Enfant agité : comment l’aider à se canaliser

enfant agité

“Tornade”, “bulldozer”, “ouragan”… Au secours ! Mon enfant est surexcité ! Il bouge, il saute, il crie sans arrêt… Bref, “on est tranquille que quand il dort !”. Si ça vous dit quelque chose, bienvenue dans le monde merveilleux des parents ! Parce qu’un enfant agité, ça vient titiller plusieurs cordes en nous : c’est tantôt fatigant, épuisant, énervant… et pire, ça nous donne parfois l’impression d’être un mauvais parent aux yeux de certains, parce que notre enfant est vu comme “insupportable” ou “ingérable”. À l’inverse, on lui envie parfois cette spontanéité, cette joie de vivre et cette légèreté que nous, adultes, avons (trop) souvent perdue ! 

Alors, comment aider notre tornade à canaliser son énergie sans l’éteindre ? Mon amie Caroline, maman de 4 cyclones en puissance (aujourd’hui 23, 17, 10 et 7 ans), nous propose de bien comprendre pour bien accompagner notre enfant…

Au programme :

 


C’est quoi un enfant agité ?

On parle d’agitation motrice lorsqu’un enfant ne tient pas en place, bouge en tous sens, gigote sur sa chaise, saute, court… Certes, cela peut être épuisant pour l’entourage ! Pour autant, un enfant a besoin de bouger et de s’exprimer donc essayons de ne pas trop limiter ses mouvements (ce qui ne signifie pas tout accepter, on est d’accord !).

Pour autant, cela ne veut pas dire qu’on est obligé de transformer la maison en salle de gym ou d’accepter un concert de batterie au petit matin (oui, c’est comme ça qu’a commencé ma journée ). Alors, comment trouver un juste milieu entre leurs besoins et les nôtres et apprendre à notre enfant à canaliser son énergie ?

NB : on ne parle pas ici de troubles de l’hyperactivité (TDAH) médicalement diagnostiqué…

REDIFFUSION EXCEPTIONNELLE 🎁

Le dimanche 4 et le lundi 5 décembre uniquement !

Chercher les causes de l’agitation

Bien sûr, il ne s’agit pas de considérer que l’agitation est systématiquement un signe de problème ou une manière d’attirer l’attention. On peut chercher à comprendre si cela tient à une question de fond (alimentation, sommeil) ou s’il y a un changement dans son comportement. Essayons de faire le point sur ce qui peut se passer pour lui.

  • Peut-être que quelque chose le dérange, qu’il ressent une angoisse ou une anxiété, suite à sa journée d’école, ou par rapport à un changement dans son environnement ?
  • Il se peut aussi qu’il ait du mal à trouver sa place, et que cette agitation soit en fait un moyen d’attirer notre attention (efficace, même si ce qu’il obtient n’est pas forcément ce qu’on pense le plus positif) ; 
  • Parfois, l’enfant peut montrer des moments de turbulences lorsqu’il est trop fatigué ou qu’il manque de sommeil par exemple. 

Bref, avant de paniquer et de le faire diagnostiquer pour hyperactivité, mieux vaut prendre le temps de comprendre les causes, et de voir ce que nous pouvons modifier dans nos rituels et habitudes.

Proposer un cadre pour canaliser l’énergie

Plutôt que de leur demander de se tenir tranquille à tous les moments de la journée, essayons de leur apprendre les codes, ce qui peut se faire ou pas selon les endroits. Par exemple, c’est OK de crier quand on est au parc, mais pas dans la cage d’escalier. Ou encore, on peut organiser un parcours dans leur chambre, mais le salon reste une zone de calme collectif. Ou encore, c’est OK de crier dans le jardin de Grand-Mère, mais pas chez ta tante quand son bébé dort. À vous de voir où vous placez vos limites bien sûr. 


D’ailleurs, si vous cherchez d’autres astuces pour mieux communiquer avec votre enfant (sans vous répéter ni trop crier, ce qui est loin d’être évident ), nous vous avons préparé le
PACK « OUI PAPA OUI MAMAN » : toutes les clés pour les faire coopérer (sans crier) ! Pour le recevoir gratuitement, laissez-nous votre adresse ci-dessous. Au programme : des conseils, des idées et des pistes faciles à mettre en place pour réellement changer les choses à la maison.  

Stimuler le corps pour développer l’esprit

Le développement de l’enfant passe aussi par le corps.

Et oui, nos enfants ont besoin de leur corps pour développer toutes les dimensions de leur être. La motricité contribue au développement de leur intelligence physique, psychologique, émotionnelle et affective. D’où l’importance de la motricité libre lorsqu’ils sont petits. 

Donc, pour pouvoir développer leur cerveau en pleine construction, il est essentiel qu’il puisse bouger, expérimenter, vivre, et agir sur l’environnement.

Passer du temps à l’extérieur

Dans notre course folle du quotidien, entre voiture – école – cantine – garderie et retour à la maison, les enfants n’ont pas forcément de temps de dépenses d’activité physique. Or, il est recommandé qu’un enfant passe entre une ou deux heures en extérieur chaque jour. C’est si bon pour pouvoir se défouler, respirer la lumière du jour, se charger en vitamine D, etc. Pour eux comme pour nous en fait.

Chez nous, quand une journée de pluie nous bloque à domicile, il m’arrive souvent de finir par attraper les bottes et k-way, et d’emmener tout le monde dans une chasse à l’escargot, un concours de saut dans les flaques, un ramassage de pâquerettes, ou une course de saut à pieds joints. Et si nous avons atteint la forêt, nous pouvons même essayer d’effrayer les chasseurs en chantant à tue-tête ou faire un concours de cris. La difficulté étant de ramener tout le monde au calme avant de retourner à la voiture .

Sommeil et alimentation : des alliés pour éviter l’agitation

C’est curieux de se dire que lorsqu’on est fatigué, on peut avoir du mal à se reposer. Et pourtant, un enfant qui n’a pas dormi suffisamment peut être vraiment grognon ou turbulent. Pour mon fils, le manque de sommeil le transforme en véritable cocotte-minute. Et malheureusement, nous n’arrivons pas toujours à faire redescendre la pression avant de le voir exploser, ce qui se termine souvent dans les cris et les larmes . Pour favoriser le sommeil, le rituel du coucher est un allié efficace. Pensons également à proscrire les écrans et leur lumière bleue dans l’heure qui précède le coucher pour favoriser la mise au repos du cerveau.

Autre élément important, l’alimentation. Parce que c’est peut-être enfoncer une porte ouverte, mais il se peut que trop de sucres avant de se coucher, ou trop de protéines, ou une alimentation trop lourde, etc. puissent être de véritables électrochocs pour nos enfants. Et c’est sans compter les colorants artificiels et conservateurs contenus dans de nombreux bonbons suspectés d’augmenter l’hyperactivité.

Bien sûr, il n’est pas toujours confortable d’avoir un enfant agité à nos côtés. On a peur du regard des autres, on voudrait qu’il soit sage comme une image… Pourtant, cette belle énergie dénote une joie de vivre et c’est un véritable cadeau pour grandir ! Essayons de les aider à conserver cette insouciance si précieuse. Et bien sûr, si cela ne nous paraît pas normal, mais “pathologique”, n’hésitons pas à demander de l’aide à travers des médecines alternatives comme la microkiné, la sophrologie, les réflexes archaïques, ou parlons-en à notre pédiatre.

Déposer / Voir les commentaires

Nos actualités

ACCOMPAGNEMENT SOMMEIL :

“Les clés vers des couchers et des nuits sereines” Rediffusion exceptionnelle dimanche 4 et lundi 5 décembre > Je réserve ma place

NOS PROCHAINS COACHINGS :

“Osez vivre pleinement sa vie” (Développement personnel) Du 15 mars au 26 avril 2023 > Découvrir

“1001 astuces pour aider son enfant à coopérer” (Parentalité / Développement personnel) Du 19 avril au 31 mai 2023 > Découvrir

Commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Accueil L'appli' Le blog