L’épuisement parental : “je n’ai rien vu venir !”

Sort de l'épuisement parental en se reconnectant à nos besoins

Un jour comme un autre, Emmanuelle s’est sentie au bout du rouleau… Verdict épuisement parental et son tryptique : épuisement physique et émotionnel, désengagement affectif et perte du sentiment d’efficacité parentale ! Elle nous raconte cette descente aux enfers et les clés qui l’ont aidé à remonter la pente !

Simplement à bout

Encore un soir où, avant de quitter le travail, je me sens mal. Voilà le fameux “ tunnel du soir ” qui arrive et je n’ai pas du tout envie de le vivre… et pourtant, on est que mardi. Je me sens épuisée, je suis fatiguée, physiquement et émotionnellement. Je suis lassée de ces tâches répétitives, des crises ou de l’organisation qui demandent beaucoup d’énergie à mon conjoint et moi tous les soirs et tous les week-ends, toute l’année. Je suis tellement à bout que j’ai peur de partir encore en vrille ce soir aux moindres pleurs de mes enfants et de hurler sur eux. Il y a même des soirs où j’en ai la boule au ventre.

Mais depuis quand est-ce que ma vie est devenue cette spirale infernale dans laquelle je perds plus d’énergie que je n’en gagne ? A quel moment ma maternité est devenue un fardeau épuisant et lourd ? Le pire, c’est que je ne m’en souviens pas. Depuis le début, je passe beaucoup de temps avec mes enfants, j’en fais beaucoup pour eux il est vrai, parce que j’ai vraiment à cœur d’incarner pour eux la maman que j’aurais aimé avoir, celle que j’aimerais être. Mais sur ce chemin, je me suis perdue de vue, car il n’y a plus que mon double zombi qui enchaîne les tâches aujourd’hui.

L’écrasante culpabilité associée à l’épuisement parental

Ce décalage entre ce que j’avais imaginé de la maternité (ou ce qu’on m’en avait dit) et ma réalité est assez brutal. Du coup, en plus de cette extrême fatigue physique et émotionnelle, s’ajoute de la culpabilité. Mais mince alors, ne suis-je donc pas à la hauteur ? Est-ce que cela arrive aux autres mamans ? Qu’est ce qui se passe ?

À bout, j’ai décidé de consulter une psychologue pour m’aider. Cela m’a permis de prendre du recul sur ma situation. J’ai compris qu’il y avait deux facteurs qui favorisent l’épuisement maternel dans mon cas : la société et ma personnalité.

Une situation favorisée par deux facteurs : la société et la personnalité 

La “super maman multi-tâches” : un label qui fait envie dans la société actuelle

J’ai toujours été consciente que dans notre société actuelle, il y a avait beaucoup d’injonctions sur la façon de mener sa vie. Il faut être sportif, prendre soin de nous, manger sain, prendre soin de son couple, s’investir dans son travail… Tout ça pour être “quelqu’un de bien” ou tenter d’être quelqu’un de mieux. Combien de fois j’ai entendu l’expression “ être la meilleure version de soi-même ” ? Expression qui me mettait beaucoup de pression, car j’étais en recherche constante et permanente de “ comment je peux être mieux, comment je peux faire mieux ? ”.

Ce qui est notable, c’est que ces injonctions se multiplient quand on devient maman : faire à manger sain pour ces enfants, être un parent présent pour eux, s’investir dans leur éducation, leur proposer des activités extra-scolaires, avoir une maison propre et bien rangée, leur donner des vêtements impeccables…Et je trouve que ces injonctions touchent particulièrement les femmes, car il y a encore beaucoup de croyances populaires qui insinuent que c’est la maman qui “ naturellement ” s’investit le plus pour les enfants.

Ces injonctions ressemblent à une liste de bons points à cocher et elles ne nous invitent pas à penser à notre équilibre, notre plaisir, nos envies, à ce qui a du sens pour nous. Ainsi, très sensible à ses injonctions, j’ai perdu de vue le fait que mon équilibre et mes besoins étaient aussi importants. En prendre soin est une façon de s’assurer de se sentir bien sur le long terme. Le fait de prendre conscience du poids des injonctions de la société qui pesaient sur moi à été un premier pas pour m ‘en libérer.

La team “Je fais, donc je suis”

Si ma vulnérabilité aux injonctions de la société a beaucoup influée sur ma façon de gérer ma vie jusqu’à l’épuisement parental, j’ai compris très vite que ma personnalité y était aussi pour beaucoup (sinon toutes les mamans de cette société seraient épuisées…).

Je suis, depuis toujours, perfectionniste, plutôt dans le contrôle et je n’ai pas l’habitude de déléguer facilement des tâches. La principale raison est que, quand je fais beaucoup de choses, je me sens utile, efficace, valorisée. J’ai l’impression que je “ gère “ et ça me rend fière de moi. À vrai dire, plus je fais beaucoup de choses, plus je me sens fière de moi. J’ai tendance à me sentir comme “ quelqu’un de bien ” quand ma longue to do list est cochée, mais le prix en a été un épuisement profond.

Dans la parentalité, j’ai eu tendance à prendre le lead sur l’organisation et les tâches à faire. Sans vraiment déléguer et avec de l’exigence sur la maman que je veux être, ma to do a eu tendance à être très longue.

Alors, une fois que j’en ai pris conscience, j’ai pu changer des choses à la maison et sortir de nouveau la tête de l’eau.

Mes solutions face à mon expérience de l’épuisement maternel

Me recentrer sur mes valeurs et le sens que je veux donner à notre vie

L’APPLI’ COOL PARENTS

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Pour être accompagné tout au long de l’année

Si je fais toute ma to do list guidée par les injonctions sociétales et mes exigences de maman, ce sera forcément au détriment d’autre chose : la maison sera rangée, les repas équilibrés et faits maison, les vêtements propres et repassés… mais je serai épuisée, je ne serai pas disponible et détendue pour mes enfants, je n’aurai pas profiter d’une heure pour faire ce que j’aime, je n’aurai pas vu de copine à la place, ou un bon film…etc.

Alors qu’est ce qui est le plus important finalement ? Qu’est ce qu’il restera de mes souvenirs de ma vie ? Qu’est ce que je veux que l’on retienne aussi ? Que mes enfants retiennent ?

J’ai réalisé que je devais prioriser les choses dans ma vie en fonction de mes valeurs et du sens que je voulais donner à mon existence. 

Alors, j’ai réfléchi à ce sur quoi je pouvais lâcher-prise, repousser voire laisser tomber.

D’ailleurs, dans cette course folle, je dois avouer que les petits conseils et motivations collectives de l’appli Cool Parents ont été d’un grand secours et parallèle du travail avec mon psy… Et si comme moi, vous aspirez à prendre soin de vous sans rajouter des tonnes d’exigences, si, vous-aussi parfois, vous vous sentez dépassé en tant que parent, si vous aspirez à vous sentir plus présent et kiffer votre vie à fond avec (et sans) enfant, nous vous avons rassemblé quelques astuces et réflexions dans un dossier spécial “parent épanoui”. Pour le recevoir (gratuitement), n’hésitez pas à nous laisser votre email ci-dessous pour que nous vous l’envoyons illico. Ça n’attend pas d’être un cool parent !

Journée de 24h + emploi du temps trop chargé = apprendre à déléguer pour sortir de l’épuisement parental

Pour certaines tâches, il est vrai que mes exigences ont eu du mal à lâcher et la liste des choses à faire peut-être réduite mais pas à l’infini. La clé a donc été pour moi d’apprendre à déléguer. Déléguer au papa, déléguer à un(e) baby-sitter / étudiant, déléguer à une femme de ménage (convenablement rémunérée), déléguer à une copine… etc.

La pire, c’est que quand j’ai commencé à déléguer des choses à mon conjoint, il m’a dit “ ben ok, moi je veux bien faire. C’est juste que, avant, tu faisais tout avant moi et ne me laissais pas vraiment m’en occuper”. Petite claque ce jour-là quand j’ai compris que si je ne faisais pas quelque chose, mon conjoint aurait été volontaire pour le faire.

Prendre le temps de me demander si ça va

Les habitudes ont la dent dure et malgré ma thérapie et une ré-organisation, il m’arrive de renouer parfois avec ma rassurante to do et de sentir qu’au fil des semaines je me fatigue beaucoup… Un outil magique pour éviter cela a été pour moi de faire régulièrement des “ scans ” de mon état physique et émotionnel : comment je me sens là ? Est-ce que j’ai de l’énergie ? À quoi je pense avant d’aller chercher les enfants ? Est-ce que je suis fatiguée là ?  est-ce que j’ai la boule au ventre  ? …etc

Ainsi, je renoue avec moi et mes besoins régulièrement pour garder le cap sur la préservation de mon énergie.

Je garde maintenant en tête que je préfère être un parent serein et heureux, plutôt qu’un parent parfait aux yeux de la société ou par rapport au modèle de LA super maman.

Emmanuelle – maman de 2 enfants, de 1 et 3 ans. 

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Commentaires

One thought on "L’épuisement parental : “je n’ai rien vu venir !”"

  1. AGATHE dit :

    Je me retrouve tellement dans ce témoignage! Je suis contente de voir que les choses peuvent changer…Merci Emmanuelle pour vos mots qui me déculpabilisent…Je vais en prendre de la graine et essayer de commencer l’année 2023 du bon pied 😉

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