être parentÊtre parent n’est pas si simple. Le quotidien a vite fait de nous rattraper, on est pris par le temps, pris par l’organisation, et avons de plus en plus de mal à rester cool 24h/24, pour gérer nos enfants avec humour, positivisme et compréhension  !

Surtout le dimanche soir (souvenez-vous de l’article « Quand nos enfants nous font perdre patience »), les matins où l’on est en retard, ou les jours où l’on est seul à tout gérer… Et c’est bien normal !

Ma conviction : nous ne sommes pas tous faits pour nous occuper de nos enfants 24h/24.

Pour rester zen en toute circonstance, ou pour subir un rythme effréné, et gérer de front boulot, enfants, et foyer. En fonction de notre personnalité, nous avons aussi besoin de calme, de faire du sport, de ne pas être stressé par le timing, de prendre soin de notre couple, de voir nos amis, etc.

Si l’on veut se donner toutes les chances de devenir et d’être un parent plus cool, il va donc d’abord falloir prendre soin de nous.

Ce qui nous permettra d’avoir le moral et l’énergie suffisante pour gérer nos enfants avec positivisme et bienveillance. Ne culpabilisez pas : ce n’est pas de l’égoïsme que de s’accorder un peu de temps pour soi ! Ce sont même ces soupapes qui nous permettront de gérer notre famille avec humour, patience et compréhension. Et croyez-moi, nos enfants préfèrent des parents qui se ménagent que des parents qui se sacrifient à 100% et finissent par être fatigués, irritables et impatients.

Sans doute faut-il faire le deuil de ce parent idéal que nous rêvions d’être. Et cherchons plutôt à créer les conditions qui vont nous permettre de nous épanouir dans notre quotidien et de profiter de notre famille.

​​Si nous nous sentons fatigués, agacés, prenons le temps de nous poser et de nous interroger sur ce qui nous permettrait d’être plus épanouis au quotidien.

Qu’est-ce qui me pèse le plus ? Devoir gérer seul le marathon du soir ? Ne plus voir mes amis ? La pression au bureau ? Ou au contraire, de ne pas avoir la vie professionnelle que je voudrais ? Ne pas avoir assez de bon temps avec mes enfants ? Ne pas avoir assez de temps pour moi ? Le temps et l’énergie perdue dans les trajets ? Le manque de place dans notre appartement ? Ne plus faire de sport ? Gérer toute la logistique de la maison ? La course pour déposer les enfants le matin ? Etc.

Souvent, pour souffler un peu, nous aurions simplement besoin de nous faire davantage aider.

Par un mari, une amie, la famille. Il peut être bénéfique de confier parfois ses enfants, pour avoir un peu de temps pour soi, son couple, et ses amis. Il ne s’agit pas d’abandonner ses enfants 5 soirs par semaine évidemment. Mais s’autoriser quelques instants de « liberté » peut faire beaucoup de bien, et amener un peu de sérénité au sein de la famille.

Parfois, pour ETRE PARENT plus « cool », il faut savoir remettre en questions certains éléments qui nous paraissaient immuables, et opérer des changements importants dans nos vies.

J’ai toujours tenu à habiter en centre-ville, mais si nous pouvions avoir un jardin, est-ce que cela ne serait pas un vrai confort pour les enfants et toute la famille ? Est-ce que l’intérêt de mon job et sa rémunération mérite que je subisse une telle pression, et y consacre autant de temps ? Ne serait-il pas mieux pour ma famille que les enfants fassent un peu moins d’activités extra-scolaires, pour que nous passions plus de temps ensemble ?  Même si je ne l’avais jamais envisagé, travailler au 4/5ème m’apporterait-il plus de positif que de négatif ? Ou inversement, ne me sentirais-je pas mieux si je reprenais mon travail à temps complet ? Changer de job, ou déménager pour passer moins de temps dans les trajets, et plus de temps avec les enfants doit-il devenir l’une de mes priorités ? Ne faut-il pas repenser le budget du foyer pour arriver à dégager de quoi payer une baby-sitter de temps en temps, voire une femme de ménage ? Et si gagner moins, pour avoir plus de temps avec les enfants, en valait la peine ? Etc.

Être parent : ce n’est pas simple de faire des concessions !

On a peur de changer, on s’imagine que le changement sera contraignant, ou l’on a tout simplement pas le temps de s’en occuper. Pourtant, une fois le pas franchi, on se dit généralement : « Mais pourquoi je n’ai pas fait ça plus tôt ! Si j’avais su ! ».

En effet, si dans l’organisation actuelle, nous sommes facilement fatigués, agacés ou énervés, changer certains paramètres de notre environnement devrait être une priorité. À moins d’être suffisamment fort pour accepter la situation et la dépasser.

Le pessimisme nous empêche parfois de changer.

On se déclare perdant avant même d’avoir essayé. On se dit que rien ne sert de chercher, on ne trouvera jamais la baby-sitter qui voudra bien venir juste une heure, ni un job intéressant plus proche de la maison, ni une famille voisine avec qui s’organiser pour déposer les enfants à l’école chacun son tour, etc. Alors qu’en cherchant bien, on peut provoquer de belles surprises ! D’ailleurs, l’entraide est une bonne solution quand on n’a pas les revenus pour s’offrir une baby-sitter !

Changer demande de l’énergie !

Changer n’est pas simple, car il faut avoir beaucoup d’énergie pour chercher le bon job, la bonne habitation, la famille voisine avec qui s’entraider. Et là, c’est le chat qui se mord la queue : on n’a pas assez d’énergie (ou de temps) pour aller vers un environnement qui nous en donnerait plus …

L’une des solutions serait d’en parler à une bonne âme (il y en a beaucoup autour de nous qui seraient ravies de nous aider, il faut juste leur demander !) qui pourrait nous aider le temps nécessaire pour trouver l’organisation qui nous convient davantage, ou tout simplement retrouver un peu d’énergie.

 

Dans les choix qui vont être déterminants pour notre équilibre, il y a aussi le nombre d’enfants et l’écart entre eux.

Le nombre d’enfants et l’écart qu’il y a entre eux doivent aussi être accordés avec la réalité de ce que nous parvenons à gérer, et du temps que nous pouvons leur accorder. Même si l’on rêvait d’avoir trois bébés en trois ans, si l’on est déjà à bout avec un ou deux, mieux vaut attendre un peu avant de lancer le suivant 😉

Conclusion

Notre objectif n’est donc pas de ressembler à la maman ou au papa parfait, et être parent idéal. L’objectif est de trouver le compromis entre notre bien-être et celui de nos enfants, afin d’apprécier être ensemble, et d’en profiter !

Commentaires

Commentaires

2 réponses
  1. Maryw
    Maryw says:

    Merci por ces conseils , j’essaye d’appliquer vos conseils pour m’aider maintenir le Cap sur l’éducation que nous souhaitons donner… notre fils a 22 mois et tout sujet est lié à un refus et colère de sa part ( manger , s’habiller, se laver, rentrer après avoir jouer un grand moment dehors , vouloir que je le porte, faire la sieste etc…) bref TOUT. J’avoue que depuis plusieurs semaines je commence à être démuni, j’ai essayé le jeux , l’emphatie, je lui ai expliqué les choses de manière différentes, j’ai abordé le sujet différemment, j’ai joué différemment , je le fait participer , j’utilise la chanson … la j’ai l’impression d’avoir Tout épuisé , si solution vous avez je prends! Chaque journée est différente ! On verra demain. Merci beaucoup belle soirée!

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  2. Fleur
    Fleur says:

    « A moins d’être suffisamment fort pour accepter la situation et la dépasser ».
    J’ai du mal avec cette phrase. Cela sous entend qu’en agissant autrement, on est faible. J’aurais trouvé plus juste la phrase sans l’adjectif fort. Cela donnerait : « à moins d’accepter la situation et de la dépasser ». Et la, on se dit : à chacun son truc et on ne se sent pas jugé…

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