Enfant hyperactif ou TDAH : le reconnaître, l’accompagner, l’aider

enfant hyperactif

Il est distrait par le moindre bruit et ne tient pas en place ? Il est incapable d’attendre son tour pour prendre la parole, a besoin d’avoir les mains constamment occupées, ou est sujet à de fréquentes sautes d’humeur ? Peut-être notre enfant est-il hyperactif ou plutôt, peut être souffre-t-il d’un « Trouble du Déficit de l’Attention avec Hyperactivité » (TDAH)… ou pas !

Car ce trouble comportemental d’origine neurologique, s’il est fréquent chez les enfants et les adolescents (environ 5 %), répond à des critères précis, et le diagnostic peut difficilement être posé avant l’âge de 7 ans.

Quels sont ces symptômes ? Comment accompagner au mieux notre enfant qui souffre de TDAH ? Comment faire pour limiter les retentissements de ce trouble sur la vie familiale ?

Je laisse la parole à mon amie Caroline, maman d’Arthur 4,5 ans et de Tristan 2,5 ans.

“Mon enfant est hyperactif” ! Vraiment ?

Un enfant impulsif, qui bouge beaucoup, qui gère difficilement ses émotions ou qui a du mal à rester tranquillement assis sur une chaise pendant des heures, c’est plutôt fréquent, n’est-ce pas ?  Heureusement, tous ne souffrent pas de TDAH ! Pourtant, on a tendance à qualifier, à tort, d’« hyperactif » tout enfant un tant soit peu agité. A l’inverse, si notre enfant souffre vraiment de TDAH, mieux vaut l’identifier tôt afin d’en limiter les répercussions sur sa vie familiale, sociale, scolaire, et sur son estime de soi. Ce syndrome peut être difficile à vivre pour l’enfant comme pour son entourage, donc savoir c’est pouvoir mieux le prendre en compte.

Mais alors, quels sont les symptômes d’un enfant hyperactif ? Comment savoir si notre enfant a un TDAH ?

Comment le reconnaître le Trouble du Déficit de l’Attention avec Hyperactivité ?

Comment reconnaître un enfant hyperactif ? Comment diagnostiquer un enfant souffrant de TDAH ?

Pour bien comprendre, précisons que le Trouble du Déficit de l’Attention peut être avec ou sans hyperactivité. Ce n’est que dans le premier cas que l’enfant présente à la fois des symptômes d’inattention, ET des symptômes d’hyperactivité ou d’impulsivité. Par exemple :

Des symptômes d’inattention

L’enfant hyperactif ou souffrant de TDAH a du mal à se concentrer et à finir une tâche commencée. Il présente parfois des troubles de l’apprentissage à l’école comme pour la lecture ou le graphisme qui demandent calme et concentration. Bref, il semble ne pas écouter lorsqu’on lui parle, se laisse facilement distraire, perd ses affaires, saute du coq à l’âne…

Des symptômes d’impulsivité 

Il répond de façon précipitée aux questions, a des sautes d’humeur, patiente difficilement dans une file d’attente… bref il veut tout tout de suite, peut couper les conversations pour que l’on réponde à ses interrogations. 

Des symptômes d’hyperactivité

L’enfant hyperactif présente des signes d’agitation et a un côté casse-cou. Il court ou grimpe partout sans conscience du danger, manipule constamment des objets, a du mal à finir une tâche avant d’en commencer une autre… 

Trouble du Déficit de l’Attention avec Hyperactivité : un diagnostic difficile à établir

L’appli du cool parent

Pour être accompagné tout au long de l’année dans ma parentalité

Pour établir le diagnostic, un bilan approfondi de l’enfant et de son milieu de vie est nécessaire. Les symptômes doivent être chroniques, se manifester dans différentes circonstances (à la maison, à l’école, etc). Souvent le TDAH est associé à d’autres troubles du comportement : opposition, difficultés d’apprentissage, troubles du sommeil, anxiété ou dépression… On comprend donc facilement que cela puisse avoir des répercussions importantes pour l’enfant que ce soit dans sa vie scolaire, familiale, sociale et sur son estime de soi. Ce sont souvent des enfants en souffrance que nous, parents, pouvons avoir du mal à accompagner.

Alors que faire ? Il existe heureusement des stratégies thérapeutiques et éducatives que l’on peut mettre en place et qui peuvent vraiment améliorer le quotidien de notre enfant et de son entourage.

Comment aider un enfant hyperactif ?

D’abord, gardons en tête que les manifestations du Trouble du Déficit de l’Attention ou TDAH ne sont pas les mêmes pour tous. Pour accompagner son enfant au mieux, il me semble important de connaître ses particularités, et d’essayer de comprendre ce qu’il vit, pour adapter les stratégies.

La prise en charge se fait en général sur plusieurs fronts : thérapie (individuelle ou familiale), aménagements de la scolarité… L’objectif étant de réduire ses difficultés scolaires, sociales et familiales de notre enfant, et de booster sa confiance en lui !

Mais nous parents, que pouvons-nous faire au quotidien pour accompagner notre enfant ? Car plus encore que les autres, les enfants souffrant de TDAH ont besoin d’un entourage sécurisant, rassurant, mais aussi structurant et donnant des règles claires .

#1 – L’aider à améliorer son estime de soi

La plupart des enfants ayant un TDAH ont une faible estime de soi, conséquence de leurs difficultés scolaires, affectives et familiales, et du rejet dont ils peuvent être l’objet.

Plutôt que de gronder notre enfant ou d’insister sur ses comportements « négatifs », valorisons au maximum ses qualités, ses efforts et ses succès ! N’hésitons pas à lui montrer que nous avons confiance en lui, que nous croyons en sa capacité à s’améliorer… Mais ayons conscience de ses limites et aidons-le à s’accepter tel qu’il est .

D’ailleurs, pour CPMHK, l’éducation positive, c’est permettre à nos enfants de révéler ce qu’ils ont de mieux, pour devenir la meilleure version adulte d’eux-mêmes . Alors, si vous avez envie d’aller plus loin dans la parentalité bienveillante, n’hésitez pas à renseigner votre email ci-dessous, nous vous enverrons alors (gratuitement !) le PACK « Pack éducation positive »Plus de coopération en criant moins, ça fait du bien !

#2 – L’aider à améliorer ses capacités d’attention et d’écoute

Un enfant ayant un TDAH a du mal à soutenir son attention dans la durée, mais aussi à mener plusieurs tâches simultanément. Donnons-lui alors des consignes claires, simples, et de préférence une seule à la fois.

En classe, ou à la maison lorsqu’il a besoin d’être concentré sur une action, évitons les sources de distraction et de stimulations inutiles. Par exemple, on évitera de lui faire faire ses devoirs dans le salon, au milieu des jouets de son frère et face à la télévision allumée  .

#3 – L’aider à canaliser son « trop plein » d’énergie

Un enfant hyperactif a besoin de bouger…. Permettons-lui de le faire ! Plutôt que de le forcer à rester assis des heures durant, au risque que la « cocotte-minute » explose, autorisons-le à bouger régulièrement en fixant avec lui le lieu et le moment approprié.

On peut bien sûr l’aider aussi à trouver une activité physique qui lui plaît, ou encore lui proposer de la méditation, de la cohérence cardiaque, du yoga…. Mais on peut aussi lui proposer de manipuler un stylo, ou de faire des tours de chambre en apprenant des devoirs !

A l’inverse, évitons les situations d’excitation trop fortes (les jeux vidéos, le soir avant de se coucher, par exemple…) et les sources de stress.

#4 – L’aider à modifier ses comportements inappropriés

Il existe une méthode bien connue en psychologie : « le renforcement positif » ! En gros, cela consiste à complimenter et à récompenser les comportements positifs de notre enfant. Lorsqu’une journée s’est bien passée, qu’il a bien fait ses devoirs, ou qu’il est parvenu à rester attentif un certain temps par exemple, n’hésitons pas à le souligner. On peut alors utiliser le « après l’effort, le réconfort ! », ou à faire un dîner de fête ou une petite activité pour fêter ça. On évite les récompense matérielles… Le but est de souligner des progrès pour lui donner envie de réitérer l’effort et de continuer à progresser !

A l’inverse, privilégions l’indifférence (plutôt que la punition) face aux comportements inappropriés…

Voir aussi notre article “Bien accompagner un enfant hyperactif”

#5 – L’aider à développer ses habiletés sociales

Un enfant hyperactif, en raison de son impulsivité et de ses manières parfois « maladroites » d’agir, peut avoir des difficultés avec les autres et être mis à l’écart. Encourageons alors les activités en groupe, donnons-lui la possibilité de s’intégrer mais tout en veillant à ce qu’il soit à l’aise. On peut par exemple, rester près de lui au début et fixer un « code » : dès qu’il se sent nerveux, ou mal à l’aise, ou qu’il commence à avoir un comportement inapproprié, on s’en va !

#6 – L’aider à s’organiser

A cause de leur trouble de l’attention et de leur impulsivité, les enfants ayant un TDAH ont tendance à s’éparpiller et ont du mal à s’organiser et à gérer leur temps.

Usons et abusons donc des agendas, des routines accrochées au mur (routine du matin, horloges « time timer », ou encore des boites de rangement étiquetées dans les étagères… L’idée n’étant pas de les enfermer dans un emploi du temps militaire et une chambre où rien ne dépasse, mais de les autonomiser, de leur donner un cadre harmonieux et les aider à s’autogérer sans que nous ayons besoin d’être constamment sur leur dos !

Car quoi de plus satisfaisant pour un parent qu’un enfant qui vole de ses propres ailes ? Oui, si l’on ne « guérit » pas le TDAH, on peut vraiment en atténuer les effets et aider notre enfant, en grandissant, à devenir un adulte épanoui .

Pour plus d’informations, voir aussi l’association HyperSupers – TDAH

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Commentaires

0 thoughts on "Enfant hyperactif ou TDAH : le reconnaître, l’accompagner, l’aider"

  1. Guillaume dit :

    Au-delà des aspects liés à l’hérédité, certains types de pollutions environnementales ont été associés aux symptômes du TDAH. C’est par exemple le cas de polluants persistants (PCB, retardateurs de flamme…) et du bisphénol A. Les mécanismes associés et les interactions avec la composante génétique sont imparfaitement compris à ce stade.
    Si ces pollutions environnementales s’avéraient effectivement des facteurs de risque, cela permettrait d’augmenter la capacité des parents à protéger leurs enfants de ce type de troubles du comportement, en les protégeant contre les sources de ces pollutions.

  2. Vi dit :

    Bonjour,
    Mon fils de 12 ans a été diagnostiqué TDAH il y a plusieurs années. J’ai récemment entendu parler de la méthode Tomatis (audio-phono-psychologie).
    J’ai fait quelques recherches de mon côté, mais on trouve un petit peu tout et son contraire!
    Cette méthode m’intéresse malgré tout beaucoup, mais représente un réel investissement financier, j’hésite à passer le cap!
    Si quelqu’un a déjà testé, ou a des infos sur le sujet, je suis preneuse!
    Merci d’avance!

  3. Chris dit :

    Bonjour
    Je suis maman d’un garçons de 8ans diag TDAH depuis 6mois. Grandes difficultés à gérer les décharges émotionnelles et donc sa relation aux autres… il en souffre. Ses résultats scolaires sont bons même si sa concentration lui fait souvent défaut…
    nous avons refusé pour l’instant la ritaline, quelles sont vos retours vous parents qui avez vécu cette étapes?

    1. Carry dit :

      je me suis reprochée d’une psychologue spécialisées pour les enfants qui ont le tdah. Elle aide l’enfant à mieux comprendre ses émotions. La sophrologie aussi est excellente pour eux.
      Les médicaments ne sont qu’une béquille et ne résolve pas les tempêtes émotionnelles de ces enfants hypersensibles ils ont besoin de beaucoup d’être valorisé et entendus pour se construire comme tous les enfants mais pour eux encore plus.

  4. MARION dit :

    Bonjour,

    j’ai un fils qui présente ce genre de troubles.

    Contrairement à ce que la plupart des gens (médecins compris) pensent, ça se soigne. Il y a un lien notamment avec l’état des intestins et de la flore intestinale… Des intestins poreux laissent passer des substances indésirables dans le reste de l’organisme, et certaines vont jusqu’au cerveau !

    Essayez de supprimer de leur alimentation tous les produits industriels, les produits raffinés (surtout le sucre et les acides gras trans), le gluten (voire toutes les céréales) et les produits laitiers (sauf le beurre bio)… Au contraire privilégiez les bonnes graisses (bonnes pour le cerveau), le bouillon de poulet maison (pour réparer les intestins), les fruits et les légumes (surtout crus), les oeufs, les oléagineux… le tout bio. Vous verrez la différence.

    Par exemple, mon fils tient beaucoup plus en place sur sa chaise avec cette alimentation…

    Marion
    maman de 4 garçons et étudiante en naturopathie.

    1. Carry dit :

      Bonjour
      juste une petite precision la suppression de certains aliments surtout le sucre aide l’enfant à être moins agité et à se canaliser mais en aucun cas ne soigne. Le TDAH n’est pas une maladie, il y a aussi beaucoup de positif chez ces enfants qui ont de grandes qualités il faut des aménagements scolaires et à la maison et beaucoup de bienveillance car ils sont hypersensibles. On parle aujourd’hui de Neurodiversite c’est à dire un fonctionnement différent du cerveau au lieu d’une anomalie, ces enfants ont du mal avec la rigidité et le cadre de l’école mais lorsque l’on respecte leur rythme, leur sommeil, leurs émotions ils font des merveilles.

  5. chantal dit :

    Bonjour,
    et pour l’enfant TDA sans hyperactif en mode très très rêveur!!

    1. Carry dit :

      Bonjour
      Pour la maison l’école ?

  6. Charlotte - Enfance Joyeuse dit :

    Merci beaucoup pour cet article qui regorge de précieux conseils.. <3

  7. HaliTia dit :

    Merci pour tous vos precieux conseils. Cela dit tout ca corresponds bien au parent qui maitrise lui meme ses emotions. Quand au parent qui perdra pied face à toutes ces difficultés il resteras de marge. Je trouve dommage de sous evaluer le caractere propre a chaque adulte dans ce genre de recit. Seuls les parents lineaires s’y reconnaitront

    1. eva dit :

      Le parent « linéaire » n’existe que sur Instagram ? avec ou sans enfant TDAH c’est compliqué pour de nombreux parents

  8. Géraldine dit :

    Bonjour
    Mon fils de 9 ans a été diagnostiqué il y a 1an et demi par une neuropediatre. N’hésitez pas a consulter en cas de doute (soit neuropediatre soit pédopsychiatre pour avoir un vrai diagnostic)! Mon fils est maintenant sous ritaline ce qui nous change la vie au quotidien ! Et il est reconnu à l’école : les maîtresses s’adaptent ainsi à ses handicaps (moins d’écriture, moins d’exercice, dessins pendant les cours pour rester concentré, etc) car oui être atteint du TDAH est souvent synonyme de souffrance d’apprentissage et de Dys (dyslexique et dysorthographie pour le moi). Alors oui pour une éducation positive et bienveillante mais attention les enfants TDAH sont très malins et abusent souvent ! Donc fermeté et bienveillance pour les éduquer et les aider à se maîtriser.

  9. eva dit :

    Merci pour cet article
    Ayant un enfant de 8 ans diagnostiqué TDAH/TSA je lis avec intérêt vos newsletters sur la pédagogie positive mais franchement je m’arrache les cheveux pour la mettre en pratique 😉
    Merci quand même pour les conseils avisés

  10. Plantier dit :

    Bonsoir,
    Cela fais maintenant plusieurs mois que je me pose la question à savoir si mon fils n’est pas concerné par le TDAH mais sans trouver la réponse de qui pose ce diagnostic? Nous assimilons ses comportements à plusieurs articles sur le sujet, l’école nous fais également part de certains agissements et je crains de plus en plus son isolement face aux enfants de son âge. Est ce un simple défaut de maturité ou autre chose, comment le savoir?

    1. Carow dit :

      Bonsoir,
      C’est l’ecole de ma fille qui m’a averti d’un potentiel TDA (sans hyperactivité) chez elle. Il est très difficile d’avoir un rendez-vous chez un neuropsychiatre. Je commence donc les démarches avec une psychométricienne. J’en saurai plus dans 2 semaines…

    2. Brietz dit :

      Bonsoir vous pouvez faire un bilan avec une neuropsychologue. Ensuite vous allez avec ce bilan voir un neuropédiatre qui lui est médecin et confirmera ou non l’avis du neuropsychologue. Les délais sont très longs. Bon courage

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