il pense que finalement ce ne doit pas être si important et n’y prête pas attention.

  • Ecouter sans juger

Petite question : qu’est ce qui fait que votre meilleure amie (ou meilleur copain) soit votre confident privilégié ? N’est-ce pas parce qu’il ou elle peut tout entendre, qu’aucun sujet n’est tabou et que tout peut être dit sans jugement ? Je pense qu’avec notre enfant c’est un peu pareil. Même si nous n’avons pas pour vocation d’être leur ami, nous pouvons offrir un lieu où l’on peut parler de tout, où l’on dit la vérité et où tous les avis sont les bienvenus. Parler « vrai » permet indéniablement de renforcer les liens.

  • Exprimons nos émotions

Et toujours pour qu’une amitié fonctionne il faut que chacun puisse parler de soi (si le discours est à sens unique, la discussion est un peu réduite). Donc avec nos enfants, sachons leur dire ce que nous ressentons, nos émotions positives comme négatives. N’hésitons pas à leur raconter nos journées, ce que nous faisons… Vous serez surpris des questions qu’ils peuvent ensuite poser, de ce qu’ils retiennent et comprennent. En leur parlant de nous, nous leur offrons la possibilité d’apprendre à écouter mais aussi de savoir qu’ils peuvent parler d’eux. Ainsi nous développons leur sens de l’empathie et leur intelligence émotionnelle.

  • Ne nions pas ses peurs ou ses souffrances

Avec les plus jeunes qui ne parlent pas et avec lesquels la communication peut nous paraître moins aisée, ne nous limitons pas en paroles. Pour les rassurer et qu’ils se sentent en confiance, nous pouvons leur expliquer, décrire ce qui se passe. Anticiper, prévenir et répéter aident vraiment les enfants à se construire dans un cadre serein. Par exemple, lors d’un RDV chez le médecin pour un vaccin, si nous utilisons la communication positive, évitons peut être de dire : « ne t’inquiète pas ça ne fera pas mal (alors que nous savons qu’il aura un peu mal) ». Peut-être pouvons-nous expliquer : « Nous allons chez le docteur, il doit te faire une piqûre sur ta jambe pour te protéger de certaines maladies. Tu ressentiras un petit « PIC » mais je resterai avec toi et ça ne durera pas longtemps », «Maman, j’ai peur » « C’est normal d’avoir peur, on prend ton doudou pour y aller ? ». Nous ne mentons pas, nous décrivons et l’enfant sait qu’il peut compter sur nous, il ne sera pas surpris.

  • Être honnête

Les enfants ont parfois des questions qui nous laissent sans voix, des questions qui nous gênent, des questions auxquelles nous n’avons pas de réponse. Dans ces cas, tentons d’être le plus honnête possible. Lorsque nous n’avons pas la réponse, avouons nos limites et cherchons la réponse ensemble. Notre enfant sera forcément content de nous apprendre des choses! Evitons aussi de mentir, plus nous serons vrais avec nos enfants, plus nous avons de chance qu’ils nous fassent confiance en retour. 

Alors oui, utiliser la communication positive demande un peu d’entrainement pour tourner ses phrases différemment, pour mettre notre corps en action, mais nous n’en sortirons que gagnants. D’autant plus que notre enfant, apprenant par mimétisme, a toutes les chances de reproduire notre manière de faire et donc de passer plus facilement les périodes d’opposition.

Et comme nous savons que le temps passe vite, nous pouvons tenter d’instaurer des moments propices au dialogue, soit en famille, soit individuellement avec chaque enfant. À vous de trouver les moments où vous êtes le plus disponible pour créer le dialogue ! 

N’oubliez pas qu’il n’y a jamais trop de sentiments positifs et que l’on ne se dit jamais trop « je t’aime », nous pouvons en abuser sans modération.

Et si vous voulez d’autres astuces pour adopter une attitude encore plus positive à la maison et au quotidien, rendez-vous dans le pack « éducation positive » il suffit de mettre votre mail ci-dessous pour le recevoir 

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