enfant colerique CPMHKÇa y est c’est la grosse colère, il crie, il pleure, il se roule par terre… Mon enfant sort de ses gonds. C’est à se demander si je n’ai pas un enfant ‘colérique’. Quelle attitude inadmissible ! Se rouler par terre parce qu’on veut un bonbon ; hurler parce que l’on n’a pas eu un troisième tour de manège. Comme laisser passer un tel comportement ?? On aurait bien envie que cette colère non fondée cesse, et TOUT DE SUITE.

Mais que faire face à un enfant colérique ? Lui ordonner d’arrêter immédiatement son cinéma ? Élever la voix ? L’enfermer sans chambre ? Le passer sous la douche ? L’ignorer ?

Quand on a essayé d’être gentil, de le raisonner, et que rien n’y fait. On est vite tenté de tester la méthode forte face à un enfant colérique…

Il y a quand même de quoi s’énerver, non ?!

Nous parlons ici des vraies colères. Il n’est ni fatigué, ni malade. Tout va bien… A priori !  Il nous a demandé un 3ème bonbon, on lui a gentiment répondu que ce n’était pas possible, on lui a même expliqué pourquoi, on lui a même proposé une pomme à la place, et malgré tout, il se met à hurler et à taper des pieds. Pas de chance ! Mais assez normal d’après les dernières en neurosciences, l’enfant n’est pas capable avant 5-7 ans de gérer ses émotions (voir l’article « Caprice d’enfant, la meilleure façon de les comprendre et de les gérer« )

Profitons de ne pas être dans cette situation pour prendre du recul. Le but du jeu est finalement assez simple :

1/ qu’il se calme

2/ qu’il comprenne que ce n’est pas une façon de s’exprimer, afin que cela ne se reproduise pas.

Il est bien sûr plus complexe d’y parvenir. On est souvent tenté de s’énerver, d’élever la voix, de lui faire comprendre qu’il a dépassé les bornes, de lui ordonner d’arrêter tout de suite de pleurer, de le punir, etc. Mais dites-moi, est-ce que quelqu’un a un jour réussi à calmer son enfant ‘colérique’ de cette façon ? De mon observation, dans la plupart des cas, cela ne fait qu’accentuer la crise, car cela le pousse à vouloir rivaliser avec notre autorité. Cela peut aussi remplacer sa colère (si l’on a réussi à prendre le dessus sur lui, en l’écrasant) par des grosses larmes de tristesse.

Il existe peut-être des gens qui ont une autorité naturelle, mais malheureusement, je n’en suis pas. En revanche, j’ai déjà vu des parents qui étaient suffisamment craints ou exerçaient une menace suffisamment forte pour que l’enfant arrête effectivement de hurler. Mais pour moi ça ne s’appelle pas de l’autorité, mais de l’autoritarisme : une forme de violence qui vise à écraser et, frustrant l’enfant, le pousse à provoquer ses parents, encore et encore.

Et franchement, comment apprendre à son enfant ‘colérique’ à maîtriser ses émotions, si on s’énerve soi-même ?

Sans le savoir, il arrive parfois que nous provoquions nous-même les colères de notre enfant, et il existe aussi d’autres type de colères plus fréquentes, j’ai rassemblé tout ce que vous avez besoin de savoir dans le PACK ANTI-COLÈRES : Le dossier ultime pour gérer ‘caprices’ et autres crises, bourré de conseils et autres idées… Si ça vous intéresse, pour le recevoir (gratuitement, bien sûr), rien de plus simple : renseignez votre email ci-dessous et je vous l’envoie directement dans votre boite.

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Enfant ‘colérique’ : que faire pour qu’il se calme ?

S’il est vraiment en colère, il n’entend rien. Cela ne semble donc pas le meilleur le moment de lui expliquer quoi que ce soit. La solution qui semble le mieux marcher c’est de rester calme, de se détacher de la situation. De lui expliquer que sa colère ne nous intéresse pas. Que l’on n’est pas content et qu’il pourra nous appeler quand il se sera calmé. Puis quitter la pièce ou vaquer à ses activités sans lui prêter attention.

Cette solution est bien sûr plus simple à mettre en œuvre quand on est seul dans une grande maison, plutôt qu’en train de dîner avec des amis dans un appartement mal insonorisés. Bonjour l’ambiance !

 

 

En revanche, s’il est petit il est possible qu’il n’arrive pas à se calmer seul. Revenez  alors vers lui pour l’aider à se calmer « Aller, on fait un câlin et on arrête de pleurer ». Eh oui votre enfant n’est pas un méchant, ce n’est pas parce qu’il fait des colères que c’est un enfant colérique, c’est simplement que petit il est très difficile de maîtriser ses émotions. A nous de l’y aider.  Il est fatigué ? Couchons-le.

Une autre solution qui marche bien, est de faire intervenir le conjoint qui est extérieur à la lutte et qui aura le calme nécessaire pour faire redescendre la colère. Cela donne une chance à l’enfant de s’en sortir la tête haute. Ce sera plus facile pour cette deuxième personne d’être écoutée. De raisonner l’enfant, et de l’amener à dire pardon. En revanche, la deuxième personne qui arrive pour la fessé, ce n’est pas vraiment une bonne idée pour calmer la situation. L’idée est de faire redescendre la pression, pas de la faire monter d’un cran..

Mais que faire pour qu’il comprenne qu’il a mal agit et ne recommence pas ?

Une fois calmé, lorsqu’il revient vers vous, l’accueillir avec gentillesse est très important. Il ne doit pas avoir peur de se faire gronder.  Félicitons-le déjà de s’être calmé.

Qu’attendre de lui après cette colère ? Si l’on sent qu’il a conscience d’avoir mal agit, et qu’il est déjà honteux d’avoir eu ce comportement complètement irrationnel, ce n’est pas la peine d’en rajouter 3 tonnes. Pourquoi ne pas lui proposer de s’excuser ? Dire pardon, c’est l’une des plus belles choses que nous puissions lui apprendre pour son avenir. Combien d’entre nous aujourd’hui ont du mal à demander pardon ? Lui apprendre à avoir cette bonne attitude est déjà énorme. Mettons le donc en confiance, en le félicitant de s’être calmé, et invitons le gentiment à dire pardon  « allez on dit pardon pour avoir fait cette colère, on fait la paix, et on va jouer à autre chose ? » «  T’essayera de ne pas recommencer ? Je compte sur toi ? ».

On lui pardonne, le sujet est clos.

Finissons par des encouragements pour l’avenir : «  Je sais que tu vas y arriver car tu sais très bien te contrôler », et passons à autre chose.

Maîtriser ses émotions prend du temps, mais avec du soutien c’est beaucoup plus facile.

 

Aller courage, prenez soin de vous !

Commentaires

Commentaires

7 réponses
  1. Annabel
    Annabel says:

    Quel bel article, j’adhère complètement… C’est difficile pour tout le monde les colères et effectivement la bienveillance fait des miracles même si cela demande beaucoup d’énergie et qu’on y arrive pas toujours ! Mais enfin des conseils autres que la carotte et le bâton, et la loi du plus fort !!

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  2. Marion
    Marion says:

    Bonjour et merci pour ce super blog sur les enfants.

    Je suis une lectrice régulière depuis de nombreuses semaines, et j’apprécie la qualité des articles. Je suis maman d’une petite victoria. Pour moi, ce qui a bien fonctionné c’est une méthode pour calmer les enfants qui font des crises, qui s’appelle la méthode pour en finir avec les crises de mon enfant.
    Très efficace en complément de ton article.
    Je me permet de le poster ici car elle m’a permit d’en terminer avec les crises de mon enfant.

    A bientôt

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  3. Fraj
    Fraj says:

    Conseils totalement bidon vous n’avez certainement pas vécu ce genre de situation
    Faire intervenir l’autre parent c’est mettre l’enfant dans la situation de croire que l’autre est contre lui et pas celui qui intervient. Ne pas céder à un enfant colérique c’edt Lui faire comprendre que ce n’est pas lui qui dirige et décide et c’est ce faire respecté ce qui est primordial dans l’education Des enfants est qu’ils respectent leurs parents.

    Répondre
  4. Great Soul
    Great Soul says:

    Bonjour
    Je comprends vos inquiétudes et c’est normal et logique de se poser des questions face à un comportement excessif d’un enfant. Mais n’oubliez pas qu’un enfant est avant tout le reflet de ses parents en « bien » ou en « mal ». En d’autres termes NOUS SOMMES LA RÉPONSE aux problèmes comportentaux de nos enfants. Généralement les parents qui arrivent à gommer durablement leurs propres faiblesses transmettent à leurs enfants « de facto » les solutions pour mieux gérer à leur tour leurs faiblesses au moins pendant l’enfance et l’adolescence, ce qui est déjà pas mal !
    Patience, dialogue et amour (affections et bienveillance) car l’humain, petit ou grand est une boule d’émotion qui peut se solidifier si la boule est quotidiennement entretenue ou au contraire de délirer pour finir par se casser si on en prend pas soin.
    Dites vous que vous avez une famille merveilleuse et que c’est toujours mieux un enfant qui s’exprime qu’un enfant silencieux.

    Great Soul

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  5. Mélissa
    Mélissa says:

    Bonjour,
    J ai un garçon de 6ans et demi qui fait des crises enorme minimum deux fois par jour; quand il se met en colère,il se jette par terre,claque la porte,jette ces jouets par tous,il cri de toute ses forces a un point que tous mes voisins l entendent ,il bloque sa respiration à un point de devenir tout rouge de fois je le frappe,ou je le met dans sa chambre là sincèrement j en peu plus je ne c est quoi faire ,cette situation me stresse énormément.

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    • Anonyme
      Anonyme says:

      Et oui il faut 2 autorité à l’enfant un Père et une mère Les problème d’éducation viennent de là Et avec l’augmentation des séparation de couples cela n’arrange pas la situation Il y a de plus en plus de problème avec les enfants Parlez en aux maîtres et professeurs eux voit bien cette évolution négative

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