burn out parental

Le burn-out parental, vous connaissez ? Pour coller à un idéal de perfection, bien des parents se mettent une pression d’enfer. On voudrait être au top au travail, avoir un couple merveilleux, et bien entendu devenir le meilleur des pères ou mères. Résultat, à trop courir après l’impossible (car, oui, je vous l’assure, c’est impossible !), on se retrouve vidé, épuisé, à bout – physiquement comme moralement. C’est le burn-out. Vous êtes nombreux à l’avoir vécu ou à le vivre actuellement, et vous nous avez donné vos solutions pour aller mieux, ou pour éviter d’en arriver là. Merci encore pour votre aide !

Burn-out parental : oublier la perfection et lâcher prise !

Pour beaucoup d’entre vous, la première solution est de ne plus chercher à ce que tout soit parfait, et d’accepter de lâcher enfin prise. Que ce soit sur le couple, le travail, le ménage ou la vie quotidienne des enfants, apprendre à lâcher un peu de lest peut être salvateur.

Ne pas chercher à être parfaite, avoir une maison nickel, avoir des enfants parfaits, des repas équilibrés à chaque fois, accepter d’avoir une pile de linge qui dégueule dans la salle de bain, un sol avec quelque tache etc etc… Notre vie sera déjà plus facile !” (Mams)

“Le burn-out, je connais… Peut-être que c’est aussi dû à la pression qu’on se met (qu’on nous met) ?! J’ai essayé d’être la mère parfaite, l’épouse parfaite, l’entrepreneuse parfaite… tout en même temps ! Un cocktail créé par tous les blogs, magazines et autres émissions de télé qui sont censés nous déculpabiliser mais qui font absolument tout l’inverse. Ce que je fais pour en sortir ? Lâcher prise…” (Lily)

“J’ai connu ça… mais j’ai remonté la pente. Entre autres avec la découverte de l’éducation bienveillante, et bien sûr mes enfants ont grandi donc ça va mieux. Je dirais qu’il faut avant tout être bienveillant avec soi même, arrêter de culpabiliser et repartir du bon pied même si on repart des milliers de fois avant de réussir, la patience, et le lâcher-priiiise ! Bon courage à tous.” (Rafika)

Burn-out parental : prendre du temps pour soi

Autre parade essentielle pour ne pas péter les plombs : penser à soi ! En tant que parents, nous avons tendance à ne plus penser qu’à nos petits, à qui nous voulons bien entendu donner la priorité. Mais priorité ne signifie pas totalité… Que ce soit pour faire du sport, de la méditation, prendre un bain, ou se ménager des moments en couple ou entre amis, penser à soi et à son plaisir est capital. Comme le dit Morgane, comme dans l’avion, il faut parfois mettre son masque à oxygène pour mieux mettre celui de son enfant… Une analogie intéressante !

“Sans famille ni ami pour prendre la relève, j’étais toute seule. J’ai fait comme dans l’avion : j’ai mis mon masque à oxygène avant de mettre celui de mon fils. J’ai pris soin de moi et donc de lui, méditation, sophrologie, sport, temps pour moi, nouvel entourage bienveillant, soutien, développement personnel, etc… Il a 5 ans et nous allons bien maintenant.” (Morgane)

livre éducation positive Cool Parents Make Happy Kids Pas de vrai burn out mais la pression d’une maman solo depuis la naissance de Fiston 3 ans et demi. Des semaines de 50h, agent immo donc la pression du salaire qu’il fait fabriquer… les repas équilibrés, le chien, le ménage… du coup INTERDICTION de penser aux tâches ménagères en rentrant à 19h30, comme ça je profite un peu de Fiston et je me lève plus tôt le matin pour attaquer par 45min de yoga histoire de ne pas trop subir ma journée, de RESPIRER ! Et pour le reste on essaie de mettre un pied devant l’autre !” (Charlotte)

“Continuer à se faire plaisir, et penser que tout évolue et tout passe, même les moments difficiles… et avoir la certitude dans le ventre que ça va le faire, parce que ça va le faire !” (Surya)

Oh que oui, épuisement ras le bol de tout… Mes astuces pour m’en sortir depuis peu on se fait des plateaux TV en amoureux une fois les enfants couchés, je prends du temps pour moi.” (Christelle)

Du yoga…. c’est relaxant, revivifiant car enfin on se recentre sur soi ! Et en plus, on peut le faire avec son enfant ! (Élodie)

 

Burn-out parental : oser demander de l’aide

Honte, culpabilité, fierté ou gêne, on n’ose pas toujours demander de l’aide. Que ce soit s’ouvrir à son conjoint (père ou mère) qui ne voit pas forcément ce qu’on traverse, ou demander aux grands parents, amis et autres de nous aider en nous écoutant ou en prenant le relais, ou même prendre une baby-sitter ou une femme de ménage (quitte à faire d’autres concessions !), s’ouvrir et trouver de l’aide est aussi un moyen de briser le carcan de stress qui mène au burn-out.

“Garder une vie sociale, des amis, des choses que l’on aime, des personnes (au moins 1 ?) qui peuvent prendre le relais un week-end de temps en temps pour que l’on puisse souffler (un tout petit peu…)” (Surya)

“Deux burns-out dans la même année ! Sophrologie, méditation et surtout un conjoint à l’écoute et qui a su réagir au bon moment. Ne pas avoir peur de demander de l’aide ou même d’en parler à ses parents, son conjoint, ses amis, son médecin et savoir lâcher prise (plus facile à dire qu’à faire…).” (Sabrina)

Burn-out parental : reprendre le travail … ou pas !

Dans vos témoignages, la vie professionnelle a son rôle à jouer, mais pas de la même manière selon les profils : pour certains, reprendre le boulot est une respiration, un épanouissement. Pour d’autres, choisir un 4/5e, un temps partiel, permet d’y arriver mieux. Enfin, d’autres ont eu au contraire besoin d’un congé parental pour reprendre leur rythme et leur souffle. Quel que soit votre cas, l’essentiel : s’écouter. Quand on le peut, bien entendu.

“Un 4/5eme en congé parental ! Tant pis pour la carrière et les sous, il faut tenter de profiter un peu car finalement ce sont les plus belles années de notre vie non ?” (Alexandra)

Après 2 ans au fond du seau, la solution ? Reprendre le boulot !!” (Laura)

“C’est fou comme ça dépend des gens. Moi au contraire il m’as fallu un an de congé parental pour en sortir. C’est bien que chaque solution dépend de soi.” (Marion)

Burn-out parental : le conjoint, un allié !

Outre les moments en amoureux vus plus hauts, le fait de partager ses soucis et ses angoisses et surtout bien répartir les tâches peut grandement soulager les tensions d’un parent. Sauf si le couple va mal, évidemment, comme le raconte Laure avec, disons, un certain humour…!

“Si Papa est la, Papa prend des congés, voire un congé parental… Ça marche plutôt bien ! Et Maman prend du temps pour elle, souffle…” (Transparents)

Je pense qu’échanger au QUOTIDIEN, au sein du couple, sur les événements chouettes et plus difficiles de la journée de chacun est indispensable.” (Clémence)

“J’ai une super technique ! Il y a 1 an j ai quitté leur père….. Fini l’épuisement ! Ca marche a merveille ! ;-)” (Laure)

 

Burn-out parental : conclusion

En mot de la fin, on citera le sage conseil de Mina : “S’aimer avant tout car il y aura toujours quelqu’un ou quelque chose qui nous fera douter de notre habilité… S’entourer des bonnes personnes. Il n’y a aucune manière d’être le parent parfait et un milliards de façons d’être un bon parent !”

Merci à tous pour vos idées, témoignages et conseils, et pour la bienveillance et la gentillesse que vous vous êtes mutuellement adressés dans vos échanges suite au débat !

 

Si vous avez besoin d’aide pour surmonter cette charge mentale, sachez que nous proposons régulièrement des programmes d’accompagnements, comme notre coaching « Osez vivre pleinement votre vie » que vous pouvez découvrir ICI !

 

PS : Notons aussi le livre conseillé par Mam Ita, que je n’ai pas lu donc je ne peux pas vous dire s’il est bien, mais qui l’a apparemment bien aidée :

“J’ai eu un burn-out  l’année dernière, c’était horrible, moi qui étais toujours si pressée de retrouver mon fils après le travail, je trainais des pieds, je ne voulais plus passer de temps avec lui, du moins plus toute seule, cette morosité n’a cessé de s’étendre, envahissant même ma vie professionnelle, ma vie amoureuse… J’étais devenue l’ombre de moi même… Ce bouquin m’a ouvert les yeux, ça n’a pas été une révélation mais il m’a déjà permis de redescendre sur terre. L’arrivée des beaux jours a aidé. Les enfants passent par tellement de phases si différentes, en si peu de temps, que le moral peut parfois en arriver à faire les montagnes russes !”

 

 


Fatigue émotionnelle et physique des mères – Éditions Odile Jacob

 

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