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Si je ne suis pas toujours dans la parentalité positive, vais-je obligatoirement faire de mon enfant un adulte moins heureux ou moins brillant ? Doit-on vraiment chercher à être un parent parfait ?

On ne pourra jamais être à 100% dans la parentalité positive

Ce qui compte réellement en parentalité positive, ce n’est pas d’utiliser ou non menaces, cris et punitions, mais c’est notre degré d’énervement, le rapport de force que l’on instaure avec ses enfants, et la façon dont l’enfant perçoit le comportement de son parent. 

Car selon le caractère ou la sensibilité de chacun, un enfant peut être blessé par une remarque alors que son propre frère ne la ressentira pas du tout de façon négative.

L’important n’est pas d’appliquer la parentalité positive à la lettre, de dire telle ou telle phrase, mais plutôt de trouver une sérénité dans sa vie de parent : ne pas être dans un rapport de force régulier avec notre enfant, et que l’atmosphère de la maison respire plus la joie que les tensions. C’est cette atmosphère là, cette relation de confiance, où notre enfant se sent aimé tel qu’il est, qui participera à son épanouissement, et au nôtre !

Il peut nous arriver de punir, de nous énerver, de crier même… et pour autant, on peut rester bienveillant. C’est plus le côté systématique qui est dommageable du point de vue des neurosciences, que le fait que, parfois, on craque !

Education positive ou pas, est-ce que mon quotidien avec mes enfants me convient ? Est-ce que chacun de mes enfants respire la joie de vivre ? Là est la vraie question !

Non, nous ne sommes pas tous égaux au départ pour adopter une parentalité positive

On ne va pas se mentir : il est beaucoup plus facile pour certains que pour d’autres d’être un parent bienveillant. Parce qu’on a baigné dans ce type d’éducation par exemple, ou tout simplement parce qu’on vit dans un contexte professionnel/marital/amical/familial/financier qui nous convient et qui n’est pas source de stress.

Le but n’est pas de calquer notre comportement sur celui des autres, car on est tous différent. L’important n’est pas d’où on part, et où on arrive comparé aux autres. Les erreurs sont des apprentissages. Mais en revanche, la vraie erreur serait de croire que l’on ne peut pas s’améliorer, et de ne rien faire pour s’améliorer ! Retrouvez 8 astuces pour mettre en place parentalité positive.

Quand je discute avec mon parrain psychologue, il me dit souvent que le couple, ça se travaille. Et plus on fait ce travail (en communiquant, en participant à des ateliers, en testant de nouvelle chose dans notre quotidien), plus on se renforce. Et c’est vrai pour tout ! Plus on choisit de consacrer du temps à un domaine de notre vie, plus on progresse.
Notre vie est faite de challenges pour améliorer notre relation aux autres.

A chacun ses défis ! Pour certains, ça sera un cheminement et un travail à faire pour se rapprocher de son conjoint, pour d’autres ça sera de ses parents, de ses enfants, de ses amis, de ses collègues… Ou tout le monde à la fois 😉

Quoi qu’il en soit, voyons-le comme un cheminement où chaque petit pas compte. Sachons nous réjouir de chaque petite amélioration qui nous rapproche de nos… proches !

D’ailleurs, pour commencer à faire des petits pas et rendre la vie (un peu) plus cool, je vous propose de commencer par télécharger le « Pack éducation positive » :  le plein d’astuces et de conseils pour avancer dans la joie, faire coopérer les enfants… Bref, éduquer et « se faire obéir » sans crier (ou moins 😉)! En route pour une dose de bonne humeur sans culpabilité 👉

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SURTOUT, ne cherchons pas à être un parent parfait !

Non seulement parce que chercher à réaliser l’impossible est le meilleur moyen de se décourager, mais aussi parce qu’on risquerait de mettre une grosse pression à nos enfants !

Imaginez que vous soyez du genre à ne jamais crier, à toujours vous contrôler, à avoir le ton juste en toutes circonstances. Si votre enfant a du mal à maîtriser sa colère, à ne pas taper, à être gentil et serviable quand on lui demande, il a de quoi se dire “Je suis nul ! Je n’y arrive pas alors que mes parents, eux, sont parfaits ! Moi je n’y arrive pas, je dois vraiment être un bon à rien”.

Je connais des amis qui se plient en quatre pour leurs enfants et qui culpabilisent à mort de ne pas arriver à être aussi parfaits que l’étaient leurs propres parents… Quelle pression !

Montrer ses faiblesses à son enfant, c’est aussi lui montrer que nul n’est parfait, et qu’on peut vivre avec ses faiblesses. L’important, c’est de les connaître, les accepter, et de chercher à les améliorer petit à petit.

Parents, enfants, on est tous pareils : imparfaits !

S’emporter, s’énerver c’est aussi l’occasion de dire à notre enfant : “Tu vois, moi aussi j’essaye de ne pas crier, de ne pas m’énerver. Mais c’est parfois difficile et je n’y arrive pas toujours. Mais si on essaye de progresser, on va y arriver, chacun dans son domaine.”

Et quoi de mieux, pour un enfant, de voir un parent qui essaye d’améliorer les choses et qui petit à petit, à force de travail sur lui-même, parvient à moins s’énerver ? Avoir cet exemple-là de personne imparfaite pleine de bonne volonté pour mieux faire, qui progresse jour après jour, c’est faire comprendre à notre enfant que tout est possible. Même si cela peut prendre beaucoup de temps, et même si nous ne serons jamais parfaits.

Il y a des contextes ou des périodes où il est bien plus difficile d’être bienveillant !

Il y a des moments dans la vie où l’on est submergé. On peut être parent solo, choisi ou non ; ou encore au chômage avec le stress de retrouver un boulot ; ou avec un, deux ou trois enfants à gérer et personne pour vous aider ; ou dans une période difficile de deuil ou de transition… Et parfois, on cumule les soucis ! Bref, ce n’est pas forcément évident d’être bienveillant avec vos enfants, et c’est normal !

Là encore, nous pouvons (essayer d’) avoir le recul nécessaire pour prendre conscience qu’en ce moment, ce ne sont pas nos enfants qui sont insupportables, mais nous-mêmes qui ne sommes pas dans les meilleures dispositions. On est un peu à cran, moins patients que d’habitude… c’est déjà énorme ! Certes, on s’est emporté pour la 3ème fois de la journée… On peut s’ouvrir à notre enfant : “Tu sais, en ce moment, ce n’est pas simple pour moi. Je suis un peu stressé par des choses qui n’ont absolument rien à voir avec vous. Sache que si je m’énerve dans certaines situations, ce n’est pas parce que tu es méchant ou que je suis fâchée après toi. C’est moi qui suis en colère, et je ne pense pas toujours ce que je dis. Ce n’est pas à cause de toi si je me mets souvent en colère en ce moment (rappelons-nous que nous sommes responsables de notre propre colère. Une autre personne ne se serait pas forcément mise dans cet état à notre place !). Si tu pouvais davantage coopérer, cela m’aiderait beaucoup en ce moment.” Parfois, le simple fait de poser des mots permet de faire baisser la pression pour les parents comme pour les enfants… Et ensuite, on prend réellement ensuite du temps pour prendre du recul, se faire éventuellement accompagner, et progresser ?.

Apprendre à notre enfant à se détacher de la colère des autres, à prendre conscience qu’il n’en est pas responsable, est une belle leçon de vie !

Et n’oublions pas : c’est en prenant d’abord soin de nous, que l’on pourra prendre soin de nos enfants.

Pour prendre soin de soi, dédramatiser et s’appuyer sur une communauté bienveillante et empathique, n’hésitez pas à rejoindre l’appli du Cool Parent. C’est l’occasion de prendre quelques minutes pour soi chaque semaine, de rire, de voir que les autres s’en sortent aussi bien (ou aussi mal) que nous ! Bref, la vie est plus douce quand on rigole !

Commentaires

Commentaires

60 réponses
« Anciens commentaires
  1. Géraldine G-T
    Géraldine G-T dit :

    Merci pour ce message qui fait écho avec une discussion que j’ai eu avec une amie il y a 3 jours. Je lui disais que j’avais pris conscience qu’à vouloir que j’ai le bon comportement, la bonne parole à chaque instant, je me mettais une pression énorme ainsi qu’à mon foyer !
    De lire ces mots me permet de prendre du recul.
    Oui je m’améliore petit à petit et je continue grâce au mini coaching chaque mois. Je me rends compte aussi que je ne suis pas la seule à rencontrer des obstacles.
    Merci, merci, merci.

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    • Aourell CPMHK
      Aourell CPMHK dit :

      Merci Géraldine ! Et oui pas besoin d’être parfait pour être un parent cool ? Prendre du recul pour mieux comprendre son enfant et soi-même et continuer d’avancer pas à pas, mois après mois, avec le soutien de tous les autres cool parents, on adore cheminer à tes côtés dans l’appli du cool parent ?

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  2. Anaïs GrandirZenfr
    Anaïs GrandirZenfr dit :

    Merci pour cet excellent article !
    C’est exactement ce que je ressens au quotidien, certains jours c’est finger in the nose et d’autres, tellement difficile…. se montrer tel que l’on est, humains, imparfaits, faillibles et expliquer que l’on fait de son mieux.

    Je cite votre blog, réseaux et tous vos outils dans mon article Parentalité positive : top 10 des blogs à suivre absolument. Vous êtes une vraie référence pour moi, bravo !

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  3. Edward
    Edward dit :

    Bonjour

    Merci encore pour cet article qui a beaucoup de valeurs.

    C’est vrai que mettre en place la parentalité positive peut être simple mais pas du tout facile.

    Il faut garder son calme et également travailler sur soit pour avoir les fruits de la parentalité bienveillante
    Edward du blog Parentalité-consciente

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  4. Virginie
    Virginie dit :

    Merci pour votre article vous ne pouvez pas savoir à quel point il me fait du bien. Ma bibliothèque est remplie d ouvrage sur la bienveillance mais j avoue que souvent je n y arrrive pas notamment avec un de mes enfants qui me fait littéralement peter les plombs. Paradoxalement votre article me motive encore plus à rester zen et rester le plus possible dans la bienveillance, merci encore!!

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  5. delf
    delf dit :

    bonjour,
    oui c’est bien la « parentalité positive »… j’essaye au maximum de comprendre mes enfants, qui me rappellent chaque jour comment j’étais à leur âge: je me remets à leur place, je les comprends à travers mes souvenirs, mes sensations, mes propres frustrations de l’époque. Mais malgré tout il y a une chose que j’ai comprise, et que j’essaye de leur faire comprendre: quand une personne d’autorité donne un ordre express, c’est à exécution immédiate et sans discussion. On peut en discuter après, bien sûr, si on n’a pas compris, mais quand on a juste un ordre pressant et absolu, il FAUT obéir sans réfléchir. Quitte à demander une explication / avoir un échange plus tard. Mais je me refuse à l’idée de voir mon enfant passer sous un camion ou une voiture, mettre en danger sa sécurité ou celle des autres, ou même se comporter de manière irrespectueuse vis à vis d’autrui, juste parce que je lui aurais laissé croire que les règles ne sont que celles que l’on s’impose soi-même et qu’un ordre incompris est à transgresser systématiquement. Je préfère lui expliquer que les règles sont en général réfléchies et qu’il faut bien sûr les comprendre mais que si on ne les comprend pas tout de suite, mieux vaut mes appliquer par précaution et en demander l’explication ensuite… ma fille s’est pris un savon hier parce que qu’elle n’avait pas obéi immédiatement à mon ordre d’arrêter de faire l’andouille dans un escalier roulant alors qu’elle avait les lacets défaits. Je pense que le descriptif des conséquences potentielles de sa non obéissance (assortie la mention qu’en deux secondes je n’avais pas le temps de lui expliquer tout cela mais que je l’aurais fait ensuite, tout comme je pouvais le faire à présent puisque rien n’était arrivé) l’aura fait réfléchir. Et j’espère que la prochaine fois que j’aurai à lui demander d’arrêter incessamment quelque chose l’explication pourra se faire tranquillement, après qu’elle ait obéi sans discuter, et sans qu’il y ait eu d’accident. Ne serait-ce que parce que tout ne peut pas être anticipé et que certaines règles, certains cas de figure ont pu être oubliés, il me semble que le respect de la parole du « plus sachant » (l’adulte, l’encadrant, le policier, …) doit être enseigné en même temps que l’esprit critique. Il ne s’agit pas d’avoir « peur » du personnage incarnant l’autorité, mais de le respecter, et justement de savoir lui demander – avec humilité – l’explication, les fondations, de la règle que l’on vient d’appliquer en lui faisant confiance. Je parle pour les enfants mais aussi pour les adultes: c’est un comportement qu’il me semble indispensable de promouvoir chez les enfants, afin qu’ils puissent l’emporter avec eux jusqu’à l’âge adulte…
    certes, « obéir aveuglément » est idiot, mais « transgresser pour le principe » revient finalement au même… ou pire: on n’a pas pas plus compris, mais en plus on a pris un risque…

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  6. Anonyme
    Anonyme dit :

    Merci pour ce mail réconfortant. Après plusieurs journées difficiles avec ma fille, c’est exactement ce que j’avais besoin de lire pour me redonner le sourire et la confiance ! ?

    Répondre
  7. marge
    marge dit :

    c’est un bel article, qui fait du bien! qui donne même envie de pleurer , de mon côté!
    Faire de son mieux, montrer à ses enfants qu’on les aime, c’est déjà une belle voie.
    Merci!

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  8. Mathilde
    Mathilde dit :

    J’ai découvert votre article via la page Facebook de Laurence Dudek, psychothérapeute et psychopédagogue. Je copie ici son commentaire, car je suis parfaitement d’accord avec elle et je n’aurais pû mieux exprimer ma pensée ! Voici ce qu’elle écrit :

    « … Ou comment justifier tranquillement, mine de rien, la violence éducative et la domination adulte.

    Transposons : « je n’arrive pas à être non violent avec ma compagne », « je n’arrive pas à respecter mes collègues noirs », « je n’arrive pas à supporter l’homosexualité de mes voisins »…. Quel autre stigmate que l’enfance donnerait lieu à autant d’indulgence, d’auto-justifications et de domination discriminatoire du genre « Mais c’est pas grave parce que sinon on rigole bien le reste du temps », « ils m’aiment quand même », « ils ne s’en plaignent pas, ils savent que les menaces ne sont pas mises à exécution »… ?

    La violence éducative, quand elle arrive (et c’est évident qu’elle arrive, vu le contexte socio-éducatif dans lequel nous évoluons tous) doit être considérée comme une erreur, un accident, en aucun cas elle ne peut ni ne doit être « déculpabilisée » pour se sentir bien avec ses pulsions violentes (et s’autoriser à les « assumer » en les revendiquant) : « merci beaucoup je me sens mieux… » disent de nombreux commentaires à la suite de cet article, mais La responsabilité des gens qui prétendent aider les autres en matière d’éducation est de leur donner les informations qui leur permettent d’évoluer, pas de les brosser dans le sens du poil pour leur plaire.

    La culpabilité des parents après avoir usé de violence est saine, elle est légitime : elle les renseigne sur le fait que quelque chose n’est pas bon ni pour eux-mêmes ni pour leur enfant. La prise de conscience de cela pour l’améliorer n’a rien à voir avec la recherche de perfection : évidemment « il n’y a pas de parent parfait » se retenir d’user de violence éducative n’est pas la perfection, c’est le minimum.

    Il ne s’agit évidemment pas de « culpabiliser » (le terme à la mode et son jumeau « déculpabiliser ») les parents, c’est inutile et totalement inefficace et cela relève de la manipulation émotionnelle (ni culpabiliser, ni déculpabiliser n’apprennent quoi que ce soit en terme de compétences éducatives), mais de leur proposer des réponses éducatives : des outils concrets et des clés de responsabilité (donc de pouvoir) pour parvenir à rester non violent en toutes circonstances et bienveillant quoi qu’il arrive. Evidemment c’est possible, On se retient bien avec d’autres adultes, pourquoi ne le ferait-on pas avec nos enfants ?

    Je suis effarée de lire cet article apparu dans mon fil d’actualité et de voir qu’il émane d’un best seller dans le domaine de l’éducation. Si les théories de la bienveillance et de l’éducation positive paraissent difficile à appliquer, c’est parce qu’elles ne sont pas suffisamment bien expliquées aux parents, dans leur mise en pratique. Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement et les mots pour le dire arrivent aisément : les ateliers Education Efficace et le livre méthodologique qui les rend accessibles à tous sont là pour ça. Parents, ne renoncez à rien ! Ne renoncez pas à la bienveillance au prétexte qu’elle vous échappe parfois. Vos enfants (et le monde qu’ils vont construire) méritent le meilleur ! »

    Répondre
    • Charlotte
      Charlotte dit :

      Bonjour Mathilde,

      Merci pour votre commentaire avec lequel je suis sur le fond assez d’accord. Et en relisant mon article j’ai du mal à voir en quoi il est contradictoire avec les grandes lignes de votre propos. Les violences éducatives dont vous parlez sont généralement infligées par le parent sous l’emprise de la colère, de l’agacement, des peurs, etc. Et elles ont un impact sur l’enfant . C’est très différent de ce dont je parle quand j’écris :
      « Ce qui compte réellement en parentalité positive, ce n’est pas d’utiliser ou non menaces, cris et punitions, mais c’est le degré d’énervement et de rapport de force que l’on instaure avec ses enfants, et la façon dont l’enfant perçoit le comportement de son parent. »

      En revanche je ne pense pas qu’il suffise de donner des astuces aux parents pour que magiquement ils changent leur façon de se comporter, et pourtant il suffit de parcourir ce site pour voir au combien nous en donnons. Il y a des choses plus ancrées qui nécessitent parfois un travail sur soi, raison pour laquelle nous proposons aussi des coaching 🙂

      Charlotte

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      • marge
        marge dit :

        J’admire cette réponse, si sereine et positive alors que le message était un peu agressif. Visiblement, cette personne ne doit pas suivre CPMHK car elle saurait que le maximum y est enseigné pour le bien-être de toute la famille. Quant à la comparaison avec la violence conjugale, le racisme ou l’homophobie…c’est vraiment hors de propos ici.

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    • lb
      lb dit :

      Bonjour,
      je trouve obscène mettre à coté le racisme, l’homophobie, etc. et la parentalité « non » positive. Un noir ou un homosexuel ne m’a rien fait; mes enfants peuvent m’agacer, me déranger, ne respecter pas les règles de la vie de la famille, ne respecter pas les besoins des autres! C’est quand ils font cela qu’on réagit de façon non bienveillante. Ce sont des enfants, bien sur, ils doivent apprendre. Mais si on veut vraiment les comparer à des adultes, alors comparons-les à des adultes égoïstes et qui ne respectent pas les autres et qui nous agacent. Quant à la violence physique, elle est évidemment à condamner mais je crois qu’elle est très rare. En revanche, la violence psychologique, les petites (ou grandes) violences verbales, combien on en administre et on en subit à et de la part des adultes? Dans les discussions avec notre conjoint.e, dans les rapports avec les collègues, avec les membres de la famille ou d’autres personnes avec lesquelles nous avons des interactions… Je ne pense pas que ces violences soient moins grandes que celles qui se passent (parfois) entre nous et nos enfants.

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    • Virginie
      Virginie dit :

      Je ne renonce pas à la bienveillance mais je suis un être humain qui fait du mieux qu il peut. Je suis persuadée que la bienveillance (comme tous les lecteurs de cet article) c est le meilleure pour nos enfants mais quand on vit un harcèlement moral quotidiennement c’est parfois difficile de garder son calme. Cet article me réconforte mais je peux vous dire que je suis loin d être déculpabilisée… et à aucun moment j ai l impression que cet article fait l apologie de la violence éducative, au contraire il me booste. D autre part, à mon sens, les seules personnes qui se disent « chouette je continue à être NON bienveillant » se sont celles qui a la base ne croient pas et ne sont pas convaincues par la bienveillance.

      Répondre
  9. BZH77
    BZH77 dit :

    Bonjour, je me questionne beaucoup sur mon éducation envers mon garçon de 18 mois. Je me suis rendue compte que je lui tape sur la main ou arrête son geste fermement quand lui me tape même par  » jeu », je lui impose ça, en lui exprimant ma limite et que je ne veux pas. J’ai l’impression de ne pas trouver d’autres moyens pour le limiter dans ce type de geste. Il le fait rarement, quoiqu’un peu plus ces derniers temps!! sûrement l’affirmation de soi.
    Vos articles et récits m’apportent quelques réponses parfois mais pour autant, même s’il n’y a pas de solution miracle, je n’arrive pas à transposer vos idées. Est ce parce que c’est un point de vue généraliste!? je ne sais pas . En tous cas, MERCI! , c’est important de vous lire dans mon quotidien, au besoin. Belle journée.
    BZH77

    Répondre
    • Anne-Charlotte, CPMHK
      Anne-Charlotte, CPMHK dit :

      oui pas toujours facile en un article de traiter de sujet comme « l’enfant qui tape » (ce qui est très « courant » chez un petit enfant d’ailleurs), car il y a tellement de cas différents !
      (c’est d’ailleurs pour cela que l’on a lancé les coachings qui permettent d’aller plus en profondeur sur ce genre de sujet). Mais je vous rassure cela prend du temps parfois que l’enfant évolue 🙂

      Répondre
  10. Camille
    Camille dit :

    Merci pour cet article qui sonne si juste en moi.
    Je suis une personne qui déteste ne pas faire les choses parfaitement. Et c’est un calvaire lorsqu’on devient Maman. Cette question de l’éducation positive, la VEO évoquée partout, clignotant dans notre tête en permanence… est un enfer au quotidien. J’ai l’impression de « briser » mon fils de 20 mois dès que moi ou son papa lui hurlons dessus ou dès qu’une phrase inappropriée est prononcée. Et ce sentiment que tout nous échappe, ce réflexe de devenir tellement critique envers nous-même et notre conjoint, par peur de « mal faire » me rendent la vie vraiment difficile. Alors ça fait du bien de lire que ce qui importe parfois, c’est de voir tout ce qu’on fait de bien et pas de se concentrer sur ce qu’on fait mal. Notre fils n’aura qu’une éducation traditionnelle « d’inspiration positive ». Je dois faire mon deuil de la perfection à ce sujet. Mais il est entouré d’un amour inconditionnel et d’une attention de tous les instants qui le fait déjà grandir de la plus belle des façons.

    Répondre
    • BZH77
      BZH77 dit :

      Vous lire avant d’écrire m’aurait déjà bien aidé. Merci beaucoup , car votre commentaire me touche et me parle vraiment beaucoup.
      Belle journée

      Répondre
    • Tilia
      Tilia dit :

      Ouf je me reconnais beaucoup dans votre vécu, quand vous parlez de la recherche de perfection parentale…

      Malheureusement l’éducation positive a pu devenir tres violente envers nous, mon conjoint et moi même… Se déculpabiliser, avoir confiance en son rôle de parent c’est vraiment un travail qui prend du temps…

      Répondre
  11. Jeanne
    Jeanne dit :

    Je suis veuve depuis 6 mois et demi. Avant ce séisme, j’avais toujours essayer de faire de mon mieux, avec mes imperfections et d’ agir dans la bienveillance et appliquer la parentalité positive avec mon enfant. Cependant, aujourd’hui, seule, sans famille proche à côté de chez moi, ce n’est pas évident. J’aimerai que vous fassiez un article sur les parents solo. Vraiment ! Quant à ma petite expérience, je pense que garder une certaine authenticité face à ses erreurs, savoir les reconnaître et se remettre en question face à son enfant, reste une bonne chose. Et même si ce n’est pas parfait sans mon mari, nous sommes debout. Amicalement, Jeanne

    Répondre
    • Anne-Charlotte, CPMHK
      Anne-Charlotte, CPMHK dit :

      Merci pour votre message touchant Jeanne, nous penserons au thème des parents solo pour un éventuel article futur 🙂
      Belle continuation,
      Anne-Charlotte

      Répondre
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