enfant roi CPMHKL’enfant roi décide de l’emploi du temps du week-end, ses parents qui n’osent plus lui dire « non » de peur qu’il ne pique une colère, des amis que ne trouvent plus moyen de se voir depuis qu’ils sont devenus parents… On est bien loin de l’époque où les enfants passaient après les parents !

Certains disent même que l’« enfant roi » fleurit dans nos chaumières…

Pourquoi cette nouvelle tendance depuis une, voire deux générations ?

Certains diront que c’est à cause de cette nouvelle « éducation positive« , et qu’à vouloir trop considérer l’enfant, il finit par prendre le dessus. Mais c’est alors confondre éducation « positive » et éducation « permissive »…

L’enfant roi n’a pas des parents branchés éducation positive, mais plutôt des parents qui n’ont pas la force (ou l’envie) de lutter, ni de gérer les conflits avec patience.

Et cela se comprend ! Les mères actives ne veulent pas que les 2 heures qu’elles passent le soir avec leurs enfants se transforment en dispute quotidienne. Les papas, beaucoup plus impliqués désormais dans l’éducation de leurs enfants, ne veulent pas endosser le rôle du père autoritaire qui sévit et qui punit (et ils ont bien raison !). Ces papas veulent aussi profiter de leurs enfants, et faire en sorte que le temps passé ensemble ne tourne pas en bataille rangée.

S’ajoutent à cela les parents séparés qui ne passent qu’un week-end sur deux avec leur progéniture, et qui ne souhaitent pas « gâcher » ce temps partagé en contrariant leurs enfants. Tout comme les parents qui culpabilisent de n’être pas assez présents et qui veulent faire de chaque instant passé ensemble un « bon » moment.


 

Enfin, l’importance que l’on accorde aux enfants peut être accentuée par les nouvelles difficultés que beaucoup de parents rencontrent pour avoir un bébé. Ce premier enfant (ou l’unique), est d’autant plus choyé, qu’il a été attendu, peut-être même inespéré.

Bref, nous sommes bien loin de la génération de nos grands-parents, où l’on s’occupait des enfants parce qu’ils étaient là, leur statut d’enfant ne leur donnant pratiquement aucun droit sur l’univers des adultes ! «De mon temps, les enfants n’avaient pas la parole à table ! » comme vous disent peut-être vos parents ou grands-parents…

Pour toutes ces raisons (et bien d’autres encore), les parents sont aujourd’hui poussés à davantage céder aux désirs de leurs enfants.

Nous verrons d’ailleurs dans un prochain article comment dire non à son enfant tout en évitant de déclencher une colère. En attendant, même si nous avons toutes les raisons de faire passer les désirs de nos petits avant les nôtres, une chose est sûre :

Notre bien-être est aussi important que le leur !

Tout d’abord parce que tous les êtres sont égaux, et que si le temps où les parents étaient surpuissants est désormais révolu, il ne s’agit pas non plus que les rôles s’inversent !

Ensuite parce qu’il sera difficile pour un enfant de s’épanouir au contact de parents fatigués, stressés, sous pression. C’est notre bonne humeur qui va nous permettre de gérer nos enfants avec patience et humour. Fatigués ou stressés, nous avons beaucoup plus de chance de nous énerver… (Mais rassuez-vous, même si on est énervé, il y a des solutions pour rester bienveillant :-), voir l’article : Parents bienveillants, vous avez le droit d’être en colère, mais pas n’importe comment…)

Être bien dans sa peau, en tant que parent, c’est aussi être bien dans son couple. On connaît tous la triste statistique des 2 couples sur 3 qui finissent divorcés (à Paris tout du moins). La famille est faite de la relation parents-enfants, mais également de la relation entre les parents. Même si ça n‘est pas toujours évident, nos enfants ne doivent pas nous faire oublier cela… Au risque d’ailleurs de ne plus voir leurs parents qu’à mi-temps.

Enfin, considérer que notre bien-être est aussi important que celui de notre enfant, c’est aussi la meilleure façon de lui faire comprendre qu’il n’est pas le centre de la Terre, et éviter qu’il ne devienne un enfant roi. Car même si nous l’aimons beaucoup, nous ne pouvons pas tout lui accorder, nos bien-être sont à é-ga-li-té.

La liberté des enfants s’arrête là où commence celle des adultes

« Tu ne peux pas aller à ce cours de danse car c’est le samedi matin à 9h, et c’est trop contraignant pour nous de t’y emmener, je suis désolée. Mais dans deux ans quand tu auras l’âge d’y aller toute seule, tu pourras ».

« Je sais que tu as envie de dîner avec les grands, mais ce soir nous avons envie de nous retrouver entre adultes. Demain, si tu veux, on déjeunera tous ensemble ».

« Je comprends que tu n’aies pas envie de dormir, mais nous voulons dîner tranquillement avec Papa donc tu restes dans ta chambre. Tu peux jouer si tu n’as pas sommeil, mais tu ne nous déranges pas ».

Comment faire respecter les limites à notre enfant tout en étant bienveillant ? Le site regorge d’articles sur le sujet, comme entre autres :

– « Tu arrêtes de jouer avec ça » … « Qu’est-ce que je t’ai dit ?! » Comment être efficace et bienveillant ?

– Comment raisonner un enfant en plein ‘caprice’ ?

– Quand l’énergie de nos enfants, nous fatigue …

Conclusion sur l’enfant roi

Alors oui, quand on travaille, on peut vite culpabiliser de ne pas passer assez de temps avec nos enfants, mais ce n’est pas une raison pour accepter tous leurs désirs au détriment des nôtres. On risquerait de leur apprendre que leurs envies passent avant celles des autres. Cela ne signifie pas non plus qu’à l’inverse il faut tout leur refuser.  L’objectif est de trouver des compromis qui lui fassent plaisir et nous fassent plaisir. Tout est question de mesure entre son besoin et le nôtre 🙂

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  1. […] D’un côté, ceux qui sont obsédés par l’ordre et la discipline et de l’autre, ceux qui se prosternent carrément devant l’enfant. […]

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