Bouteille de retour au calme : la solution Montessori face aux colères

bouteille de retour au calme

Je ne sais pas pour vous, mais j’avoue que je me sens parfois bien démunie quand mon adorable fiston se met à crier, hurler, se rouler par terre, ou taper des pieds (quand ce n’est pas moi )… Bref quand mon cher petit ange pique une grosse colère. Issue de la pédagogie Montessori, la bouteille de retour au calme est conçue justement pour aider les jeunes enfants (et pas qu’eux finalement) à retrouver la sérénité. Pour trouver comment la fabriquer, fastoche, il y a plein de tuto… Mais comment la mettre en place avec nos loulous pour qu’elle soit adoptée ? Voici les conseils de Caroline, maman de Léo, 6 ans et Maëlle, 3 ans, qui nous raconte comment ça a changé son quotidien !

Au programme :

 

Bouteille de retour au calme, à quoi ça sert ?

… à revenir au calme me direz-vous, et vous avez raison ! Plus concrètement…

Entre 2 et 3 ans, mon fils avait tendance à piquer de grosses colères (mais grosses… GROSSES) ! Il voulait se faire comprendre et avait parfois du mal à accepter la frustration, les contradictions et contrariétés ! Bref, quand ça n’allait pas dans son sens. 

En discutant avec une amie dont le fils était à l’école Montessori, elle m’a parlé de leur manière de gérer les colères. Le principe : organiser un espace muni d’un kit de secours d’urgence spécial ‘tempête émotionnelle’ permettant à l’enfant de laisser sortir sa colère (ou de la laisser s’apaiser) dans un endroit de sécurité où reprendre ses esprits. 

Dans cet abri, ils avaient installé une boîte à colère comprenant la fameuse bouteille de retour au calme. Il s’agit en fait d’un simple contenant (bouteille, bocal ou flacon) rempli de liquide coloré agrémenté de paillettes, de perles, de coquillages, etc. 

Lorsqu’on sent la pression monter, l’objectif est de le secouer énergiquement puis de regarder tous les objets en suspension tournoyer et se redéposer petit à petit au fond de la bouteille. Un principe tout simple et efficace : on se concentre sur le mouvement et on sort de ce que l’on ressent… Un peu comme regarder les flocons de neige tomber.

Associer notre enfant à la création de sa bouteille de tranquillité

Nouveau

Plus que quelques jours ! Offrez-vous un moment de complicité 🎄

Ce qui a grandement participé au succès de l’adoption de ce nouvel objet, c’est que j’ai pris le temps de créer ce petit coin et la bouteille avec mon fils en lui expliquant “Tu sais, quand tu es en colère fort fort comme ça. C’est très difficile de s’arrêter. Parfois, on dit ou on fait des choses qu’on ne pense pas et après, on les regrette. Ce que je te propose, c’est qu’on fabrique ensemble un petit coin rien qu’à toi où tu pourras te réfugier quand tu sens que ça bouillonne, que quelque chose t’énerve, que tu vas exploser… On va fabriquer un objet magique que tu pourras secouer autant que tu veux. Ensuite, tu pourras regarder toutes les paillettes tomber en respirant bien profondément. Et quand tout sera revenu au fond, tu pourras vérifier si tu as besoin de secouer à nouveau ou pas !” On a commencé avec une boule à paillettes ramenée de vacances, puis il a eu envie de fabriquer LA SIENNE. 

Et lorsque nous avons fait les courses, c’est mon fils qui a choisi les paillettes, la forme du flacon, les coquillages qu’il souhaitait mettre dedans. Je pense que ça a vraiment aidé à ce qu’il s’approprie cet objet comme étant le sien, rien que pour lui… et moi j’ai fait la mienne en même temps (parce que bon, s’énerver, ce n’est pas réservé aux enfants malheureusement ! )

D’ailleurs, si vous cherchez d’autres clés et astuces pour gérer ce genre de situations, recevez (gratuitement) notre PACK ANTI-COLÈRES : le dossier ultime pour gérer les crises ! Bourré de conseils et idées bienvenues, il aide à mieux vivre ces moments difficiles. Pour le recevoir, laissez-nous votre email ci-dessous et on vous l’envoie directement dans votre boite.  

Comment fabriquer sa bouteille de retour au calme ?

Pour ce qui est de la fabrication de la bouteille anti-colère, c’est très simple, on trouve facilement plein de tutoriels sur internet. Il suffit de choisir :

  • un flacon (en verre ou en plastique, moins fragile bien sûr), 
  • des paillettes, 
  • éventuellement du colorant,
  • de l’eau ou éventuellement de la glycérine (les paillettes retombent moins vite ainsi), 
  • et des petits objets choisis par l’enfant (petits joujoux, coquillages, perles…). 

Sitôt fabriquée, sitôt adoptée ! 

Nous avons donc organisé dans un coin de sa chambre une petite tente faite maison avec un gros coussin et sa fameuse bouteille de retour au calme. Et comme les enfants apprennent avant tout par imitation (les fameux neurones miroir mis en évidence par les neurosciences), j’ai pris soin de m’installer également un petit espace.

Petit à petit, assez rapidement en fait, lorsque quelque chose l’énervait, il tapait des pieds en me foudroyant du regard (si c’était ma faute ) et en me disant : “moi, vais chercher bouteille maman !”. Puis il s’asseyait dans sa tente, mettait la musique de sa veilleuse, et agitait sa bouteille de toutes ces petites forces avant de regarder les paillettes retomber. En ressortant, j’avais souvent le droit à un gros câlin.

D’ailleurs, Léo a tellement adopté sa bouteille, qu’un jour, alors qu’il était en vacances chez ses grands-parents, il a été chercher la boule à neige de sa chambre.

C’est tellement inconfortable de se sentir submergé par ses émotions ! Alors, essayons de leur donner les clés pour les reconnaître, les comprendre et les transformer. Parce qu’il n’y a pas de bonne ou de mauvaise émotion . 

Voici quelques articles qui pourront vous aider à accompagner les émotions de notre enfant et les nôtres :

La colère est passée, et après ?

Personnellement, j’ai tendance à vraiment exploser (et je m’en mords souvent les doigts) ! J’essaie d’apprendre à m’isoler et à laisser retomber la pression. Et dans un deuxième temps, il est possible d’évoquer bien plus calmement la situation.

Lorsque ce sont mes enfants qui se mettent en colère, j’essaie aussi de lui laisser ce temps de repos et de retour à soi avant de prendre le temps de discuter sereinement. Cela permet de réexpliquer tout tranquillement qu’il a le droit d’être en colère et que c’est important de dire quand les choses ne conviennent pas, mais que pour autant, on peut prendre ce temps sans agresser les autres.

 

Déposer / Voir les commentaires

Nos actualités

ACCOMPAGNEMENT SOMMEIL :

“Il dort enfin…(et nous aussi!)?” 15 jours d’accompagnement Réservez pour septembre > Je réserve ma place

COACHINGS DE FIN D’ANNÉE :

“SOS Colères” (Parentalité / Développement personnel) Du 17 novembre 2022 au 26 janvier 2023 > Découvrir

“Osez vivre pleinement sa vie” (Développement personnel) Du 15 mars au 26 avril 2023 > Découvrir

Commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Accueil L'appli' Le blog