Première rentrée école maternelle

La première rentrée à l’école maternelle, un grand moment pour les enfants comme pour les parents. Étape essentielle et parfois un peu déstabilisante alors comment s’y préparer pour accompagner au mieux nos enfants dans ce grand changement. Je vous propose dans cet article de détailler quelques clés à garder en tête, pour gérer cette période parfois pleine d’émotions. 

  • Avant le jour J
    • Parler de l’école en tout honnêteté
    • Ne pas en faire un moyen de pression
  • Le jour J
    • Gérer la séparation
    • Penser à l’objet transitionnel
  • Les jours suivants
    • Accueillir le ressenti de notre enfant
    • Accepter de ne pas savoir ce qu’il fait

En attendant, il n’y pas que l’école dans la vie (même si c’est important ! ) du coup pour profiter des moments de pause avant la rentrée,  on vous propose de transformer les prises de tête en joyeux moments en famille ! On vous a concocté un PACK CADEAU DE JEUX RIGOLOS (aucun matériel requis !) pour qu’ils deviennent les champions de l’habillage, qu’ils adorent ranger leur chambre et que le brossage des dents devienne un jeu d’enfant. Vous voulez le recevoir gratuitement dans votre boite mail ? Rien de plus simple : hop, inscrivez-vous ci-dessous !

 

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Avant la première rentrée à l’école maternelle

Anticiper et parler de l’école à notre enfant permet de l’amener doucement à comprendre que son quotidien va changer. Sans être trop insistant, nous pouvons par “petites touches” aborder le sujet.  Par exemple, lors d’une promenade nous pouvons passer devant l’école et lui en dire quelques mots : “le bâtiment c’est l’école, tu iras bientôt” – “tu as vu la cour de récréation, il y a une toboggan” – “Regarde sur les fenêtres, les enfants ont fait des dessins” … ou encore lui montrer nos photos de classe. 

N’hésitons pas aussi à être honnête avec notre enfant, aller à l’école peut être super mais apporter aussi son lot de difficultés. Il va être confronté à beaucoup de nouveautées (socialisation, apprentissage, collectivité…) Parlons donc de l’école de manière positive à notre enfant : on apprend plein de choses, on se fait des copains … Mais n’omettons pas de dire et de nommer les petites difficultés qu’il rencontrera certainement. En effet, si nous lui dressons un tableau trop idyllique de l’école, il y a de fortes chances pour qu’il soit déçu. C’est un peu comme quand nous l’emmenons chez le médecin pour un vaccin, lui dire que ça ne fera pas mal ne serait pas vrai. Nos enfants nous font confiance donc mieux vaut les prévenir et les accompagner. Nous pouvons leur expliquer (sans dramatiser non plus) que tout ne sera pas toujours rose et leur dire que c’est normal s’il y a des moments plus difficiles que d’autres. La première rentrée à l’école maternelle apporte beaucoup de changements pour eux. Montrez lui que vous serez disponibles pour l’écouter et l’accompagner dans cet étape.

Enfin, essayons de ne pas utiliser l’école comme un moyen de pression (un peu comme le père Noël !). Par exemple : “si tu ne partages jamais rien et fais des colères, tu ne te feras pas de copains à l’école” ou encore, “il ne faut plus mettre de couches pour aller à l’école”. Dans les deux cas, si notre enfant n’a pas envie d’aller à l’école, son comportement ne va pas changer voire va s’intensifier. Et si au contraire il a envie d’y aller, cela peut le démotiver. En effet, aller aux toilettes ou partager sont des choses peut être encore difficiles pour lui. N’oublions pas que tous les enfants vont à l’école (sage ou pas, avec des couches ou sans, comme ils ont toujours des cadeaux à Noël !) donc essayons de bien dissocier l’école de leurs comportements.

Le jour J

Afin d’être le plus disponible le matin de la première rentrée en maternelle, nous pouvons préparer à l’avance les vêtements et réfléchir à ce dont il aura peut-être besoin (goûter, doudou, gourde…)

Ensuite, arrivera certainement le moment le plus difficile à vivre lors de cette première rentrée en maternelle : la séparation. Cette étape est difficile pour notre enfant surtout si elle l’est pour nous parents. Je me souviens avoir eu les larmes aux yeux sur le trottoir de l’école en déposant Romain pour la première fois. Pour que ce moment se passe au mieux, évitons au maximum de le faire durer. Faisons confiance aux maîtresses et aux ATSEM pour les prendre en charge. Si notre enfant pleure, tentons de lui montrer un visage rassurant. Parfois simplement détourner son attention sur une activité qui lui plait suffira mais peut être y aura-t-il de grosses larmes (il faut s’y préparer en temps que parent !). S’il part directement dans la classe, super! Disons juste au revoir de loin pour lui faire comprendre que nous partons, et hop on s’éclipse doucement. Sachant que généralement le premier jour se passe bien, c’est le deuxième qui est plus compliqué… 🙂

Pour ma part, afin d’éviter une deuxième séparation à l’heure du midi, nous avions décidé de laisser Romain à la cantine dès le premier jour. Sur le moment, je me sentais un peu coupable de lui imposer une journée complète dès le premier jour mais avec le recul, cela a peut être éviter une crise de larmes supplémentaire.

Enfin, pour gérer ce passage émotionnellement fort, notre enfant pourrait avoir besoin d’un objet transitionnel. N’hésitez pas à en parler avec lui, lui demander s’il veut prendre son doudou à l’école ou un autre objet. D’autres petits stratagèmes fonctionnent parfois assez bien comme par exemple dessiner un petit coeur sur sa main et sur la votre pour lui montrer que vous pouvez penser l’un à l’autre sans vous voir. 

 

… Et les jours qui suivent la rentrée …

Notre enfant ne veut pas y retourner … pas de panique, nombreux sont ceux qui pleurent davantage le deuxième jour que le premier. Nous pouvons simplement accueillir le ressenti de notre enfant sans essayer de le raisonner : “mais si untel est sympa, tu vas te faire des copains”. Notre enfant a plutôt besoin de notre soutien, de voir qu’on le comprend. Cherchons à savoir ce qui se cache derrière un “je ne veux plus aller à l’école, l’école c’est nul”. Essayons de le faire parler, de savoir ce qu’il préfère et ce qu’il déteste. Tentons d’être dans l’empathie  “Tu sais moi aussi quand j’étais petit, j’ai trouvé cela très difficile les premiers jours, puis je me suis fait des amis”. Parler de nous ou prendre l’exemple de quelqu’un permet de l’aider à décrire et à cibler les difficultés.

Pour ma part, ce qui m’a le plus perturbé c’est que je n’arrivais pas à savoir ce que Romain faisait à l’école. Avant, à la crèche ou chez la nourrice, nous avions le détail, et là du jour au lendemain plus rien. Il ne racontait aucun moment de sa journée et quand je lui posais des questions la seule réponse était : “je ne sais pas”. Alors ce qui fonctionnait bien était le raisonnement par l’absurde par exemple : “tu as mangé du chameau à la cantine ou peut être des brocolis?” Souvent il rigolait et m’en disait un peu plus. Leur raconter notre journée peut aussi les amener à parler de la leur. 

Et puis, à y réfléchir, savoir ce qu’il faisait était surtout un moyen pour moi de me rassurer :-). Maintenant qu’il est en moyenne section, je me suis aussi fait une raison. Je me dis que 

s’il ne me raconte rien c’est que tout doit bien se passer à l’école. Respecter leur espace sans chercher à tout prix à savoir c’est finalement aussi le laisser grandir.

Les petites astuces à retenir pour préparer au mieux la première rentrée à l’école maternelle 

  • Être positif en parlant de l’école sans cacher les difficultés que notre enfant pourraient rencontrer
  • Discuter avec lui de la séparation et d’un éventuel objet transitionnel
  • Etre à l’écoute sans chercher à le raisonner, ni à savoir absolument tout ce qu’il fait en détail 🙂

Et surtout, se raisonner soit-même 🙂 Il devient grand et c’est juste génial, nous lui avons offert tout notre amour pour que justement il puisse voler de ses propres ailes, commencer à se faire des amis, à avoir une vie, SA vie, en dehors du cocon familial. Finalement n’est-ce pas ce que nous lui souhaitons : apprendre à vivre, à être heureux sans nous ? Oui ce n’est pas toujours facile, mais cela lui réserve le bonheur de se voir grandir, d’arriver à surmonter les difficultés, et de belles amitiés à partager.  

Tout cela est une étape, et il n’y a pas de raison qu’il n’arrive pas à la surmonter. Il faut juste parfois se montrer patient 🙂 Prenez-soin de vous. 

 

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