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J’ai beau être une fervente adepte de la parentalité positive, je vais vous dire un secret : il y a des personnes autour de moi pour qui ça n’est pas le cas. Et en les regardant, je me dis : “Finalement, rien de grave pour les enfants… ni pour les parents !”.

Je peux donner l’exemple d’une baby-sitter qui s’occupait de Joy et Léon l’an dernier et qui n’était pas très “positive” dans son comportement avec les enfants. Elle criait beaucoup et je l’ai même entendue un jour dire à Léon : “Si tu ne dis pas pardon à ta soeur, je te mords !”. On est d’accord : obliger un enfant à s’excuser de la sorte, et qui plus est, le menacer, n’est pas très “education positive”. Elle utilisait aussi beaucoup le principe des récompenses (“Si vous êtes sages vous aurez un bonbon”) et elle inventait des histoires (“Tu sais, je connais bien la Reine des Neiges, et figure-toi qu’elle aime les carottes. Elle m’a même dit que si tu ne mangeais pas tes carottes, tu ne serais jamais une princesse”. Elle allait même jusqu’à faire du chantage affectif : “Si tu ne fais pas ça, t’es plus ma copine”….

Et pourtant, malgré mes convictions, nous avons décidé de la garder ! Pourquoi ??

Parce que ce qui est important, c’est la façon dont les enfants perçoivent ces paroles / gestes non-préconisés en éducation bienveillante… Et j’entendais mes enfants rire aux éclats quand elle leur criait d’aller à la douche. Et même si les menaces les motivaient parfois à faire ce que la babysitter leur demandait, et qu’ils croyaient plus ou moins à ses histoires, cela ne les “atteignait pas”. Ils n’étaient pas malheureux pour un sou avec elle. Au contraire, ils l’aimaient beaucoup car c’était un peu “leur copine” : elle jouait beaucoup, et il n’y avait aucune agressivité dans son comportement. Bref, les enfants ne se sentaient jamais rabaissés ou humiliés. Quant à leur éducation : un été passé, ils oublient les mauvaises tournures de phrases qu’elle leur avait inconsciemment transmises, et Papa et Maman reprennent la barre.

J’ai également vu un papa qui utilisait souvent les menaces (“Si tu ne fais pas ça, tu n’iras pas à l’anniversaire de ta copine”), et sa fille, sachant que ce n’était pas vrai, n’était nullement blessée. Et au vu du temps qu’il passait à jouer avec ses enfants, leur besoin d’amour et d’attention étaient largement comblés, aucun doute là-dessus !

Ce que je veux dire ici, c’est que :

On ne pourra jamais être à 100% dans la parentalité positive

Et que ce n’est pas pour cela que nos enfants vont être malheureux, agressifs, manquer de confiance en eux, ou avoir des neurones en moins…

Non. Ce qui compte réellement en parentalité positive, ce n’est pas d’utiliser ou non menaces, cris et punitions, mais c’est le degré d’énervement et de rapport de force que l’on instaure avec ses enfants, et la façon dont l’enfant perçoit le comportement de son parent.

Car selon le caractère ou la sensibilité de chacun, un enfant peut être blessé par une remarque alors que son propre frère ne la ressentira pas du tout de façon négative.

Le message que je voudrais faire passer est celui-ci : l’important n’est pas d’appliquer la parentalité positive à la lettre, mais plutôt de trouver une sérénité dans sa vie de parent, et de s’assurer que nos enfants grandissent dans la joie, convaincus d’être aimés par leurs parents.

Education positive ou pas, est-ce que mon quotidien avec mes enfants me convient ? Est-ce que chacun de mes enfants respire la joie de vivre ? Là est la vraie question !

Non, nous ne sommes pas tous égaux au départ pour adopter une parentalité plus positive

On ne va pas se mentir : il est beaucoup plus facile pour certains que pour d’autres d’être un parent bienveillant. Parce qu’on a baigné dans ce type d’éducation par exemple, ou tout simplement parce qu’on vit dans un contexte professionnel/marital/amical/familial/financier qui nous convient et qui n’est pas source de stress.

Le but n’est pas de calquer notre comportement sur celui des autres, mais avant tout de s’accepter tel que l’on est, avec nos imperfections, pour chercher ensuite à s’améliorer pas à pas. Quand je discute avec mon parrain, il me dit souvent que le couple, ça se travaille et que plus on fait ce travail (en communiquant, en lisant, en participant à des ateliers), et plus il se renforce. Et c’est vrai !
Notre vie est faite de challenges pour améliorer notre relation aux autres.

A chacun ses défis ! Pour certains, ça sera un cheminement et un travail à faire pour se rapprocher de son conjoint, pour d’autres ça sera de ses parents, de ses enfants, de ses amis, de ses collègues… Ou tout le monde à la fois 😉

Quoi qu’il en soit, voyons-le comme un cheminement où chaque petit pas compte. Sachons nous réjouir de chaque petite amélioration qui nous rapproche de nos… proches !

Et SURTOUT, ne cherchons pas à être un parent parfait !

Non seulement parce que chercher à réaliser l’impossible est le meilleur moyen de se décourager, mais aussi parce qu’on risquerait de mettre une grosse pression à nos enfants !

Imaginez que vous soyez du genre à ne jamais crier, à toujours vous contrôler, à avoir le ton juste en toutes circonstances : si votre enfant a du mal à maîtriser sa colère, à ne pas taper, à être gentil et serviable quand on lui demande, il a de quoi se dire “Je suis nul ! Je n’y arrive pas alors que mes parents, eux, sont parfaits ! Moi je n’y arrive pas, je dois vraiment être un bon à rien”.

Je connais des amis qui se plient en quatre pour leurs enfants et qui culpabilisent à mort de ne pas arriver à être aussi parfaits que l’étaient leurs propres parents… Quelle pression ! Montrer ses faiblesses à son enfant, c’est aussi lui montrer que nul n’est parfait, mais qu’on peut vivre avec ses faiblesses. L’important, c’est de les connaître, les accepter, et de chercher à les améliorer petit à petit.

Parents, enfants, on est tous pareils : imparfaits !

S’emporter, s’énerver c’est aussi l’occasion de dire à notre enfant : “Tu vois, moi aussi j’essaye de ne pas crier, de ne pas m’énerver, mais c’est parfois difficile et je n’y arrive pas toujours. Mais si on essaye de progresser, on va y arriver, chacun dans son domaine.”

Et quoi de mieux, pour un enfant, de voir un parent qui essaye d’améliorer les choses et qui petit à petit, à force de travail sur lui-même, parvient à moins s’énerver ? Avoir cet exemple-là de personne imparfaite pleine de bonne volonté pour mieux faire, qui progresse jour après jour, c’est faire comprendre à notre enfant que tout est possible. Même si cela peut prendre beaucoup de temps, et même si nous ne serons jamais parfaits.

Il y a des contextes ou des périodes où il est bien plus difficile d’être bienveillant !

Si vous êtes parent solo et/ou au chômage, avec le stress de retrouver un boulot, et/ou avec 3 enfants à gérer et personne pour vous aider,etc. en effet, il est encore moins évident d’être bienveillant avec vos enfants, et c’est normal !

Mais là encore, si nous avons le recul nécessaire pour prendre conscience qu’en ce moment ce ne sont pas nos enfants qui sont insupportables, mais nous-mêmes qui ne sommes pas dans les meilleures dispositions, un peu à cran, moins patients que d’habitude, c’est déjà énorme ! Certes, on s’est emporté pour la 3ème fois de la journée… Mais on peut s’ouvrir à notre enfant : “Tu sais, en ce moment, ce n’est pas simple pour moi. Je suis un peu stressé par des choses qui n’ont absolument rien à voir avec vous, et sache que si je m’énerve dans certaines situations, ce n’est pas parce que tu es plus méchant qu’un autre enfant :  c’est moi qui suis en colère, et je ne pense pas ce que je dis. Ce n’est pas à cause de toi si je me mets souvent en colère en ce moment (si un enfant sait très bien appuyer sur le “bouton déclencheur”, rappelons-nous que nous sommes responsables de notre propre colère. Une autre personne ne se serait pas forcément mise dans cet état à notre place !). Si tu pouvais davantage coopérer, cela m’aiderait beaucoup en ce moment.”

Apprendre à notre enfant à se détacher de la colère des autres, à prendre conscience qu’il n’en est pas responsable, est une belle leçon de vie !

Et n’oublions pas : c’est en prenant d’abord soin de nous, que l’on pourra prendre soin de nos enfants.

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Commentaires

Commentaires

58 réponses
Commentaires récents »
  1. Séverine Guy
    Séverine Guy says:

    Bonjour, il me semble aussi que la parentalité bienveillante n’est pas une méthode inné, simplement parce que beaucoup de parents comme moi ont eu d’autres modèles éducatifs pour se construire. Aujourd’hui, j’essaye de transmettre les outils de l’éducation positive aux parents d’enfants à Haut Potentiel afin de les aider à accompagner leurs enfants aux besoins spécifiques. La parentalité bienveillante est un chemin que l’on emprunte consciemment, un chemin qu’on emprunte avec humilité et où il est tellement important d’être bienveillant avec soi même ! J’essaye d’accompagner les parents sur ce chemin et qui sait, dans quelques années le modèle d’éducation positive sera peut-être le modèle traditionnel ! Au plaisir d’échanger avec vous. Séverine

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  2. milo
    milo says:

    Je suis une maman celibataire de 3 petits garcons ,des jumeaux de 3 ans et un grand de 7 ans,je travaille a temps plein et je m’occupe toute seule de mes enfants ,je n’ai aucune aide..Bref,j’ai du mal a me calmer avec le grand,il n’a pas confiance en lui,il voit tout negatif et ca me fatigue a la longue,alors qu’avec les jumeaux ca ne se passe pas trop mal..du coup je n’arrete pas de lui crier dessus tout le temps et meme de lui dire des mots mechants parfois…c’est plus fort que moi mais je n’arrive pas a changer envers lui,il en souffre et j’en souffre doublement….

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  3. Granola
    Granola says:

    Merci beaucoup pour cet article.

    Maman de 2 petites filles (4 ans 1/2 et 21 mois), c’est surtout avec mon aînée que j’ai toujours eu énormément de soucis à garder ma bienveillance.
    J’ai un tempérament très sanguin et ai tendance à vite m’emporter et donc à crier pour un rien. Mais très étrangement, j’arrive presque toujours à garder mon calme avec la plus petite (qui a aussi un sacré caractère pourtant) alors que ma grande me fait sortir de mes gonds pour un rien.

    Et pourtant, je l’adore ma grande, j’avoue même (à ma grande honte) que je la trouve plus « intéressante » que sa cadette (que j’adore également hein) : vive d’esprit, intelligente, ayant parlé très tôt et très bien, sachant lire parfaitement (je lui ai appris à sa demande), je devrais au contraire me montrer sympa avec elle… mais j’ignore pourquoi, je suis très exigeante avec elle, elle m’agace souvent par son impertinence et sa langue bien pendue, alors qu’elle a tant de qualités si précieuses!

    Je suis consciente qu’il y a quelque chose de très profond qui se joue entre elle et moi (à ses dépends malheureusement). J’arrive à percevoir certaines raisons qui expliquent en partie cet état de fait, mais certaines choses m’echappent encore malgré plusieurs séances psy que j’ai volontairement suivies à ce propos.

    Je regrette toujours après-coup mes pétages de plomb envers elle et ça me bouffe littéralement. Bien que je ne suis pas violente physiquement avec elle, il m’arrive de tenir des propos sous le coup de la colère bien plus violents qu’un paire de gifles je pense. C’est un cercle vicieux: plus je culpabilise, plus je suis angoissée de recommencer, et plus le stress monte en moi… et plus j’explose facilement!
    Certes, je parle beaucoup avec elle de tout cela, lui dis que maman a un gros défaut, celui de trop crier et de dire parfois n’importe quoi quand elle est en colère, que je l’aime de tout mon cœur: mais je sais aussi qu’elle n’a que 4 ans et qu’elle n’a pas le psychisme nécessaire pour comprendre et appréhender ces choses là. Je suis paumée et réellement désespérée, moi qui suis très pro-éducation bienveillante (ha ha, la bonne blague!).

    Heureusement, on passe de très bons moments ensemble malgré tout, on parle beaucoup, on rigole, on se fait des blagues, elle recherche beaucoup ma compagnie… et surtout, elle n’a jamais fait montre de jalousie envers sa petite sœur: au contraire, elle l’adore et est d’une gentilless extrême avec elle depuis toujours.

    Mais j’ai peur de la détruire avec tous mes débordements… tellement peur…

    Merci de m’avoir lue.

    Répondre
  4. Rose
    Rose says:

    Merci pour ce message, je suis admirative de cette bienveillance et j’aimerais mais je n’y arrive pas, surtout avec ma grande et je m’en veut tellement, elle est différente je le sais mais c’est tellement dur parfois, souvent, les années passent et m’eloigne D’elle alors que je l’aime cette enfant. Je suis triste. Avec son frère j’ai plus de facilité et elle me le reproche clairement et je peux la comprendre mais malgré tout, ça ne change pas! J’ai besoin d’aide.

    Répondre
    • Granola
      Granola says:

      Bonjour Rose,

      Comme tu pourras le lire à travers mon témoignage, je suis dans la même situation que toi (problèmes à gérer mon comportement avec mon aînée, alors que tout se passe plutôt bien avec ma cadette) et comme toi, cette situation me bouffe.
      Je t’envoie plein de courage car je suis bien placée pour savoir ce que tu traverses…

      Répondre
  5. narbonne
    narbonne says:

    Merciiiii pour votre article 😉 Mon 2ème a 2 mois, je l’allaite et je suis épuisée le plus souvent, ma grande est devenue une pile, pleine d’énergie, et il m’arrive de m’en vouloir de ne pas pouvoir être à son écoute, de crier, menacer quand je voudrais la responsabiliser, etc.

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  6. Chang ParentaliteZen
    Chang ParentaliteZen says:

    Bonjour,

    Merci pour cet article qui fait du bien. On essaye tous d’être au top, pour nous enfants et pour nous-même. Inutile de dire que chacun a déjà craquer plus d’une fois. Ce qui compte c’est de faire de son mieux, de se sentir en harmonie avec sa famille.

    Répondre
  7. karen
    karen says:

    Merci pour ce post ! J’ai 3 enfants et un boulot prenant, lorsque j’ai découvert la parentalité positive je me suis « ça c’est pour moi ! peu de temps avec mes enfants mais du temps qualitatif ! » Avec l’ainé j’ai tout de suite vu la différence, il avait besoin d’attention et de reconnaissance, aujourd’hui il est adorable, très compréhensif quand j’en peux plus et il arrête sa comédie dès qu’il sent qu’il atteint mes limites, mais je ne sais plus quoi faire avec le second… rien ne marche, ni la bienveillance, ni le jeu, ni la valorisation… j’ai beau reculer mes limites de la patience et de l’empathie, au bout du 3ème réveil nocturne, je pète un câble et j’en revient à la force et aux cris… est-il possible que des enfants soient hermétiques à cette forme d’éducation ? Merci en tout cas pour votre blog et votre livre !

    Répondre
    • Cool Parents Make Happy Kids
      Cool Parents Make Happy Kids says:

      Merci Karen, je ne pense pas les enfants y soient « hermétiques » mais c’est certainement plus facile avec certains qu’avec d’autres. Il y a plein de pistes différentes à explorer. N’hésitez pas à poser vos questions sur le forum si vous avez des problematiques en particulier. Nous sommes tous là pour nous aider !

      Répondre
  8. Adeline
    Adeline says:

    Merci infiniment pour cet article. Il met du baume au coeur à la maman que je suis, qui tente vraiment de progresser sur le chemin de la parentalité (aussi poisitive que possible 😉 Etre un parent serein, c’est vrai, c’est un peu la clé. Et le manque de sérénité, peut-être l’un des principaux obstacles de ceux qui voudraient faire mieux sans toujours y arriver…

    Répondre
  9. Beatrice
    Beatrice says:

    Merci !
    J’ai lu l’article tout en faisant autre chose mais plus je le lisais Et mieux je me suis sentie. Alors évidemment je me suis arrêtée de faire l’autre chose !!
    C’est vrai que j’aime vous lire car je comprends chaque idée avancée et développée. Et puis j’applique ce que je peux quand je le peux et à chaque réussite, mon cœur s’embrase de joie, de satisfaction. Alors oui, MERCI pour ces moments d’apprentissages dans la bienveillance et la déculpabilisation.
    Beatrice

    Répondre
  10. Jul
    Jul says:

    Ce qui est dommage au fond c’est que certains parents ne comprennent pas qu être dans la parentalite positive c’est avant tout être bienveillant envers soi, son mari, ses enfants. Il ne s’agit pas d’être parfait mais d’être épanoui. On fait des erreurs, on répare et on réfléchit à comment faire autrement la prochaine fois. Ça ne sert à rien de ruminer, de culpabiliser ou d’essayer de se déculpabiliser. Réfléchir, avancer, ça c’est constructif ! ????

    Répondre
  11. Caro
    Caro says:

    Bonjour à toutes et tous,
    Merci pour l’article c’est bien vrai, parfois on « pète  » un câble et après on s’en veut…
    Même si je sais que le chemin vers la parentalité positive n’est pas de tout repos, j’essaie, on essaie avec mon conjoint mais il y a parfois de la discorde alors comment se mettre raccord ?

    Bon courage à vous !

    Répondre
    • Cool Parents Make Happy Kids
      Cool Parents Make Happy Kids says:

      On a fait un débat sur cette question sur Facebook, vous pouvez aussi par exemple poser votre question sur le Forum pour que nous y répondions tous et que tous les parents dans le même cas puissent y apporter ou trouver une réponse ?

      Répondre
  12. fatima
    fatima says:

    merci beaucoup pour cet article ca me donne envie de pleurer moi qui suis tellement imparfaite et reve d etre dans la parentalite bienveillante a 3000% en tant que maman solo qui travaille c est pas facile…

    Répondre
  13. Coline
    Coline says:

    Une fois de plus, merci Charlotte pour cet article ! Votre façon de présenter l’éducation positive reste toujours bienveillante et jamais culpabilisante. Je rejoins le commentaire d’Evan, plus haut, sur le fait qu’on trouve peu d’articles sur toute la difficulté de mettre en place ce type d’éducation. Et pourtant, quel chemin à parcourir ! J’en apprends plus sur moi-même depuis bientôt 17 mois qu’en 28 ans de vie (et pourtant, avec mon boulot, je suis bien placée pour apprendre à me connaître ;-). La parentalité, qui plus est lorsqu’on choisit un mode éducatif différent du sien (et de celui de la plupart des personnes), est à la fois un vrai booster de bien-être et en même temps un parcours d’obstacles permanents. C’est tellement important de savoir qu’on n’est pas les seuls à « péter un câble », que c’est normal, et qu’on peut quand même y arriver (et qu’on ne va pas traumatiser nos enfants !!). Et qu’on a le droit aussi, notamment, au hasard, quand les nuits sont franchement écourtées 😉 Bref, que c’est le chemin nécessaire et les questionnements sont indispensables…

    Répondre
  14. Evan un papa patron
    Evan un papa patron says:

    Bonjour

    Le fond de ton message est bon, mais je pense qu’il peut être mal interprété selon moi.
    En ce moment, tous les parents qui pronent la parentalité positive sont en train de faire machine arrière : non ne vous disons pas d’être des parents positifs, non faites comme vous voulez.

    Mais en fait, ça a été toujours le cas. non ?
    En fait, chacun fait comme il veut, et depuis la nuit des temps.

    Cependant, nous, les parents, voulons le meilleur pour nos enfants, voyons bien que l’éducation d’avant n’est pas la meilleure (loin de là).
    Alors on se tourne vers cette nouvelle éducation (qui existe dans certaines pays, certaines familles depuis des générations j’en suis sûr), en pensant que c’est le saint graal.

    Et pour moi, ça peut l’être oui, mais … et oui il y a un mais : le chemin, la route pour y arriver, pour amener nos enfants et nous même vers la vraie bienveillance, la vraie empathie n’est pas simple et même très compliquée !

    Et je pense que beaucoup de sites, de blogs ont oublié tout simplement de parler des difficultés à appliquer, de comment se sortir des vrais difficultés.

    Car dans un monde où les parents ne sont qu’une infime partie de ce que fait l’éducation de nos enfants, comme voulez-vous qu’on y arrive bien ?!

    Bien à vous
    Evan, parent entrepreneur

    Répondre
    • Cool Parents Make Happy Kids
      Cool Parents Make Happy Kids says:

      Oui tu as raison. Mais l’important est de ne pas culpabiliser, ce que font malheureusement beaucoup de parents, alors que le but au contraire est de se sentir mieux.

      Répondre
  15. Laurie
    Laurie says:

    Très bel article qui nous fait du bien . En effet je progresse chaque jour ….un long chemin à parcourir lorsque l’on part de rien, Je dirais même lorsque l’on part de ce que l’on ne veut surtout pas être à notre tour pour nos enfants. Merci

    Répondre
  16. Laura
    Laura says:

    Bonjour, tout d’abord merci pour tous ses articles. Mais pour ma part ça ne me fais pas déculpabiliser.. j’ai opté pour l’éducation positive il y a 3 mois. J’ai deux filles (2 ans et 9 mois) et j’,avoue depuis 1 mois être méchante. Je m’en veux tellement mais je suis épuisée. Je ne peux plus et je ne tiens plus. Ce n’est pas une raison c’est vrai.. Je suis désolée de vous dire ça mais j’ai besoin d’en parler et votre site m’a semblé l’endroit le plus approprié pour moi.
    Je ne sais plus comment faire et j’ai parfois l’envie d’abandonner. Faire mes valises et repartir auprès de mes parents. Enfin bon j’ai deux merveilles en parfaite santé et très souriantes alors a moi de mettre mon caractère et mes ptits soucis dans le tiroir.
    Encore merci
    Laura

    Répondre
    • Cécile
      Cécile says:

      Laura. Vos enfants sont tous petits et c’est une période très difficile, la fatigue physique, l’aliénation de notre personne à un autre humain déraisonnable et exigeant parce que tout petit sont très dur à vivre. Si vous ne travaillez pas vous n’avez aucun moment de «repos» mental. Essayez de trouver des moments pour vous, demandez un peu d’aide dans votre entourage. Dites-vous, quand c’est trop dur, que cette période passe et elle passe très vite, alors engrangez des souvenirs pour plus tard ;-),

      Répondre
    • narbonne
      narbonne says:

      Ma grande a 6 ans et mon bébé 2 mois, je l’allaite et le rythme est dur.. parfois il y a une autre personne qui sort de moi et que je trouve bien peu sympathique – je pourrais même dire que je déteste cette personne là.. Si c’est pas ma fille qui me fait sortir de mes gonds, je rumine contre mon cher et tendre – je lutte pour garder le meilleur pour le bébé 🙂 … Je me suis mise à l’homéopathie et magnésium pour tenir dans cette période éprouvante 🙂 On oublie dans ces moments difficiles que ce sont seulement des périodes plus dures que d’autres, qu’il est humain de se trouver dans ses limites…

      Répondre
    • Mhinos
      Mhinos says:

      Comme je te comprends…… J’en ai 2 aussi 1 ans et 2 ans parfois c’est très dur j’en viens même à me demander si je n’ai pas fais une erreur en devenant mère…. Mais quand ils me serrent dans leur bras j’oublie tout les mauvais moments 🙂 quand ils sont jeunes si rapprochés et qu’on a choisi de ne pas travailler pour s’en occuper on est isolée, on se plie au rythme des enfants repas, sieste….. Et on a tendance à s’oublier.
      Je ne pense pas qu’il y ait de solution miracle et je suis persuadée que ce doit être beaucoup plus facile pour d’autres mais aussi beaucoup plus dur pour certaines. Soit patiente tiens le coup tu vas y arriver !!!!! Ils vont grandir et s’amuser ensemble ça te laissera quelques instants de répis avant la bagarre … 😋 Dis toi que dans 1 ans la grande va aller à l’école ça te laissera un peu de temps pour t’occuper de toi.
      Je te souhaite beaucoup de courage et si vraiment tu n’y arrives pas tu ne seras pas une mauvaise mère si tu les mets en crèche 😉
      Penses à toi un petit peu

      Répondre
    • Cool Parents Make Happy Kids
      Cool Parents Make Happy Kids says:

      Merci pour vos commentaires. Courage les mamans, n’oubliez pas que vous êtes les meilleurs parents pour vos enfants. N’hésitez pas à poster sur le Forum ou se retrouvent tous les parents lecteurs de Cool Parents Make Happy Kids pour partager, se soutenir et s’entraider entre parents.

      Répondre
  17. Laure
    Laure says:

    Vraiment merci pour cet article.
    J’ai lu un livre, deux livres, trois livres… et plus et toujours, je crie, et toujours, je me stresse sur des toutes petites choses… et toujours, je culpabilise d’être une mauvaise mère… Alors oui, j’essaie, mais le chemin est encore long…
    Alors encore une fois… MERCI!!!!

    Répondre
    • Cool Parents Make Happy Kids
      Cool Parents Make Happy Kids says:

      Courage Laure ! On passe tous par là. N’hésitez pas à vous abonner à la newsletter pour vous recevoir tous mes articles pour vous aider au maximum dans ce long chemin, ou vous inscrire à des formations.

      Répondre
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