Règles à la maison

La vie de famille au quotidien… pas toujours simple. Il faut que tout le monde trouve sa place. Enfants comme adultes ont besoin de se sentir respecté et ce n’est pas un mince affaire… Encore plus en ces périodes de forte proximité.

Je laisse la parole à Clémentine, maman de Romain 4,5 ans et Vincent 2 ans.

Des règles, des règles, toujours des règles mais pour quoi faire au juste? J’ai posé la question à Romain : « Dis moi sais tu pourquoi nous avons des règles à la maison? – Réponse : « Bah parce que sinon personne n’écoute ». La réponse m’a un peu surprise sur le coup mais à y réfléchir c’est assez juste. Pourquoi mettre des règles si ce n’est pour éviter de rabâcher sans cesse les choses ? Et puis c’est toujours plus agréable de devoir respecter une règle connue et établie, que devoir « faire ce que l’on te demande parce que telle personne a décidé que ce serait comme cela aujourd’hui ». 

Mais alors comment faire pour instaurer les règles et surtout pour que les enfants y adhèrent :

Pourquoi définir les règles en famille?

Sans vouloir parler politique, une règle ne nous semble-t-elle pas moins arbitraire quand nous avons été consulté au préalable ou que nous avons pu donner notre avis sur la règle en question? Pour nos enfants c’est pareil. Plus nous les intégrons en amont dans la démarche, plus nous avons de chance pour qu’ils y adhèrent.

Par exemple, nous pouvons rendre la chose solennelle en organisant un conseil de famille. Nous pouvons leur envoyer une petite invitation avec l’ordre du jour du conseil, vous verrez ils se prendront au jeu et réfléchiront aux règles de la maison à mettre en place. Nous pouvons aussi profiter de ce moment pour faire un repas différent dans le salon histoire de marquer le coup. Le but de cela est de créer un moment d’échange agréable où tout le monde se sent écouté. Durant ce temps, nous pouvons noter toutes les propositions, n’en écarter aucune, même les plus loufoques. Ensuite à nous parents de faire des choix. Un vote en famille peut être organisé dans un second temps.

Avec des enfants plus jeunes qui ne parlent pas encore très bien, nous serons obligés d’imposer certaines règles. Nous n’en serons pas des tyrans pour autant. Il est toutefois possible de les intégrer dans les décisions en leur offrant un choix simple : « Mon coeur le matin il faut ranger ton pyjama tu préfères le mettre dans la caisse bleue sous ton lit ou sous ton oreiller? » L’enfant peut ainsi donner son avis mais notre objectif est atteint : le pyjama est rangé !

Limiter le nombre de règles.

Quand j’ai demandé à Romain s’il trouvait qu’il y avait beaucoup de règles à la maison il m’a répondu : « Mais oui, maman, il y en a trop » et devant ma tête interloquée il a commencé à me faire la liste. Je l’ai écouté et il semblait y en avoir beaucoup de son point de vue. Effectivement, des choses qui pour nous sont normales ( ex : ne pas courir dans l’appartement ) sont perçues par les enfants comme des contraintes.

Ainsi pour que le quotidien ne soit pas perçu comme une liste de contraintes et de règles, nous pouvons prioriser les choses que nous voulons voir changer et qui chaque jour nous agacent.

Nous pouvons mettre l’accent sur un thème la politesse, le rangement ou la propreté. Sinon nous pouvons choisir une règle par pièce de la maison. Par exemple : Chambre de papa et maman “ne pas sauter sur le lit” – Salle de bain “accrocher sa serviette”

Le but est d’insister sur ce qui nous semble essentiel. Sachez que tout peut évoluer. Quand nous voyons qu’une règle est devenue une habitude… c’est JACKPOT. Nous pouvons alors tenter d’instaurer autre chose.

Rendre les règles de la maison amusantes

Comme les enfants aiment surtout jouer, les règles auront davantage de chance d’être respectées si elles sont un peu ludiques. J’avoue ce n’est pas toujours simple. A la maison comme ils sont petits j’ai écrit les règles et j’ai demandé à Romain de les illustrer : un gros sens interdit rouge, un bonhomme qui mord, un autre qui tape et il a même ajouté de lui même un bonhomme qui tire les cheveux.

Associer à un interdit, une chose autorisée

Ce qui peut être motivant c’est d’associer à un interdit, une chose autorisée. En leur montrant ce qu’ils peuvent faire, nous leur donnons des idées et des alternatives. Ils ont moins l’impression de vivre dans un espace contraignant. Par exemple, dans la chambre de papa et maman : interdit de sauter sur le lit mais feu vert pour les câlins, les histoires, dormir…

Pour les grands définir les “exceptions”

Avec des enfants plus grands, nous pouvons instaurer un planning avec des variables. Imaginons que le soir le coucher est prévu à 20h30, le week-end il peut être autorisé à 21h30. Les enfants ont ainsi la sensation d’avoir une récompense une fois arrivés en fin de semaine, c’est motivant !

En résumé, n’ayons crainte de mettre des règles à la maison, pour aider à ce que les besoins de chacun soient respectées. Nos enfants vous aimeront toujours ;-). Rappelons nous les différentes étapes

  • Choisir les règles ensemble et si nous les imposons, prenons le temps d’expliquer le sens de la règle.
  • Prioriser les règles afin de mettre l’accent sur les choses que nous souhaitons voir changer
  • Chercher à rendre les règles ludiques pour que les enfants adhérent.

En mettant des règles nous permettons à notre enfant d’appréhender le principe de vie en collectivité. Les règles sont faites pour le bien de tous et pour que la vie ensemble se passe mieux. Cela permet également à l’enfant de grandir dans un cadre, c’est reposant que les règles ne changent pas tout le temps.

Et bien sûr, aucune règle n’est figée. Elle peut évoluer, se transformer ou être remise en question pour diverses raisons. Même si nous restons garants de ces règles le dialogue ne doit pas être rompu. Amusons-nous et n’oublions pas la règle numéro 1 : pas trop de règles à la fois 🙂

Et si vous voulez plein d’astuces concrètes pour inciter nos enfants à vous écouter sans avoir à répéter 100 fois les choses, inscrivez votre adresse pour recevoir gratuitement le PACK “OUI PAPA, OUI MAMAN” 

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Commentaires

Commentaires

6 réponses
  1. Emmanuelle
    Emmanuelle says:

    Cette phrase m’a fait tiquer : « Les enfants ont ainsi la sensation d’avoir une récompense une fois arrivés en fin de semaine, c’est motivant ! » ça ne vous paraît pas bizarre ?

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    • Aourell Brillet
      Aourell Brillet says:

      Bonjour Emmanuelle, merci de nous lire 😊, c’est un peu comme pour nous adultes, si on traine des pieds le matin en semaine pour se lever à 6h30, ça motive de se dire que si on se lève à l’heure on arrivera à mieux gérer l’organisation familiale et la semaine de travail, on aura la chance de dormir plus longtemps et sereinement le samedi matin 😴 si les enfants nous laissent dormir 😉 c’est un peu comme une récompense 🤩.

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  2. Rébecca
    Rébecca says:

    Bonjour Juliette,
    Dans ces cas-là j’essaye d’appliquer la « conséquence logique ». Pour mon grand de 6 ans, il sait que s’il ne vient pas à table avant qu’on ait fini, il devra se passer de repas. C’est radical, mais c’est logique : nous ne sommes pas un self-service, s’il ne veut pas respecter le rythme familial car il préfère continuer à jouer, il assume son choix et il attend le repas suivant. Concrètement c’est arrivé une fois pour un goûter (il est arrivé quand je venais de finir de ranger), il a fait une méga crise de déception mais j’ai tenu bon, et comme ça l’a marqué, maintenant il vient plus facilement (ou alors je lui rafraîchis la mémoire en lui rappelant gentiment l’épisode…). Pour un petit de 4 ans c’est peut-être un peu rude… Si le prévenir qu’il va devoir arrêter son jeu une minute avant l’heure de venir à table (en le sollicitant physiquement, ex: main sur l’épaule) ne fonctionne pas, tu peux peut-être essayer de mettre un sablier de 3 minutes (ou un réveil), et lui dire que d’ici la fin des trois minutes il doit être à table… En tous cas, ça marche pas trop mal avec les miens… (en plus, un sablier c’est neutre, pas comme papa/maman !)

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  3. Juliette
    Juliette says:

    Merci pour cet article,
    Mais qu’est ce qu’on fait quand déjà au bout de quelques jours, ils ne les respectent plus ? Récompenses ou punitions ? Ca m’embêterait de devoir les récompenser à chaque fois qu’ils daignent venir à table, et en même temps, je ne trouve pas d’idées de punitions pour un enfant de 4 ans…

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