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Le burn-out familial : signes et conséquences, Comment l’éviter?

Le stress au travail, la rentabilité, la peur de l’échec, les pressions de la hiérarchie… Vous pensez à quoi ? Au burn-out, vous avez raison ! Dans le cadre professionnel le burn-out est reconnu et maintenant pris très au sérieux. En revanche, le burn-out familial, lui, reste encore tabou. Nous voudrions tous renvoyer l’image d’une famille épanouie, souriante, sans cri, sans pleur… Bref, une famille « cool ». Pourtant parfois, il en est tout autre une fois que l’on est chez soi.

Clémentine, maman de Romain 4 ans et Vincent 20 mois, nous raconte cette descente aux enfers et le parcours de résilience pour remonter la dure pente de la dépression. 

La vie de famille n’est pas un long fleuve tranquille

Elle cache remous et bouillonnements et peut parfois se transformer en une cascade sans fin. Le stress quotidien et répété, la fatigue, les pressions que l’on se met ou que l’on subit poussent certaines familles vers un épuisement physique et psychologique. Aucun membre de la famille n’est épargné. Parents comme enfants subissent ce stress nocif.

Alors me direz-vous, comment arrive-t-on à un état d’épuisement tel que la vie de famille devient un fardeau (et ce malgré tout l’amour que l’on porte à nos proches) ? Quels sont les signes précurseurs et comment apaiser notre quotidien pour éviter le burn-out familial ?

Tranche de vie d’une famille au bord de l’implosion, au cœur du burn-out familial

Quand stress et fatigue conduisent à l’épuisement émotionnel, PSYCHOLOGIQUE et physique

“La porte claque, les mots volent, sifflent, cassent. Mon mari se terre dans la cuisine regardant une vidéo sur la tablette, écouteurs vissés sur le crâne, le petit hurle dans son lit, l’aîné crie en se bouchant les oreilles tout en courant dans le couloir et moi assise par terre, les yeux remplis de larmes, je ne sais plus quoi faire.

Notre quotidien avec l’arrivée de notre deuxième enfant était devenu un calvaire. Le stress du quotidien rythmé par les petits soucis de santé du dernier, la routine chronométrée entre école, nourrice, médecin et travail, les nuits hachées voire inexistantes… Tout cela nous a mené, petit à petit vers un état d’épuisement extrême.

Les conflits ont peu à peu remplacé les rigolades et les fous rires.

Les relations si fortes, si fusionnelles se sont distendues à tous les niveaux et entre tous :

  • Dans notre couple, malentendus et incompréhension menaient à de nombreuses disputes ;
  • Avec les enfants, nous étions plus tendus, nous ne supportions plus rien (bruit, agitation, parfois même contact physique) ;
  • Et les enfants entre eux n’étaient plus tendres du tout, les griffures et morsures remplaçaient les caresses et les câlins.

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Un mal-être qui touche tous les membres de la famille

Chacun était affecté. Nous, adultes, parents, nous étions irritables et de plus en plus renfermés ; les enfants, eux, étaient très sensibles à tout et pour tout, pleuraient sans cesse et criaient pour s’exprimer. La vie de famille était devenue invivable alors que nous la rêvions paisible et douce.

Notre quotidien était à l’antipode de ce que nous voulions.

Repli, détachement émotionnel et perte de sens

Cet épuisement émotionnel, cette perte d’énergie, de motivation ont fait naître chez nous une sorte de détachement émotionnel. Nous accomplissions le quotidien, vidés, lessivés, sans sentiment avec l’angoisse permanente qu’une crise se déclenche ou que la nuit soit encore horrible. Aller au travail était devenu plus reposant, apaisant et motivant que la vie de famille. Nous vivions le burn-out familial de plein fouet, nous étions au bord de l’implosion de notre famille et de notre couple, sans vraiment nous en rendre compte. Nous avions l’impression que notre barque était en perdition. Tout cela est arrivé petit à petit sans que nous n’en n’ayons pris la mesure, trop pris dans les difficultés du quotidien. Notre sentiment d’« échec » nous faisait mal, car notre famille était à l’opposé de ce que nous rêvions de plus beau.

Un entourage bienveillant pour nous alerter sans nous juger

Et puis, je ne sais pas vraiment comment, les choses se sont un peu calmées (peut-être grâce à la fin des soucis de santé de bébé). Tout restait encore tendu, mais nous avons vu un petit espoir. Nos familles et nos amis nous ont alertés sur notre état. Heureusement que nous étions bien entourés. Nos parents, nos amis nous ont écouté et épaulé, sans jugement ni culpabilisation. Il y a souvent une phase de déni où l’on refuse de voir la réalité, où l’on se dit que cela ira mieux quand…

Nous avons pris vraiment conscience que rien ne changerait pour nous sans du repos, du VRAI repos. Ce trop-plein de fatigue n’était plus vivable et nous nous sommes donc fait aidés pour régler les problèmes de sommeil de notre bébé (retrouvez ici l‘accompagnement que nous avons suivi). De là, la fatigue physique retombant doucement, la tempête s’est un peu apaisée et notre vie a pu prendre un nouveau tournant.

Nous sommes passés tout proche de l’implosion et notre rêve de famille a bien failli se briser. Notre ciel était toujours un peu gris, parfois nuageux, parfois même pluvieux. Il nous a fallu du temps pour passer ce cap, mais le burn-out était pourtant bien derrière nous. Ça a laissé des traces. Il fait maintenant partie de notre famille, de notre histoire ; nous avons pourtant appris à nous construire avec. Aujourd’hui, les liens se retissent doucement, tout est fragile mais nous avons réussi à unir nos forces pour le dépasser.

Quels sont les symptômes du burn-out familial ?

Le burn-out familial n’est pas simple à détecter, mais certains signes, certains signes peuvent cependant nous alerter et méritent de ne pas être pris à la légère. Ils sont aussi à connaître afin de pouvoir déceler cette mauvaise pente chez nos proches pour leur apporter notre aide et notre soutien.

Souvent la fatigue est à l’origine d’un état d’épuisement physique

Si elle perdure dans le temps, elle peut avoir une répercussion sur notre bien-être général et notre état psychologique. Elle amène souvent avec elle une perte d’énergie et de motivation et parfois même l’apparition de douleurs (maux de tête, douleurs musculaires…). Si nous ressentons cela, nous pouvons déjà chercher les meilleurs moyens de nous reposer (demander à des proches de prendre les enfants une nuit de temps en temps, faire des siestes si c’est possible…). Être parent, c’est savoir aussi dire non à certaines choses et apprendre à déléguer. Nous ne sommes malheureusement pas des super-héros (même si nos enfants aiment particulièrement voler dans nos bras !). Se préserver est aussi essentiel.

Ensuite, le deuxième signe important est l’augmentation des conflits

(Je ne parle pas là des petites disputes « normales » dans une famille). Si ces derniers affectent notre quotidien et prennent le dessus sur les moments d’apaisement, nous ne devons pas rester indifférents. Les conflits disparaissent rarement d’eux même. Ils apportent souvent rancœurs et amertume. Essayons de discuter, de communiquer et de trouver des terrains d’entente pour que chacun retrouve sa place. (La communication non violente peut être une étape clé, car elle nous permet de nous retrouver nous-mêmes et à accepter l’autre tel qu’il est avant de formuler nos demandes.)

Enfin, si l’on commence à se sentir en échec et à perdre confiance, n’hésitons pas à nous faire aider.

Lorsque le burn-out personnel ou familial s’installe, nous sommes souvent moins lucides sur nos capacités, nous broyons un peu (voire beaucoup) du noir. Nous avons l’impression de ne pas réussir à être le parent / le conjoint·e que nous voulions. Ce sentiment d’échec peut avoir un lourd impact sur notre estime de soi. Être parent n’est pas inné, il y a des hauts et des bas. Quand le burn-out s’installe dans la famille, la spirale nous tire souvent vers le bas et inverser la tendance sans aide n’est pas aisé.

Accepter de travailler sur soi seul ou en famille, c’est aussi permettre à chacun de se créer des bases solides et de construire un avenir rayonnant. C’est aussi apprendre à nos enfants qu’on n’a pas toutes les clés et qu’on peut faire appel à des spécialistes pour retomber sur nos pieds. Pour cela, mieux vaut se faire aider. Il existe des psychologues de couple, des thérapeutes de l’Enfant intérieur ou d’autres que l’on peut consulter en famille. Les retraites familiales aussi peuvent faire le plus grand bien pour se retrouver et recréer des liens. Et bien sûr, les coachings de Cool Parents Make Happy Kids peuvent nous apporter une aide précieuse pour le quotidien et des groupes d’échange où l’on déculpabilise !

Avant d’en arriver au burn-out familial, essayons d’apaiser le quotidien

Le burn-out s’installe souvent petit à petit, la situation dérape, nous échappe et nous sommes au bout du rouleau avant même de nous en rendre compte. Mais je vous promets, cette situation est loin d’être inévitable, et on a tous réellement la possibilité de s’en sortir.  Comprendre le burn-out est déjà un grand pas (voir aussi les solutions de Cool Parents face au burn out parental). Tenter de prendre soin de chacun (et surtout de soi) au quotidien, même un tout petit peu, permet d’apaiser les tensions. Pour éviter les malentendus, les quiproquos et les incompréhensions, voici quelques astuces pour faire rayonner notre journée et renforcer les liens : 

  • dire merci à ses enfants, sa femme, son mari, même pour les choses « normales » (ah! On ne parlera jamais assez du pouvoir de la gratitude) ;
  • voir le positif et le souligner permet de prendre confiance ;
  • avoir des petites attentions les uns envers les autres, ou un geste d’affection, une gentille parole au moins une fois par jour, envers notre conjoint(e), nos enfants. 
  • et pourquoi pas prévoir de temps en temps une petite surprise, qui brise le train train quotidien. Ce soir c’est pizza-dessin animé tous ensemble. Piscine, patinoire, pique-nique en famille. 

On ne sortira pas du burn out familial avec des “Y a qu’à”…

… Ni en ajoutant une injonction supplémentaire ! Prenons soin de nous et laissons-nous du temps

Bien sûr, tous ces « détails » sont essentiels car ce sont eux qui s’envolent en premier quand les situations deviennent difficiles. Alors, on ne va pas se mentir, c’est loin d’être simple à mettre en place, quand on est déjà fatigué, agacé, mais je vous invite à commencer par des petites choses.

  • Vous pouvez vous donner un petit objectif atteignable pour aujourd’hui, et ce sera déjà énorme d’y parvenir ! (oui, prendre un bain ou écrire 1 jolie chose est un objectif.)
  • La deuxième chose à ne pas oublier (et qui passe souvent à la trappe dans nos emplois du temps de ministre) c’est de prendre le temps. Du vrai temps en famille, du temps où l’on ne court pas, où l’on ne doit pas se dépêcher, du temps avec chacun. Et qui dit du temps avec chacun dit aussi du temps pour soi. Nous culpabilisons souvent de laisser nos enfants à la baby-sitter pour aller boire un café avec une copine ou faire un apéro avec les copains ou encore pour se faire un resto en amoureux. Prendre soin de soi, décompresser, permet aussi de recharger ses batteries. Nous le savons c’est essentiel, mais pas facile à faire.
  • Enfin, baisser légèrement nos exigences envers nous-même et nos enfants peut nous permettre de diminuer la pression qui pèse parfois sur nos épaules (ou que l’on se met). La famille parfaite n’existe pas, les parents parfaits et les enfants modèles non plus (et heureusement d’ailleurs). A chacun de trouver son équilibre et de voir les points sur lesquels une petite souplesse est acceptable pour gagner un peu de sérénité et de sourires.

Et puis, pour ajouter un peu de rires et permettre à tous de vivre le quotidien de manière plus détendus, je vous invite à passer par le jeu. Vous trouverez pleins de petites astuces et idées dans le pack « Time to play », pour que s’habiller, ranger, ou encore se laver les dents, se fasse dans les rires. Vous pouvez le recevoir gratuitement dans votre boîte mail, ici!

Etre parent est un super challenge. Si déjà vous lisez tout ça c’est que vous cherchez des solutions que vous avez à cœur d’y arriver. Vous êtes sur le bon chemin. N’oublions pas que c’est avec des petits pas que l’on gravit des montagnes, donc vous pouvez y arriver ! 

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Commentaires

15 thoughts on "Le burn-out familial : signes et conséquences, Comment l’éviter?"

  1. Franck dit :

    Bonjour,
    Nous avons 3 enfants de 4, 10 et 17 ans.
    Celle de 4 ans a cumulé 16 hospitalisations de 3-4 jours à chaque fois depuis sa naissance.
    Celui de 17 ans est problématique depuis…. toujours: impulsif, émotif, tout le temps malade, peu d’estime de soi, problèmes scolaires, dépression… il a vu 3 psys ces derniers 5 ans, il refuse la thérapie, maintenant on commence les médicaments contre le déficit de l’attention (pour l’instant pas d’effets positifs mais tous les effets collatéraux: pb de sommeil, d’appétit, hypertension, pensées négatives…). Il ne se passe pas plus d’une semaine depuis sa naissance sans qu’il n’ait un pb, que l’école nous appelle ou qu’il y ait un clash à la maison.
    Ma femme ne travaille pas, elle voudrait mais elle ne peut pas car le grand et la petite représentent plus qu’un temps plein.
    Etat psychologique de la famille: cramés jusqu’à la racine, j’ai essayé de voir un psy pour moi aussi, afin de montrer à mon fils que les pbs peuvent venir de qq un d’autre et aussi pour m’aider, ça n’a pas marché.
    On n’a pas d’aide, nos proches sont loin et la famille fait souvent plus de mal que de bien avec des remarques du style: “mais moi j’ai vu que vous ne l’aimiez pas assez cet enfant là” ou encore “de toute façon la famille ça ne représente rien pour vous”…
    Au point où on est, la seule chose qui nous maintient la tête hors de l’eau c’est le travail pour moi, et quand les enfants sont à l’école pour ma femme. Et franchement, on sait bien qu’il y a des situations bien pires, avec des enfants malades sur le long terme, ou handicapés… ou toute sorte de difficultés qui rendraient les notre risibles, mais là ça fait des années qu’on est en mode survie avec l’impression d’avoir tout essayé. Au moins une fois par semaine, si j’ai un peu de calme, les larmes sortent sans que je puisse les controller. On n’a même plus de vie sociale car il y a toujours un pb à la maison, et les gens ne nous sollicitent plus car nous finissons toujours par décommander. Jusqu’à l’année dernière on pensait que quand le grand sortirait de l’adolescence les choses iraient mieux, mais on commence à douter.
    Voilà, personne n’aura de solution mais ça me fait un peu de bien d’écrire tout ça.
    Merci,

  2. Laurence dit :

    Bonjour, je tombe sur cette page par hasard en ayant tapé sur internet pourquoi je n’arrive plus à mettre des photos de mes enfants chez moi.

    Et voilà, je crois que j’ai trouvé la réponse…

    J’ai 3 grands garçons de 26, 22 et 16 ans donc je ne suis pas du tout dans la situation mentionnée dans l’article mais je pense que le résultat est le même sauf que je suis une maman solo.

    Mes fils ont perdu leur papa, dont j’étais séparée, il y a 2 ans. C’était déjà compliqué avant mais là, j’ai l’impression de ne plus assurer.

    Je suis vue comme la super women, qui a géré un cancer en riant, suivi d’une séparation car mon mari avait une aventure, puis sa mort, tout ça sans faiblir mais si vous saviez…

    Et là, appel de mon deuxième qui se trouve au commissariat arrêté au volant après avoir pris du cannabis. Depuis des mois, il est en colère de la mort de son père et sa colère il la dirige contre moi…Mon ainé ne travaille plus depuis le décès. Mes 2 grands refusent toute aide extérieure et donc j’essaie de faire ce que je peux, mais c’est si peu.

    Bref, je ne dors plus, c’est dispute sur dispute. Je n’ai plus envie de me battre, je voudrais une trêve, hisser le drapeau blanc…

    Mon compagnon, qui ne vit pas avec moi, fatigue lui aussi malgré son évidente bonne volonté.

    Je ne trouve pas de solution. Tout ce que je dis est mal pris, mon deuxième ne me supporte plus et le pire c’est que moi aussi je ne le supporte plus…

  3. Joséphine dit :

    Bonjour,

    Merci pour votre article. En plein burn out maternel depuis quelques temps déjà…

    Il y a deux ans, je fais un burn out professionnel. Je n’ai rien vu venir. Le télétravail dû au confinement me convient. Mais il est vrai que j’appréhende le retour en présentiel. Pourtant, mes journées en télétravail sont insoutenables. Je travaille de 5h à 9h, puis de 13h à 15h, puis de 19h à 23h. Je perds 30kg en un an. Un jour, je ne peux plus me lever. Je prends rendez-vous chez mon médecin, pensant que je suis simplement fatiguée de ce rythme, mais que tout ira mieux avec un peu de vitamines et de magnésium. Je n’ai pas le choix : c’est l’arrêt de travail ou l’hôpital psychiatrique pour me reposer.

    Après 6 mois d’arrêt, je comprends que je dois prendre une décision et je quitte mon travail. Ma dépression continue, je chute toujours un peu plus. Certes, je n’ai plus le travail qui me ruine mes nuits, mais je ne comprends pas l’intérêt du médecin à me laisser à la maison. Je culpabilise et je décide que tout mon temps à la maison sera consacré à ma famille et mes enfants. Je dépose ma fille chez la nounou en pleurs, je ne veux plus que mon fils aille à la garderie. Je ne comprends pas cet arrêt qui me fait plus de mal que de bien.

    Deux ans plus tard, nous sommes aujourd’hui. Je ne travaille plus que le vendredi. J’emmène mes enfants à l’école tous les matins, je vais les chercher tous les après-midis. Je les garde à la maison le mercredi. Le papa m’aide le soir et le weekend, mais il fait aussi beaucoup de choses dans la maison “sinon elles ne seront jamais faites”. Pendant que mes enfants sont à l’école, je travaille mes cours (je suis prof), mais je suis incapable de me lever du canapé. J’arrive une fois par semaine à passer l’aspirateur. Je ne peux pas vider le lave-vaisselle ou ranger un livre qui traîne. C’est comme si mon cerveau me hurlait de le faire mais mon corps en est incapable.

    Je suis irritable. J’ai mal partout. Je répète toute la journée à mes enfants “qu’ils me fatiguent” ou que leur comportement “est fatigant”. J’ai honte de moi. Je prône la bientraitance et je suis le cordonnier le plus mal chaussé qui puisse exister. Mon mari n’a trouvé qu’une solution : il me demande de laisser les enfants au centre de loisirs le mercredi et les vacances scolaires. C’est impensable pour moi et mon mari appuie sur la plaie de mon échec. Je sais que je peux me reprendre, mais je ne sais plus comment.

    Chaque mardi, j’anticipe le mercredi. Chaque vendredi, j’anticipe le weekend. Je les aime plus que tout au monde, je les ai voulu tous les deux avec tellement de force. Pourtant aujourd’hui, j’ai peur de me retrouver seule avec eux. Jamais je ne leur ferai du mal, alors je pense à m’en faire. Mais ça leur ferait du mal. Je suis dans l’impasse.

  4. Adèle dit :

    Bonjour,
    mère de 3 enfants, famille recomposée, le dernier, 15ans, mène la vie dure à tout le monde. Il n’assume aucun de ses écarts au règles, ne supporte pas le non ou les conséquences de ses actes.
    Nous avons tous peur des moments avec lui. L’angoisse est toujours présente…
    Il refuse de continuer ses séances psy …
    J’ai peur.

    Merci

  5. Nona dit :

    Je ne sais plus qui je quis et pourquoi j’existe. Mes enfants sont de jeunes adultes et ne vivent plis a la maison. Nid vide ok,un boulot stressant sans télétravail. Mais des enfants absents qui tel rarement et viennent rarement et un mari qui ne voit rien bien sûr et nos parznts qui ne croient pas en moi et qui se moquent de l’éducation que jai donner a mes enfants…voilà jai juste envie que la vie s’arrête pour moi. Plus personne ne veut et n’a besoin de mon avis.

    1. Aourell CPMHK dit :

      Bonjour Nona,
      Je suis navrée que vous vous sentiez comme ça en ce moment, c’est déjà un pas dans la bonne direction de vous en rendre compte et de l’écrire. Il y a un phénomène assez courant chez toutes les supers mamans que nous sommes, c’est qu’on a tendance à s’oublier un peu derrière les besoins des enfants et le tourbillon du quotidien d’une famille à gérer. Et maintenant qu’ils ont quitté le nid, il est possible que vous ayez besoin de renouer avec vos besoins déjà. C’est un passage à vide que vous décrivez, ça arrive aux meilleurs d’entre nous (surtout aux meilleurs d’entre nous disait un commentaire ci-dessous 😊) et ça ne vous défini pas, vous pouvez vous tendre la main et aller frapper à la porte d’un psychologue pour vous aider à trouver un nouvel équilibre dans tout ça. Vous n’êtes pas seule, et vous méritez de vous donner un petit coup de pouce dans cette période difficile 🤗

  6. Amélie dit :

    J’ai l’impression de lire l’histoire d’un moment de ma vie que je suis peu à peu entrain de remettre en ordre.
    Après la mort tragique de mon papa alors que j’étais enceinte de mon deuxième enfant,ma maman a déclaré un cancer puis mon fils une maladie auto-immune. On est fort,on soutient sa maman, on s’occupe de son fils avec un régime alimentaire strict,sa médication et les différents rdv médicaux, on essaie de passer aussi du temps avec l’aînée qui se sent mise un peu à l’écart,on va travailler…
    Et puis un jour, Wonder woman lâche,on se demande pourquoi on n’arrive plus à, ne serait ce que, passer un coup d’aspirateur, préparer un repas ou même habiller ses enfants ! On cherche ce qui ne va pas mais on a la tête tellement pleine qu’on arrive plus à réfléchir. Oui je comprends ce vécu.
    Et ,mon fils a maintenant 5 ans et je commence seulement à récupérer, en me laissant le temps tout simplement de faire les choses et d’avancer peu à peu. Je sais aussi que j’ai beaucoup de choses à rattraper ou a faire avec les enfants…
    Mais finalement j’en sors plus forte avec des expériences qui m’ont appris tellement de choses que je peux mettre en action aujourd’hui…

    1. Aourell Brillet dit :

      Merci pour votre témoignage très touchant et bonne continuation dans cette remontée de pente en douceur ? Je sens la super maman que vous êtes en vous lisant, et vous êtes forcément la meilleure pour vos 2 loulous en tout cas ??. C’est déjà pas évident dans nos quotidiens ordinaires de trouver le bon équilibre familial, donc si vous avez besoin d’un coup de pouce, d’autant plus après cette période difficile, pour vivre au mieux les challenges quotidiens de la parentalité ?, n’hésitez pas à rejoindre la communauté des cool parents abonnés aux mini coachings mensuels : Abonnement Cool Boost’
      Je serais ravie que ça puisse vous aider dans votre chemin ?

  7. SHPF dit :

    Des signes frappants et pourtant discrets. Si l’on parvient à s’écouter on se rend compte que ça ne va pas, ou que ça n’ira plus pour longtemps…
    Oui, ça peut arriver à n’importe qui, même et surtout aux meilleur(e)s !
    Merci pour cet article et les suggestions de solutions.

  8. Valentine - Parents en Equilibre dit :

    Bonjour !

    Le passage sur le corps qui nous parle m’a fait penser à un livre vraiment intéressant “Dis moi où tu as mal, je te dirai qui tu es” de Michel Odoul, qui traite justement de tous ces signes avant-coureur que nous envoie le corps pour signifier que non, en ce moment ça ne va pas !

    Le livre ne traite pas spécifiquement du burn-out parental, mais il fait réfléchir en tant qu’individu sur ces temps de pause nécessaire et d’écoute à soi-même pour se respecter.

    Je trouve ça crucial quand on est Parent d’arriver à réaliser cela pour s’octroyer des pauses, déléguer, s’organiser autrement quand c’est possible… et le tout sans culpabilité. Alors merci de nous le rappeler à tous dans cet article.

  9. Sonia dit :

    Merci pour cet article ! je l’ai vécu et vraiment galère quand on est au fonds du trou qui plus est quand le conjoint ne vois rien ! ou ne veut pas comprendre ou n’a plus le temps non plus de voir les choses en face… ! et les fois où l’on ose en parler à l’entourage et que personne ne comprend vraiment notre situation ou pense qu’on exagère etc… tout est parti des crises ingérables de notre petit de 4 ans à l’époque… puis des mois à chercher des solutions des astuces puis on s’épuise et on pleure cachée puis un jour on n’aime plus être avec sa famille, on n’a plus envie de rien, on devient une mère hystérique déprimée (malgré tous les livres et conseils sur la parentalité positive etc)… on essaye de garder le cap malgré tout puis le corps dit stop un matin…

    1. VDP dit :

      Bonjour Sonia
      Je me reconnais totalement dans ton commentaire…
      Mon garçon qui vient d’avoir 5 ans est infernal, fait des crises, toujours dans l”opposition… Je ne sais plus comment faire…
      Je pleure souvent, ne peut pas me confier à min entourage car pas compréhensif. Plus envie de me lever le matin… Il me prend toute mon énergie et j’appréhende chaque jour.
      Je suis de plus en plus en conflit avec mon mari qui lui dit que je diabolise notre enfant.
      Je voulais savoir comment tu as fait pour t’en sortir ?
      Merci d’avance de ton retour
      Bonne journée

  10. Celine - Madame Newstart dit :

    Bravo et merci pour votre article qui illustre très bien les signes du burn-out familial, et comment le repérer car il n’est pas inévitable en effet ! Je suis particulièrement attentive aux astuces que vous donnez en fin d’article, ces fameux petits riens du quotidien qui font la différence quand on les fait, et qui font le nid du burn-out quand on n’y prête plus attention.

  11. Isabelle dit :

    Merci pour cet articles je reconnais tellement de chose dans ce qui est dit. Merci pour les conseils à tester 😉

  12. Stéphanie dit :

    Merci pour cet article. Reconnaître que le burn-out familial existe est déjà une bouffée d’oxygène. Merci pour ces petites astuces pour s’en sortir.

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