crise de colère Avez-vous vécu ces moments avec nos enfants, où tout va bien lorsque,  tout à coup,  tout part en cacahuète ? On se retrouve à gérer une colère-enfant démesurée, pour un détail sans intérêt…   Voici quelques clés pour “gérer”.

Tout va bien, la vie est belle, on joue avec les monstres quand, tout à coup, ça part en live. L’un d’entre eux se met dans une colère noire pour une broutille. En tant que parent, on est désemparé, découragé face à la colère de notre enfant… Allez, disons-le : saoulé !!!

C’était mon cas, mercredi dernier, j’étais contente de retrouver les enfants. Joy se mit à jouer à la maîtresse, avec un ton particulièrement autoritaire et cassant. Bon, déjà, je ne suis pas fan de ce genre d’attitude…

Et là, je louche sur ses mains pleines d’encre, je pense au mur tout blanc qu’on venait de finir de repeindre la veille après 5 jours de travaux, et je n’avais plus qu’une idée fixe : qu’elle se lave les mains, et tout de suite !

  • “Joy tu peux te laver les mains, s’il te plait, on vient de repeindre les murs.
  • Attends, on joue d’abord.
  • Joy, tu te laves les mains et ensuite on jouera”

Je deviens de plus en plus autoritaire, elle finit par aller vers le lavabo. J’insiste une fois de trop, et elle finit par me lancer : “Bah puisque tu me parles pas gentiment,  je me laverai pas les mains !”.

Agacée, je lui attrape les mains et les lui lave de force : “NOOON MAIS JE VOULAIS PAS QUE TU ME LES LAVEEEEEE LES MAINS !!!”. Elle était hors d’elle, tapant des pieds, criant, jusqu’à se donner mal à la tête. Rage de son côté, ras-le-bol du mien.

Sa colère ayant pris le dessus, il n’était plus possible d’échanger, ni de s’approcher d’elle pour l’apaiser, je la laissais donc en plan, pour me concentrer sur mes activités. Quelques minutes plus tard, l’entendant toujours hurler et pleurer, je revins lui proposer un câlin, une histoire, bref, un retour au calme pour faire la paix. Mais rien n’y faisait, elle me repoussa ainsi jusqu’au retour de Daddy Cool, vingt minutes plus tard.

Au bord de l’explosion, j’en profite pour lui demander de gérer, heureuse de pouvoir passer le relais.

Attendri, il lui dit : “Bah alors mon cœur, j’aime pas tellement te voir dans cet état”. 5 minutes plus tard (et après s‘être lavée la deuxième main avec Papa), je les entends rire et jouer.

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Moi parent, comment dois-je réagir face à cette colère enfant soudaine ?

Quand notre enfant se met dans cet état, on est tenté de surenchérir et de le sommer de se calmer immédiatement et de ne pas recommencer, voire de l’envoyer au coin. Mais est-ce en s’énervant encore plus fort qu’on va apprendre à notre enfant gérer sa colère ?

Ce sur quoi il faut porter notre attention dans ces moments-là, c’est notre état d’humeur à nous. Car généralement, les colères ne sont pas provoquées qu’à cause de notre enfant. Nous avons, souvent, notre part de responsabilité : parce que nous sommes un brin énervé ou fatigué, donc plus facilement irritable, moins patient, plus autoritaire, moins joueur, et participons ainsi à l’ambiance électrique de la maison  ! Et comme les émotions sont communicatives, notre énervement déteint sur notre enfant. Notre impatience est aussi, souvent, un facteur déclencheur : imaginez que vous mettiez trop de temps à vous laver les mains, et que quelqu’un arrive et vous les lave contre votre volonté : oui, il y a de quoi se sentir agressé ! Mais rassurez-vous cela ne fait pas de nous un parent colérique ni de notre enfant, un enfant colérique, car personne n’est colérique de nature. La colère c’est une émotion.

En y réfléchissant, si ce soir-là, en rentrant j’avais été zen et de bonne humeur comme Daddycool, la situation n’aurait probablement pas dégénéré. J’aurais été plus détendue, moins dans l’urgence, j’aurais eu l’air moins catastrophée en voyant ses mains, je l’aurais accompagnée au lavabo et tout se serait mieux passé.

Au lieu de cela, elle a senti ma rigidité, elle s’est sentie agressée, surtout quand je me suis mise à lui laver les mains de force. Et comme elle-même n’avait sans doute pas passé une bonne journée non plus (quand elle joue à la maîtresse autoritaire, c’est généralement qu’elle a besoin d’extérioriser des émotions négatives vécues dans la journée), et était focalisée sur son “besoin” de jouer avec moi pour décompresser, nos deux objectifs contradictoires et notre irritabilité ont suffi à ce que la situation dégénère.

Quel doit être le rôle du parent dans ces situations ?

Même si, dans ces cas-là, on se dit que l’attitude de notre enfant est inadmissible,  que l’on ne “peut pas laisser passer cela”, je pense qu’il est préférable de ne pas chercher à “faire de l’éducatif”. Chargée en émotions, tendue, la situation est un pur conflit : il ne mènera nulle part et, vu notre niveau d’énervement, personne n’en tirera rien de bon. Dans l’immédiat tout du moins.

A ce stade, notre rôle de parent est simple : faire redescendre la pression, qu’on a participé à faire grimper (non, notre enfant ne s’est pas mis en colère “pour nous énerver”, il s’en serait bien passé aussi !), et faire revenir tout le monde (enfant et adulte) au calme.


Première chose : arriver à se calmer soi-même, face à la colère de notre enfant. Car c’est à nous de montrer l’exemple, pour ainsi être en état de calmer la situation, d’apaiser notre enfant.

Une fois que Joy était calme, je suis allé la voir pour lui faire un gros câlin : “Tu sais, même quand on se dispute, je t’aime très très fort”. Ce n’était pas encore le moment d’en discuter, ou de lui faire la morale, j’ai donc juste laissé le temps faire décanter notre colère à toutes les deux.

Le lendemain, posément, j’ai décidé de lui en reparler et commencé par m’excuser pour ma part de responsabilité. Une bonne occasion de montrer l’exemple et de lui proposer comment se comporter après un conflit (souvenez-vous, nos enfants apprennent avant tout par mimétisme) : “Tu sais, pour hier, je voulais m’excuser de m’être disputée avec toi. J’étais un peu tendue, surtout que l’on venait de sortir de 5 jours de travaux et je n’ai pas eu la même patience que d’habitude. J’avais juste envie que tu fasses ce que je te demandais. A ton avis, comment on pourrait faire, les prochaines fois, pour que ça ne finisse pas aussi mal ?  “

Elle me répondit simplement : “Non maman ce n’est pas ta faute, c’était parce que j’étais fatiguée que j’ai fait une colère, je voulais juste dormir”. A son intonation, je compris qu’elle ne voulait pas s’étendre sur le sujet, un peu honteuse de cet épisode. Je décidais donc que le sujet était clos.

Colère enfant – Conclusion

En cas de crise, la première chose à faire n’est pas de “corriger” notre enfant, mais de l’inviter au retour au calme. Pour cela, une seule solution : savoir se calmer soi-même. Surtout, ne vous dites jamais que votre enfant fait exprès de mal se comporter, pour vous faire tourner en bourrique : les enfants n’aiment pas les conflits. Se disputer avec leurs parents leur fait beaucoup de peine. Après coup, à nous de les rassurer sur le fait qu’on les aime et qu’on les aimera toujours, malgré les disputes.

Acceptons aussi notre part de responsabilité, et sachons laisser notre égo de côté. Au contraire, redonnons confiance à cet enfant qui peut avoir l’impression d’être “le méchant”. Assurons-lui que dans les conflits, les torts sont généralement partagés. Acceptons de nous excuser, pour lui montrer l’exemple. C’est en nous voyant faire le premier pas qu’il apprendra à le faire à son tour.

Si cet article vous parle, et que vous aussi, vous avez besoin de clefs et de conseils pour gérer ce genre de situations, je vous propose de vous partager les pistes que j’ai glanées au fur et à mesure de mes expériences et recherches sur le sujet. Je les ai compilées dans mon PACK ANTI-COLÈRES : Le dossier ultime pour gérer « caprices » et autres crises ! Bourré de conseils et idées bienvenues, il aide à mieux vivre ces moments difficiles. Pour le recevoir (gratuitement, bien sûr), rien de plus simple : renseignez votre email ci-dessous et je vous l’envoie directement dans votre boite.

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PS : Bravo à la comédienne 🙂

Commentaires

Commentaires

4 réponses
  1. Romain F.
    Romain F. says:

    Bonjour!
    Merci pour cet article, très intéressant 🙂
    J’ai eu des soucis avec ma première, c’était… compliqué (= un enfer) à gérer à la maison. Ca en devenait tellement pesant que ça jouait fortement sur le moral de ma femme. Sur conseil d’une amie j’ai suivi une méthode qui m’a clairement aidé à faire remonter la pente à toute la famille. Je vous partage ça, si ça intéresse : bit.ly/MonEnfantCrises D’ailleurs on l’applique également au petit deuxième qui a rejoint la famille depuis, et bah on n’a pas vécu le même calvaire la seconde fois!
    Courage aux parents (et futurs parents), ça en vaut la peine!

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  2. Rita Meschi
    Rita Meschi says:

    Bonjour
    Je trouve aussi que c’est un peu trop cool, je suis allée jouer le ballon avec mon fils de 6 ans j’etais bien il faisait beau et il a commencé une crise car j’ai fait un but …. peut être il ne fallait pas mais son attitude était atroce il me tapait criait et j’ai le puni en annulant le cinéma la il a crié encore plus fort, mais il doit comprendre que tout n’est pas autorisé.

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  3. vivipepe13
    vivipepe13 says:

    Coucou béné je peux comprendre ta frustration face à ces situations. J’attends de lire le livre cool parent afin d’y trouver des bouées de secours aussi. Je sais d’où viens le problème, je suis trop autoritaire et me mets vite en colère qd le contrôle m écharpe alors comment arriver à se calmer au moment où ça explose?! Ouf quel travail. Pour toutes situations conflictuelles il y a un remède j’en suis sure. Ne pas désespérer ni baisser les bras. A nos livres 😉..

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  4. Béné
    Béné says:

    Je trouve cet exemple un peu « gentillet’. Mon fils de 4 ans vient, encore de faire une colère parce qu’il ne veux pas faire un truc que je lui demande : mettre à la poubelle le ballon qu’il a éclaté, aller à la douche pour pouvoir aller manger ensuite, se relaver les dents car il est allé un peu trop vite la 1e fois.. et tout part assez vite en « live » car il devient agressif, il hurle et tape sur tout ce que se trouve à sa portée. J’avoue que ce soir, c’est dur de gérer une énième crise…et je ne vois pas comment résoudre ou éviter ce genre de conflit puisqu’il ne lâche rien… j’ai essayé de l’ignorer et il vit sa vie mais du coup, il ne se douche pas, ne va pas à table et si je le laissais faire, à 21h il pourrait être encore à jouer…

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