Ăvidemment, dĂšs que l’on a deux enfants d’Ăąges diffĂ©rents, il y a le « grand » et le « petit »
Mais en fonction des familles, le rang que chaque enfant occupe dans la fratrie a plus ou moins dâimportance. Selon les parents et le caractĂšre des enfants, il y a une relation grand/petit qui s’instaure ou au contraire une relation plus Ă©galitaire. Souvent, on demande au grand de sâoccuper du petit. De ce fait, il se sent responsable de son petit frĂšre, lui dit ce quâil faut et ce quâil ne faut pas faire. Et son avis est considĂ©rĂ© comme plus juste que celui du petit.
Le plus Ă©tonnant, câest que ce statut de « grand » ou de « petit », d’aĂźnĂ© ou de cadet, dans la fratrie perdure parfois dans le temps. MĂȘme quand la diffĂ©rence d’Ăąge ne compte plus, certaines personnes restent « petit frĂšre » ou « grand frĂšre », « petite sĆur » ou « grande sĆur » ; et une sorte de respect  hiĂ©rarchique perdure. Certains parents continuent mĂȘme de sâoccuper davantage du petit dernier… mĂȘme s’il a 42 ans !
Pourtant, y a-t-il parmi votre fratrie, des petits derniers qui aiment quâon les caractĂ©rise de « petits » ?

Qui a envie dâĂȘtre « le petit » ? Peut-ĂȘtre, Ă©ventuellement, ceux qui avaient justement le statut de « grands » ? Mais sĂ»rement pas ceux qui ont Ă©tĂ© les « petits » et qui ont grandi sous les ailes de leur grand frĂšre. Dâailleurs, on dit souvent Ă lâaĂźnĂ© « Toi, tu es le(a) GRAND(e) sĆur/frĂšre » avec une certaine fiertĂ©, une touche de responsabilisation… il est bien plus rare de dire au petit « Toi, tu es le PETIT sĆur/frĂšre ». Car finalement, on nâaime pas ĂȘtre considĂ©rĂ© comme le petit, et encore moins si son aĂźnĂ© profite de son statut pour ĂȘtre dominateur, et continue Ă l’Ăąge adulte d’avoir le statut de celui qui a « plus raison »…
A lâinverse, on nâa pas non plus envie dâĂȘtre considĂ©rĂ© comme le grand, dâĂȘtre celui que lâon sanctionne, dont on sâoccupe moins, qui doit porter la responsabilitĂ© de son petit frĂšre.
Si nos enfants ont par exemple 3 ans et 1 an. Il est certain que nous ne pouvons pas les Ă©lever de la mĂȘme façon. De fait, lâaĂźnĂ© peut faire certaines choses que le petit ne peut pas faire, et le petit a besoin quâon lâaide davantage. Il est possible qu’au sein de la fratrie, lâun prenne le dessus sur lâautre.
Pour prolonger cet article et avant de continuer Ă vous dĂ©voiler mes astuce, sachez que j’ai créé un Pack « Team FrĂšres & Soeurs », avec des pistes et des clefs pour une fratrie unie. Pour le recevoir gratuitement dans votre boite mail, rien de plus simple, laissez-nous votre mail ci-dessous ! Un peu moins de jalousie & de chamaillerie, et une fratrie (plus) unie, c’est bon pour tout le monde, non ?
Changer nos paroles pour changer la relation entre frĂšre et sĆur
En tant que parents, ne pourrions-nous pas traiter leur relation Ă Ă©galitĂ© ? Il nây aurait plus de « petit frĂšre » ou de « grande sĆur », ils seraient simplement « frĂšre et sĆur ». Et chacun aurait les mĂȘmes droits et devoirs l’un envers lâautre.
Il nây aurait pas la grande qui doit sâoccuper du petit, et le petit qui doit vivre sous la protection de la grande, mais deux frĂšres et sĆurs qui peuvent sâentraider, et prendre soin lâun de lâautre.
- Nous, parents, ne dirions plus « Emma, câest ton petit frĂšre, tu dois lâemmener jouer avec toi ! » mais « LĂ©on, allons voir si tu peux jouer avec les filles ».
- Nous ne dirions plus « Emma, accompagne ton petit frÚre voir le monsieur qui joue de la musique » mais  « Oui, vous pouvez aller voir le musicien ensemble ».
Aujourd’hui que les enfants ont 8 ans, 6 ans et 1,5 ans, la diffĂ©rence d’Ăąge entre l’aĂźnĂ© et la derniĂšre est bien plus importante. Pourtant, j’aime donner autant la possibilitĂ© aux « grands » d’aider la « petite », que l’inverse. Les grands ne veulent pas ranger ? « Demandez Ă ZoĂ© (qui adore ranger) de vous aider ! ». « ZoĂ© est-ce que tu peux apporter Ă Joy sa robe ? ». « ChĂ©rie, est-ce que tu peux aider LĂ©on a porter tout ses legos, il semble bien trop chargĂ© ». ZoĂ© est alors trooop contente d’avoir des responsabilitĂ©s, et les deux autres s’attendrissent de voir que le (petite) sĆur peut aussi leur rendre service. Bien sĂ»r, il ne s’agit pas de transformer la petite derniĂšre en larbin, mais de lui donner une vraie place dans la famille, oĂč elle puisse se sentir utile (voir aussi les clĂ©s de la discipline positive).
ConsidĂ©rer nos enfant comme une Ă©quipe, un binĂŽme, un tandem…
C’Ă©tait un peu nos Quick et Flupke, Mickey et Dingo, Black et Mortimer, et ils sont devenus maintenant nos 3 Mousquetaires
Déposer / Voir les commentaires


Commentaires