Enfant agité : comment l’aider à se canaliser

enfant agité

“Tornade”, “bulldozer”, “ouragan”… Au secours ! Mon enfant est surexcité ! Il bouge, il saute, il crie sans arrêt… Bref, “on est tranquille que quand il dort !”. Si ça vous dit quelque chose, bienvenue dans le monde merveilleux des parents ! Parce qu’un enfant agité, ça vient titiller plusieurs cordes en nous : c’est tantôt fatigant, épuisant, énervant… et pire, ça nous donne parfois l’impression d’être un mauvais parent aux yeux de certains, parce que notre enfant est vu comme “insupportable” ou “ingérable”. À l’inverse, on lui envie parfois cette spontanéité, cette joie de vivre et cette légèreté que nous, adultes, avons (trop) souvent perdue ! 

Alors, comment aider notre tornade à canaliser son énergie sans l’éteindre ? Mon amie Caroline, maman de 4 cyclones en puissance (aujourd’hui 23, 17, 10 et 7 ans), nous propose de bien comprendre pour bien accompagner notre enfant…

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C’est quoi un enfant agité ?

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OK, nous avons parfois l’impression que notre enfant est une pile électrique, qu’il bouge beaucoup, qu’il parle trop fort, qu’il ne se pose jamais, qu’il n’écoute rien… Bref, que son comportement pose problème par moment. Mais en fait, est-ce que ce n’est pas ça être un enfant ?

Certains considèrent qu’à partir de la maternelle, un enfant est censé “mieux maîtriser ses mouvements”. Bien sûr, les petits évoluent, mais gardons en tête que les plages d’attention sont de 20 minutes maximum. 

Quand on regarde la journée d’un enfant en maternelle, ou à l’école primaire, ils sont censés se tenir tranquilles dans le rang, en classe, à la cantine… Ils sont également priés de rester calmes une fois rentrés à la maison ! Alors, quel est le bon endroit pour les autoriser à être ce qu’ils ont besoin d’être ? Où sont-ils censés laisser s’échapper leur énergie ?

Bien sûr, cela ne veut pas dire qu’on est obligé de transformer la maison en salle de gym ou d’accepter un concert de batterie au petit matin (oui, c’est comme ça qu’a commencé ma journée ). On peut leur expliquer quand l’agitation n’est pas la bienvenue, à quel moment, où et dans quelle circonstance ils peuvent laisser libre-court à leur énergie, mais pensons de leur laisser la place pour rester des enfants.

#1 / Bien observer un enfant agité pour comprendre ses besoins

Lorsque l’on a le sentiment que notre enfant est “hyperactif” (au sens de parent, pas au sens médical ), il est important de chercher à comprendre pourquoi notre enfant est agité. Pour certains, impossible de se poser une minute, ce sont de vraies piles électriques sans aucun temps de pause, en mode lapin Duracell (enfin, pour les parents qui ont mon âge ).

Pour d’autres, ce sont des moments qui sont particulièrement difficiles comme le retour à la maison ou le coucher. Essayons de faire le point sur ce qui peut se passer pour lui.

  • Peut-être que quelque chose le dérange, qu’il ressent une angoisse ou une anxiété, suite à sa journée d’école, ou par rapport à un changement dans son environnement ?
  • Il se peut aussi qu’il ait du mal à trouver sa place, et que cette agitation soit en fait un moyen d’attirer notre attention (efficace, même si ce qu’il obtient n’est pas forcément ce qu’on pense le plus positif) ; 
  • Parfois, l’enfant peut montrer des moments de turbulences lorsqu’il est trop fatigué ou qu’il manque de sommeil par exemple. 

Bref, avant de paniquer et de le faire diagnostiquer pour hyperactivité, mieux vaut prendre le temps de comprendre les causes, et de voir ce que nous pouvons modifier dans nos rituels et habitudes.

#2 / Montrer l’exemple et accueillir ses émotions

Parfois, c’est simplement nous qui ne sommes pas prêts et disponibles à accepter l’agitation de notre enfant. Il agit comme à son habitude, mais nous sommes simplement trop fatigués ou trop stressés pour le prendre avec détachement. Plutôt que de lui sauter à la gorge, essayons de leur expliquer avec douceur et bienveillance “Écoute Loulou. Je sais que tu as envie de jouer, mais je suis très fatiguée et préoccupée par mon travail. Laisse-moi juste le temps de prendre un bain pour me détendre et ensuite je te propose qu’on joue ensemble. Ça te va ?” On a plus de chance qu’il ait envie de coopérer et de nous laisser ce moment dont nous avons besoin. Et c’est tellement plus constructif que de lui lancer “Tais-toi. Tu es agaçant ! Tu ne te poses jamais. J’en ai vraiment marre.” 

Et c’est tout bénef’. Non seulement les  enfants apprennent par l’exemple, donc il pourra apprendre à écouter ses besoins et à s’exprimer en mode communication non-violente, mais en plus, c’est bon pour notre estime de nous-mêmes et pour sa confiance en lui…
D’ailleurs, si vous cherchez d’autres astuces pour mieux communiquer avec votre enfant (sans vous répéter ni trop crier, ce qui est loin d’être évident ), nous vous avons préparé le PACK « OUI PAPA OUI MAMAN » : toutes les clés pour les faire coopérer (sans crier) ! Pour le recevoir gratuitement, laissez-nous votre adresse ci-dessous. Au programme : des conseils, des idées et des pistes faciles à mettre en place pour réellement changer les choses à la maison.  

#3 / Proposer un cadre pour canaliser l’énergie

Plutôt que de leur demander de se tenir calme et tranquille à tous les moments de la journée, essayons de leur apprendre les codes, ce qui peut se faire ou pas selon les endroits. Par exemple, c’est OK de crier quand on est au parc, mais pas dans la cage d’escalier. Ou encore, on peut organiser un parcours dans leur chambre, mais le salon reste une zone de calme collectif. Par exemple, c’est OK de crier chez Grand-Mère, mais pas chez ta tante quand son bébé dort. À vous de voir où vous placez vos limites bien sûr. 

#4 / Stimuler le corps pour développer l’esprit

Le développement de l’enfant passe aussi par le corps.

Et oui, nos enfants ont besoin de leur corps pour développer toutes les dimensions de leur être. La motricité contribue au développement de leur intelligence physique, psychologique, émotionnelle et affective. D’où l’importance de la motricité libre lorsqu’ils sont petits. 

Donc, pour pouvoir développer leur cerveau en pleine construction, il est essentiel qu’il puisse bouger, expérimenter, vivre, et agir sur l’environnement.

#5 / Passer du temps à l’extérieur

Dans notre course folle du quotidien, entre voiture – école – cantine – garderie et retour à la maison, les enfants n’ont pas forcément de temps de dépenses d’activité physique. Or, il est recommandé qu’un enfant passe entre une ou deux heures en extérieur chaque jour. C’est si bon pour pouvoir se défouler, respirer la lumière du jour, se charger en vitamine D, etc. Pour eux comme pour nous en fait.

Chez nous, quand une journée de pluie nous bloque à domicile, il m’arrive souvent de finir par attraper les bottes et k-way, et d’emmener tout le monde dans une chasse à l’escargot, un concours de saut dans les flaques, un ramassage de pâquerettes, ou une course de saut à pieds joints. Et si nous avons atteint la forêt, nous pouvons même essayer d’effrayer les chasseurs en chantant à tue-tête ou faire un concours de cris. La difficulté étant de ramener tout le monde au calme avant de retourner à la voiture .

#6 / Sommeil et alimentation : des alliés pour éviter l’agitation

C’est curieux de se dire que lorsqu’on est fatigué, on peut avoir du mal à se reposer. Et pourtant, un enfant qui n’a pas dormi suffisamment peut être vraiment grognon ou turbulent. Pour mon fils, le manque de sommeil le transforme en véritable cocotte-minute. Et malheureusement, nous n’arrivons pas toujours à faire redescendre la pression avant de le voir exploser, ce qui se termine souvent dans les cris et les larmes . Pour favoriser le sommeil, le rituel du coucher est un allié efficace. Pensons également à proscrire les écrans et leur lumière bleue dans l’heure qui précède le coucher pour favoriser la mise au repos du cerveau.

Autre élément important, l’alimentation. Parce que c’est peut-être enfoncer une porte ouverte, mais il se peut que trop de sucres avant de se coucher, ou trop de protéines, ou une alimentation trop lourde, etc. puissent être de véritables électrochocs pour nos enfants. Et c’est sans compter les colorants artificiels et conservateurs contenus dans de nombreux bonbons suspectés d’augmenter l’hyperactivité.

Bien sûr, il n’est pas toujours confortable d’avoir un enfant agité à nos côtés. On a peur du regard des autres, on voudrait qu’il soit sage comme une image… Pourtant, cette belle énergie dénote une joie de vivre et c’est un véritable cadeau pour grandir ! Essayons de les aider à conserver cette insouciance si précieuse. Et bien sûr, si cela ne nous paraît pas normal, mais “pathologique”, n’hésitons pas à demander de l’aide à travers des médecines alternatives comme la microkiné, la sophrologie, les réflexes archaïques, ou parlons-en à notre pédiatre.

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