Propreté bébé

Parfois certains ont de la chance : du jour au lendemain leur enfant demande à ne plus avoir de couches, la propreté bébé est alors bien simple. Mais pour d’autres (la plupart d’ailleurs), c’est un peu plus compliqué…

Alors comment accompagner notre bébé, l’encourager, trouver les bonnes motivations, faire face aux accidents, pour qu’il puisse en douceur avoir le plaisir d’abandonner ses couches et de gagner en autonomie ! Cette étape n’aura bientôt plus de secrets pour vous : 15 astuces pour faciliter son passage de la couche au pot, voir même directement aux toilettes !

Qu’on soit en plein dedans ou que ce soit quelque chose que l’on anticipe seulement, voyons ensemble pour mettre en place les facteurs favorables à l’acquisition de la propreté pour notre bébé !

  • L’apprentissage de la propreté pour bébé, c’est quoi et à quel âge ?

Avant tout chose, si nous utilisons ici le terme propreté bébé par abus de langage (non, bébé n’est pas sale !), et d’apprentissage, notons qu’il s’agit plutôt de l’accompagner dans la découverte de ses sensations et l’acquisition naturelle de la continence (maîtrise des sphincter) !

Donc la continence, c’est certes “l’adieu aux couches”, mais c’est surtout et nouveau pas vers une autonomie positive (et youpi quand même pour la fin des couches 😉).

Maintenant, la fameuse question ? Quel est le meilleur moment et le meilleur âge ?

Comme tous les apprentissages chez les enfants, ça dépend… Belle réponse de normand non ?

Et oui, si l’acquisition de la continence se fait en moyenne vers 2 ans et ½ (ou plus tôt si vous avez pratiqué l’HNI), dans les faits, c’est en général entre 20 mois et 3 ans et 1/2 (voir un peu plus, notamment pour la nuit). Alors comment savoir si notre bébé est prêt ?

Certains bébés réclament directement, d’autres sont gênés par leurs couches pleines, soyons attentifs car pour la propreté de bébé comme pour d’autres choses, la seule règle qui existe, c’est chacun son rythme. Et vous, êtes-vous prêt ? Super, passons à la suite !

  • Encourager bébé pour le pot, ou les toilettes : de pression à motivation

On l’a déjà dit, pour certains bébés, la propreté ou la maîtrise de son sphincter vient tout naturellement, mais pour d’autres cela prend un peu plus de temps. Pas de panique, nous allons voir ensemble des astuces pour accompagner notre bébé et lui donner envie !

Tout d’abord, dans mon travail, la pression négative ou la menace, je n’aime pas ça. Je suppose que vous non plus ?  Nos enfants, c’est pareil, et même pire !

Ok, mais la perspective de l’école, les questions de ma belle-mère, le fils de notre meilleure amie qui a été propre à 22 mois, ça peut nous mettre la pression, non ? Et bien justement, c’est éventuellement notre pression mais pas la sienne.

Pour lui, ce qui compte, c’est qu’on lui transmette notre enthousiasme (imaginez… bientôt un peu plus d’autonomie !), et qu’on lui présente cela sous un aspect ludique.

Par exemple, mettons de côté ma remarque de la semaine dernière, « attention, pour aller à l’école, tu as intérêt à être propre ! » (Oui, je n’ai pas toujours les meilleurs mots au meilleur moment, et si vous êtes comme moi, ne vous inquiétez pas, l’important est d’avoir une ligne globale positive, non ?) puis essayons ensemble de la transformer en quelque chose de plus attrayant comme : « tu verras, à l’école, il y a des toilettes exprès pour les enfants avec pleins de jolis dessins sur les murs ! ».

La motivation, c’est bien beau, mais concrètement, on fait comment ?

  • Astuces pour faciliter et encourager

D’abord, le matériel :

  • Un pot, voir deux selon la taille de la maison !
  • Pourquoi pas des stickers pour le décorer si notre enfant n’est pas trop rassuré par ce nouvel objet,
  • Une marche pour atteindre la chasse d’eau (certains pots, font les 2, c’est franchement pas mal), car, ça, c’est souvent le moment que les enfants adorent !
  • Des exemples, les enfants adorent les analogies et s’identifier via les livres
  • Et surtout… des culottes/slips, s’ils sont jolis et attrayants c’est encore mieux !

Privilégions également les maillots de corps (plus rapide pour les urgences et plus facile à changer que les body en cas d’accident), puis des affaires de rechange pour chaque ballade afin de limiter, le cas échéant, la gêne pour lui et le stress pour nous !

Nous sommes prêts, mettons-nous en mode « coach bien-être » avec :

  • Un objectif : « apprendre et faire comme papa/maman, grandir, faire tout seul… »,
  • Des étapes réalistes pour ne pas décourager : La 1ère sortie sans couches pour 3h de shopping, certes, ça fait rêver, mais ce n’est pas un peu ambitieux ? Privilégions plutôt des sorties « tests », c’est-à-dire courtes et SURTOUT sans rendez-vous ultra important derrière.

Et ensuite :

  • On valorise l’effort et le chemin parcouru : « C’est vrai, il y a quelques gouttes dans la culotte, mais cette fois-ci, tu as senti que le pipi venait tout seul, c’est sacrément chouette non ? », puis, « Bravo, tu as réussi à attendre le pot pour faire pipi, ça c’est un sacré progrès » (voir ici pour aller plus loin sur les compliments),
  • On rassure et on encourage :

« Moi aussi, quand j’étais petite ça m’est arrivée de faire pipi dans ma culotte et il m’a fallu du temps pour apprendre et j’ai fait comme toi, j’ai appris ! ». Bin, oui, pas vous ?

En revanche, on abandonne le planning et la date d’échéance ! Là, ce n’est clairement pas nous qui décidons (#soupirs).

Notre bébé est motivé, super, nous n’avons plus qu’à sauter le pas ensemble !

  • Les accidents, peut-on les anticiper et comment prévenir ?

Ok, la théorie c’est bien. Le respect de l’enfant et de sa maturité, évidemment nous sommes tous pour. Mais parfois, franchement, ce n’est juste pas le moment de l’accident.

C’est vrai, si on ne peut pas tout prévoir, bonne nouvelle, on peut quand même s’y préparer.

Commençons par identifier, la ou les situations gênantes et anticipons-les.

Pourquoi ? Car réfléchir à notre réaction face à certaines situations peut nous aider à vivre plus sereinement la scène si le moment se présente.

Pour certains, ce sera la voiture. Pour d’autres, la salle d’attente bondée chez le médecin. Ou encore, juste au moment où nous le prenons dans les bras (oui, ça sent le vécu ça…)

Pour moi, je crois que ce serait sur le canapé chez des amis….

Tout d’abord, commençons par l’aspect pratique : un sac plastique pour les affaires sales (un petit, du type, les sacs poubelles de couches) et des affaires de rechange avec nous.

Pour le siège auto, un sac plastique recouvert d’une serviette : la serviette absorbe, le plastique fait barrière.

Ensuite, nous pouvons proposer de faire pipi avant les situations où l’on sait que cela va être délicat. Chez certains, ça fonctionne bien, le mien, moins, c’est quand il l’a décidé… donc mieux vaut ne pas insister et essayer de le raisonner sinon il se bloque. Dans ce cas-là, rusons un peu et détournons l’attention via une histoire telle que “tu connais l’histoire du petit garçon qui n’avait pas du tout envie de faire pipi ? Et bien figure-toi que …”, tout en l’amenant aux toilettes.

Repérons les toilettes en arrivant dans un nouveau lieu ou encore prévenons les amis (discrètement bien sûr, pas devant l’enfant qui pourrait en prendre un coup pour sa fierté), qui pourront éventuellement répondre « s’il y a un accident sur le canapé, pas de problème, en revanche, ce fauteuil, je ne peux pas le laver ».

Et pour finir, se répéter que cela peut arriver (voir même que cela risque d’arriver plusieurs fois) et que personne ne sera jugé, ni vous, ni moi, ni notre enfant.

  • Comment réagir en cas d’accident ?

On rassure, on encourage ! Qui aime être montré du doigt quand on n’a pas réussi quelque chose ? « Regarde, tu as encore fait pipi dans ton pantalon alors que ta cousine est déjà propre » ! Peut-être, mais ils sont tous différents donc évitons les comparaisons.

Donc devant le fait accompli, prenons une serpillère en expliquant simplement à quoi cela nous sert, notre fameux sac de rechange et montrons à notre enfant que nous comprenons que ça demande des d’efforts pour apprendre, surtout quand il y a plein de jouets trop chouettes qui nous font tout oublier. Et oui, la découverte de la propreté chez les bébés, c’est aussi ça !

  • Et si l’accident nous énerve vraiment ?

L’autre jour, mon fils a voulu mettre une culotte. Une petite heure après, je lui propose le pot et il me répond fermement : « non j’ai pas envie, pas besoin de faire pipi ! » et 30 secondes plus tard, je le vois écarter les jambes en disant « oh »… Autant la majorité des accidents, je les comprends et je sais qu’il faut laisser du temps. Mais là… « Paul, là, je ne suis pas contente, je sais que ce n’est pas facile de sentir quand le pipi va arriver, en revanche, je viens juste de te proposer le pot car cela fait longtemps que tu n’y as pas allé et tu as refusé catégoriquement ! Je ne comprends pas ! » « Comment est-ce qu’on peut faire la prochaine fois, est-ce que tu es d’accord pour me faire confiance et aller au pot même si tu n’as pas l’impression d’en avoir envie ? ».

Je ne sais pas si c’était la meilleure réponse mais j’ai pu exprimer ma frustration sans l’humilier donc j’étais zen pour la suite et pour pouvoir trouver un accord. C’est déjà pas mal non ?

  • Propre pour le pipi mais pas pour la selle

Un petit rappel psychologique, pour certains enfants, faire pipi ou caca, c’est perdre une partie de soi (encore plus vrai avec les selles), un peu angoissant non ? Expliquons que c’est un processus normal, que ce qu’on mange se transforme et qu’une partie va dans la couche. Rajoutons que c’est important pour être en pleine forme et que papa et maman aussi, ils vont aux toilettes !

Certains enfants sont même paniqués à l’idée de tirer la chasse et de voir cette jolie boule sortie d’eux disparaître à tout jamais. Ecoutons-les et ramenons-les sur un aspect pratique et concret, « tu vois, en dessous il y a un gros tuyau, qui emmène le caca quand on tire la chasse, donc on peut lui dire, ‘au revoir caca, bon voyage’ ».

Attention en revanche, cette peur un peu panique de certains peut entrainer des constipations et des douleurs à chaque selle dues à de petites fissures anales, choses assez fréquentes chez les enfants. A faire vérifier par le médecin pour qu’il conseille un traitement si nécessaire et ça rentre vite dans l’ordre.

  • En journée la propreté de bébé c’est ok, mais les siestes et la nuit dans tout ça ?

Certains enfants deviennent continent quasiment en même temps pour, le jour, la sieste et la nuit. D’autres non, il n’y a pas vraiment de règle, à part peut-être une légère tendance à ce que cela soit plus rapide pour les filles.

Il rentre à l’école mais il a encore une couche pour la sieste, que faire ?

Il est prévu qu’il fasse la sieste à l’école ? Pas de stress, tout d’abord, cela peut se débloquer dans les derniers jours, ensuite, il y a généralement une tolérance pour les accidents de propreté surtout après la rentrée. Mais cette fois, restons dans l’instant présent et n’anticipons pas tous les hypothétiques problèmes, nous aviserons bien le moment voulu ?

Ça dure un peu et il fait la sieste chez vous ou chez la nounou ? Est-ce que le fait qu’il ait une couche le dérange ? Pas forcément ? Alors où est le problème ? Et si on lui laissait encore un peu de temps ?  

  • Témoignages de découverte de la propreté pour bébé

Ici, pour ma plus grande, après des mois d’un désintérêt très prononcé pour le pot (j’étais patiente mais un peu désespérée quand même) elle a réclamé d’un seul coup : « moi, aujourd’hui, je mets une culotte ». Elle était très motivée, et grâce à cela, l’acquisition de la propreté a été plutôt rapide (pour le dodo, on s’est quand même levé chaque nuit pendant 2 semaines d’affilées pour changer les draps, mais après, plus d’accident !).

Mon deuxième, c’est différent, une autre expérience de propreté bébé : il a fait connaissance avec le pot assez tôt mais plus par curiosité que par envie.

Après une semaine de vacances chez les grands-parents où il y est allé plusieurs fois avec des déclarations comme « gros pipi, papa et maman, ils vont être contents », nous avons cru que c’était le bon moment. Mais, refus catégorique avec nous !

Nous avons décidé d’attendre pour ne pas le braquer, et surtout, on ne voulait pas qu’il devienne propre pour nous, mais pour lui. Récemment (2 mois après), la demande de mettre les culottes que j’avais déballées avec lui avec beaucoup d’enthousiaste est arrivée…  

Coup de bol, on est en vacances, l’occasion rêvée ! On a eu des accidents bien sûr, mais il y a 2 jours il m’a dit : « culotte pour la sieste » ! Après un instant de stress, j’ai vu qu’il était confiant : pourquoi pas ? Et au pire, c’est en essayant qu’on apprend… Résultat, 3 siestes au sec ! Ce soir, il m’a dit « dodo sans couches », je lui ai rappelé notre règle, « pour le dodo sans couches : c’est pipi au coucher ». Habituellement il n’aime pas les contraintes, mais là, il était fier d’accepter et… je vous dirais la suite dans les commentaires 😉

Comme chaque histoire est différente, voici d’autres témoignages d’apprentissage ou de découverte de la propreté dans cet article. Et vous, quelles sont vos astuces ?

Maÿlis, maman de 2 enfants, 5 ans ½ et 2 ans et 9 mois.

 

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Commentaires

Commentaires

1 réponse
  1. Celine Newstart
    Celine Newstart says:

    Ah l’apprentissage de la continence, une nouvelle étape qui s’apprivoise et qui fait appel à notre créativité ! Grâce à votre article j’apprends que pour nos enfants faire ses besoins est comme perdre une partie de soi. J’ai remarqué que mon petit a mis en place un rituel d’au-revoir avant de tirer la chasse. Je trouve cela mignon et positif, comme une prise de conscience d’une séparation et un début d’acceptation. Merci pour votre article très instructif.

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