manque de confiance enfant

Votre enfant manque de confiance en lui ? Il se croit incapable de réussir certaines choses ? Vous pouvez l’aider à croire en ses capacités !

Comment enrayer le manque de confiance en lui de votre enfant ?

Dans un précédent article, nous avons vu comment les cases dans lesquelles on mettait un enfant, et ses fausses croyances (“Je suis nulle en maths”, “Je suis colérique”, “Je suis timide”, “Je ne sais pas parler en public”…), ont tendance à se renforcer avec le temps. Heureusement, on peut tenter de casser cette dynamique, et lancer à la place un cercle vertueux !

 

Idée N°1 : Créer des petits succès

Si par exemple mon enfant manque de confiance en lui et est timide, je peux lui donner de tous petits challenges à faire. Comme de demander lui-même le pain au boulanger qu’il connait bien. L’intérêt ? Chaque petit succès lui permettra de croire en sa capacité à ne pas être timide.

Pareil si mon enfant est – ou se croit – nul en maths. Je peux lui organiser des petites expériences qui le persuaderont mine de rien du contraire, comme par exemple lui montrer la table mise pour le dîner et lui demander combien il manque d’assiettes. Il va naturellement compter combien nous sommes (5), puis combien il y a d’assiettes (3), et dire qu’il en manque deux. “Bravo, tu viens de faire une magnifique soustraction !”

Mais ça marche aussi sur les adultes, et j’en suis la preuve vivante… Avant, l’idée d’écrire un livre était absolument inenvisageable pour moi. C’est en écrivant un article de deux pages, puis un deuxième, puis un vingtième, que j’ai pu changer l’image que j’avais de moi-même et m’en sentir capable.

Créer de tout petits pas, provoquer de tout petits succès, permettent peu à peu de comprendre qu’il est possible de faire, ou d’être, autrement. De manière générale, il existe bien des astuces pour renforcer l’estime de lui-même d’un enfant, le rendre plus serein et plus fort dans sa tête. Ces réponses et pistes, que j’ai cherchées et accumulées au cours des années, je vous les ai compilées dans un dossier complet sur le sujet. Si ça vous intéresse, n’hésitez pas à me le demander (je vous l’envoie bien sûr gratuitement). Vous recevrez alors directement dans votre boite mail le « PACK « CONFIANCE EN TOI » : Tout pour que nos petits croient fort en eux ! », truffé d’idées diverses et variées. Pour le recevoir, il vous suffit de renseigner votre email ci-dessous :

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Idée N°2 : Faire le lien avec ce qui l’intéresse

Parfois, tout simplement, ce n’est pas que notre enfant est nul, c’est qu’il n’est pas motivé pour persévérer, parce que ce qu’on lui demande ne l’intéresse pas. Raccrocher le sujet à quelque chose qui l’intéresse, afin que cela prenne plus de sens pour lui, peut l’aider à se motiver. Personnellement, c’était mon cas avec le Français (matière dans laquelle j’étais “nulle”), cela ne m’intéressait pas. Et aujourd’hui, pourtant, j’écris pour communiquer mes idées en matière d’éducation ! Pour un enfant, si par exemple il adore les maquettes et rêve d’avoir des sous pour s’en acheter une nouvelle, on peut lui proposer de vendre sur le Boncoin des choses dont on se sert plus, lui demander de rédiger l’annonce (sous prétexte qu’on n’a pas le temps ou que les sous seront pour lui), et, une fois qu’il a réussi à écrire et poster l’annonce, lui dire : “Tu as vu, tu as réussi à écrire une annonce !” Il aura réussi quelque chose ayant à voir avec la matière du Français sans même s’en rendre compte. (voir aussi cet article : Le principe clé de la pédagogie positive.)

Idée N°3 : Focaliser son esprit sur des réussites passées

Au lieu (ou en plus) de créer des réussites, on peut aussi s’appuyer sur des réussites passées pour enrayer le manque de confiance en lui de son enfant. Idem pour nous. Par exemple, si je dois faire une conférence et me sens incapable de parler en public, le meilleur moyen de m’en sentir capable est de me rappeler de moments passés où j’ai fait des choses qui demandaient à peu près les mêmes compétences. “Ah oui, je me souviens de quand j’avais fait ce discours de mariage / cette pièce de théâtre / ce speech au pot de départ de tel collègue… Et si, en fait, j’en étais capable ?”

Version enfant, ça peut être de lui rappeler les fois où il a fait quelque chose de bien allant à l’encontre de son manque de confiance et de sa mauvaise image. Exemple : s’il arrache souvent des objets des mains de ses camarades, on peut lui faire prendre conscience des fois où il a récupéré un objet sans l’arracher à un autre enfant ; il va alors pouvoir commencer à croire qu’il est capable d’agir autrement. Si un enfant tape souvent, on peut lui dire : “Tu te souviens de la fois où Gaspard t’a embêté, et qu’au lieu de le taper, tu es allé faire autre chose ? Tu vois, tu es capable de ne pas taper, et je suis convaincue que la prochaine fois, en te concentrant, tu y arriveras encore.”

C’est vraiment un exercice ultra puissant pour développer cette force qui aide à ne pas croire aux étiquettes que les autres veulent nous/leur mettre. Tellement efficace, que je vous invite à noter dans votre téléphone (sur une petite appli “Notes” par exemple) les petites réussites de votre enfant, les moments où il s’est comporté différemment, afin de l’aider en les lui rappelant. “La maîtresse t’a dit que tu était nul en écriture ? Est-ce que tu crois vraiment que c’est le cas ? Tu te souviens de quand nous avions écrit une carte postale ensemble, et que tu avais réussi à trouver tout seul comment s’écrivait “bonbon” ? Est-ce que tu penses que tous les enfants de ton âge aurais su écrire “bonbon”…? Alors, est-ce que tu crois toujours que tu es nul en écriture ? Et non !”

Je vous invite d’ailleurs à faire le même exercice pour vous-même ! Si par exemple, vous êtes convaincu d’être un parent impatient ou colérique, focalisez votre attention sur toutes ces fois où vous ne l’avez pas été, afin de changer votre état d’esprit et davantage comprendre que c’est possible pour vous de ne pas l’être. Et c’est en prenant conscience que c’est POSSIBLE que vous aurez la force, parfois, de choisir de réagir plus positivement. Et vous pouvez faire cela avec tous vos défis !

Commentaires

Commentaires

9 réponses
  1. Anne Cabaret
    Anne Cabaret says:

    Bonjour,
    Merci beaucoup pour votre article et pout ce que vous faites.
    Serait-il possible de m’envoyer votre pack « confiance en toi »?
    Merci d’avance
    Anne

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  2. Ely
    Ely says:

    Bonjour;
    Serait-il possible d’avoir le pack « confiance en toi ». Mon fils (6ans) montre de nombreux signes de découragement à l’école et devant certaines difficultés… si vous avez des astuces pour l’aider a avoir confiance en lui je suis preneuse!
    Merci à vous.
    Aurélie

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  3. Pauline
    Pauline says:

    Bonsoir je voudrais vous demander un renseignement je me suis séparé du papa et notre nous c’est compliqué mon fils a 4ans j’aimerais lui redonné confiance en lui et aide vivre mieux cette séparation comme règle à avoir. Merci si vous pouvez m’indiquer comment faire. J’attends avec impatiente vo réponse bonne soirée Pauline

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    • Nabila
      Nabila says:

      Bonjour Pauline.
      J’ai vécu la même histoire que vous, sauf que moi le père de mon fils il est sorti pour acheter des cigarettes, et il n’est plus revenu, c’était dur pour nous deux, on dit  » l’épreuve qui ne te tue pas te rend plus forte » bref,,,,, mon fils maintenant a 10 ans , je lui parle, on fait beaucoup de sorties, j.essaye toujours de lui transmettre une belle image de son père même si ce dernier était lâche et irresponsable.

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  4. isabelle de Narbonne
    isabelle de Narbonne says:

    Pour ma part, j’ai un enfant qui vit TRES TRES mal de perdre ou de voir que çà va arriver ( il a bientôt 6 ans) et commence enfin à comprendre qu’il n’est pas nul mais bon, ce n’est pas gagné. Alors je veux bien de vos conseils (j’ai demandé le dossier proposé)….
    Mille mercis d’avance
    Isabelle

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    • Eglantine
      Eglantine says:

      Bonjour Isabelle,
      Mon ainé (5 ans et demi) manifeste aussi beaucoup d’agacement à l’idée de perdre. L’autre jour je l’ai bien eu: je lui ai proposé un Puissance 4 (il e st fan de ce jeu). Il a tout de suite accepté en disant « je suis sûr que je vais gagné ». J’ai dit: »oh finalement, ne jouons pas. On dit que tu as gagné ». Il était tout déçu bien-sûr. J’ai laissé passer une minute. Et je lui ai dit « alors tu vois ce qui est vraiment pour toi, c’est de jouer, pas de gagner! »
      Ca a pas mal marché. Il m’en reparle quand je perds maintenant.
      A essayer peut être
      Eglantine

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