Que faire face à un enfant “turbulent”? Le réflexe à adopter!

« Hey ! Les enfants, moins de bruit ! » « Arrête de gesticuler, tiens-toi bien. »  « Arrête d’éclabousser ! » ; « Ce n’est pas le moment de regarder les fleurs, on y va ! » ; « Ce n’est pas la peine de crier ! » ; « Non ! Tu ne prends pas mon rouge à lèvres. Ce n’est pas un jouet ! » ; « Arrête de faire le pitre ! » ; « Mais qu’est-ce que tu as fait ? Regarde, il y en a partout ! » ; « Ce n’est pas le moment faire le kangourou, on s’habille ! » ; « Eh les deux qui rigolent au fond, ça suffit on se tait. »… Quand notre enfant bourdonne partout comme un avion de chasse, on a parfois du mal à réagir en tout sérénité avec douceur et bienveillance ! Alors, comment réagir quand notre enfant est trop “turbulent” à notre goût ? 

Généralement, nous n’aimons pas les voir faire n’importe quoi, et on s’empresse de les rappeler à l’ordre  ! Alors, qu’un enfant turbulent (aux yeux de beaucoup en tous cas) n’a pas forcément une volonté d’être désagréable ! Il a souvent simplement… une énergie d’enfant ! Alors, que faire quand notre enfant se transforme en tornade, en cyclone, ou en volcan en irruption ? Pas de panique ! Essayons de voir le positif dans cette belle énergie, tout en leur apprenant à respecter les autres…

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Bien sûr, c’est parfois fatigant tout ce bruit et cette agitation autour de nous ! Mais un enfant n’est pas un dessin, et si certains peuvent passer des heures à crayonner, nombre d’entre eux ont tendance à déborder d’énergie ! Et c’est une bonne nouvelle, car le développement psychologique et affectif passe par la découverte du monde et l’interaction avec les autres ! Donc, au-delà de notre agacement ou de notre lassitude ou de notre envie de paix (tout à fait légitimes ), pensons à dédramatiser et à les féliciter… Tout en leur proposant des alternatives. La communication non violente peut vraiment nous aider à mieux nous faire entendre.

Et gardons-nous de leur coller une étiquette d’hyperactif… Bien sûr, cela existe et il convient de le prendre en compte… Mais un enfant qui bouge trop à notre goût n’est pas forcément en hyperactivité.

Au fond, si un enfant est “turbulent”, nous avons raison de vouloir qu’ils ne dérangent pas les autres, et qu’ils n’abîment pas les objets…

Leur joie, leur créativité, leur envie d’expérimenter dérangent… Parce qu’on est tous ensemble dans quelques mètres carrés ; parce que l’appartement est fragile ; parce on est pressé ; parce que demain il y a école et qu’il faut se lever ; parce qu’il y 30 enfants à gérer ; parce nous sommes entourés de contraintes, et qu’il faut savoir composer.

Mais en critiquant leurs gestes, nous critiquons aussi leurs intentions, qui sont pourtant souvent bonnes !

Vous en avez assez de crier pour vous faire entendre, voire obéir ? Et si on changeait notre façon de communiquer pour créer une relation sereine et bienveillante avec notre enfant ? En vous inscrivant à la newsletter, je vous enverrai illico (et gratuitement !) le PACK « OUI PAPA OUI MAMAN : toutes les clefs pour les faire coopérer (sans crier) ! Au programme : des astuces et des conseils faciles à mettre en place pour changer votre quotidien petit à petit.

Alors, plutôt que de gronder notre enfant “turbulent”, donnons-lui des alternatives

Pour qu’ils puissent continuer d’exprimer leur bonne humeur, leur soif d’expérience, tout en respectant les autres.

Petite histoire d’un enfant turbulent (comme les autres  !)

Notre fille arrive avec du rouge à lèvre jusqu’aux oreilles : « Regarde Maman, je me suis maquillée ! ».

Ou notre fils de 2 ans veut faire une blague à son papa en cachant son pain au chocolat dans la poubelle…

Essayons d’adapter nos réactions

Et si nous évitions de lancer « Dis donc, ça ne va pas bien non ?!  » ?

Prenons un moment pour observer son intention… OK, le résultat n’est pas nécessairement celui qu’il/elle avait envisagé, mais au fond, il/elle voulait bien faire, non ?

Ce serait tellement dommage de détruire leur intention de nous amuser. C’est tellement bon de partager un éclat de rire !

Alors au lieu de leur « remonter les bretelles », si nous les encouragions à continuer à nous faire des blagues, mais dans le respect des autres et des choses.

  • « C’est très drôle de se maquiller, mais tu sais mon rouge à lèvre est précieux et je n’ai pas envie que tu l’abimes. Tu pourrais demander pour ton anniversaire une boite avec plein de maquillage, comme ça tu pourras te déguiser en clown et faire rire les gens !! ».
  • « Mon cœur, c’est très drôle de vouloir faire une blague à papa, mais cache-le autre part. Dans la poubelle, après on ne peut plus le récupérer et c’est gâché ! Papa n’aurait alors plus envie de rigoler mais plutôt de te gronder. Tu as une idée d’une autre cachette ? Comment on va faire pour consoler papa qui n’a plus de pain au chocolat ?
  • Notre enfant emmet un cri strident « YYYYAAAAAAAHH ». « Pourquoi tu cries ? » «  Parce que je suis content ! » «  Cela me fait plaisir que tu sois content, tu peux chanter YOUHOUHOU !!! Car quand tu cries, on pense qu’il y a un problème. »

Et oui, souvent ce comportement turbulent est simplement lié à son envie de rire, sauter et courir. Mais il peut aussi s’agir d’autres choses…

L’enfant qui s’agite pour attirer l’attention

Vous l’avez déjà vécu le coup de fil à la copine alors que Loulou joue tranquillement dans le salon depuis un moment. Et tout à coup, le voici accroché à vos basques ou debout sur la table… Ou encore la séance de télétravail où il est impossible de se concentrer parce que votre tornade a décidé de jouer aux cowboys et aux indiens…

Pour avoir la paix, prenons le temps d’être avec eux

Oui, parfois un enfant turbulent veut juste attirer l’attention et avoir son moment à lui. Isabelle Filliozat utilise l’image du besoin de remplir son réservoir d’amour. À la manière d’un porte-avion, il va revenir vers son parent pour faire le plein, puis repartir explorer le monde… Alors, pour avoir la paix, trouvons un moment où l’on se rend pleinement disponible.

Laissons-leur un espace pour extérioriser

Sortir au parc, courir le plus vite possible, hurler à plein poumon, danser comme des fous… Pour pouvoir se contrôler, on a souvent aussi le besoin d’extérioriser, de vider les batteries. C’est tellement difficile de rester sous contrôle H24. Gare à l’effet cocotte-minute ! ?

Bien sûr, la relaxation propose pleins de super exercices et des temps de prise de recul excellents pour canaliser l’énergie ! Mais parfois, un bon footing peut mieux permettre de décharger les tensions avant de revenir à des activités plus calmes.

Est-ce qu’on a pensé à les laisser « ne rien faire » ?

Nous avons tendance à vouloir stimuler nos enfants en permanence : faire de la musique, de la méditation, des arts, apprendre à lire, etc. Pourtant combien d’auteurs, d’artistes ou de vocations sont nés de l’ennui ? Et si nous laissions aussi à nos enfants un peu de place pour « faire ce qu’ils veulent » sans que nous leur disions quoi faire ? Si nous avons défini le cadre, ils peuvent expérimenter sans (trop) de danger. (Ok, ils vont peut-être demander la télé, mais qu’importe…).

Et si finalement, notre enfant turbulent était juste plein de vie ?

Ok, nos enfants sont turbulents, agités, débordants d’énergie… Essayons de nous en réjouir ! Ne devrions-nous pas envier sa façon de savourer le présent à pleines dents, sans se préoccuper ni du passé, ni de futur ?

Mais, cette précieuse joie de vivre, petit à petit s’envole, sous les contraintes de la vie…

Pourtant, en tant que parents, ce que nous souhaitons, c’est faire de notre enfant un adulte heureux : un adulte qui profite pleinement de la vie, qui continue à faire rire les autres, à partager, à s’enthousiasmer, à oser, à s’émerveiller, à être lui-même… Pourquoi alors, tant de fois, reprochons-nous à nos enfants leur excès de joie, ou sommes-nous exaspérés de leurs moments de contemplation ? Alors que c’est justement leur force !

Qu’ils continuent à courir, sauter, jouer, rigoler, expérimenter, s’enthousiasmer, mais dans le respect des autres et des choses… Prenons soin de leur furieuse envie de vivre, ne la détruisons pas. Car c’est leur force, leur avenir.

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Commentaires

0 thoughts on "Que faire face à un enfant “turbulent”? Le réflexe à adopter!"

  1. caroline dit :

    bonjour,
    Auriez vous des conseils des idées pour canaliser un enfant de trois ans turbulent qui arrivent à faire des activités mais qui court partout en classe de ps ? (remarque faîtes de nombreuses fois par la maîtresse)
    Merci

  2. Laetitia dit :

    Bonjour, pour le rouge à lèvres je l’achète chez Babou plutôt que chez Dior, et si je tenais vraiment à ce que mon fils n’y touche pas je rangerai ma trousse à maquillage hors de sa portée. J’ai un enfant débordant d’énergie, c’est parfois plus complexe à gérer dans certaines situations, mais je veille à se qu’il puisse se dépenser suffisamment et le soir nous n’avons aucune galère pour le coucher ( il s’endort parfois même avant l’histoire du soir)

  3. Alexandra dit :

    Ce texte devrait être rajouté dans la Bible !! ?

    1. Nathalie dit :

      😀 j’adore

  4. Violaine dit :

    J’ajouterai, les enfants ont ce pouvoir que nous n’avons plus?. Ils ont la chance d’être dans une 5D, alors que nous adultes, l’avons perdue et ne vivons plus que dans la 3D. Et je m’efforce aujourd’hui de le retrouver ?, pour être à nouveau créative, heureuse, rêveuse… le propre de l’être humain ???

  5. Coco dit :

    Bonjour,

    J’ai besoin d’aide, je ne sais plus quoi faire
    Mon fils de 2 ans refuse de manger depuis 10 jours (sauf les biberons).
    Que faire, que dire ?
    Il refuse même ce qu’il aime.
    Je nomme avec lui les aliments, je lui permets de se servir, mais rien n’y fait

    merci de votre aide

    1. Ribard dit :

      Bonjour c’est la fameuse phase du refus. Si vous avez consulté médecin et pédiatre et que tout va bien alors laissez le, tout en lui mettant à dispo des aliments qu’il aime constamment. Il va finir par ré manger vous inquiétez pas

  6. Chang ParentaliteZen dit :

    Merci pour ces conseils bienveillants. Souvent on en peux plus, on est a bout mais effectivement, pourquoi freiner nos enfants ou leur “faire payer” notre frustration?

    Personnellement, j’essaye de plus en plus de m’occuper de moi. Un peu d’égoïsme me permet de mieux apprécier ses enfants ou beaux-enfants.

    C’est lorsque l’on a l’impression d’être privé de liberté par nos enfants qu’on a le plus tendance à leur interdire des choses.

  7. Caro dit :

    Merci pour les conseils, j’essaie tant bien que mal d’appliquer une bonne dose de bienveillance à la maison mais c’est dur dur… Merci aussi à celles chez qui ça ne marche pas de nous rassurer . Bon courage à tous, j’espère secrètement que mes enfants assimilent ce que je leur dit pour plus tard !

    1. Joss dit :

      Exact! C’est ce que ma mère me disait ! On sait si on a bien éduqué ses enfants une fois qu’ils sont partis!

  8. Gab dit :

    Merci pour ces mots encourageants qui donnent les moyens de savourer chaque moment afin de voir la vie de manière positive 🙂

  9. JolieRose dit :

    Oh oui ? Beaucoup de respect ?? Merci de rappeler cette évidence que j’oublie parfois .
    Mais si je suis trop épuisée / préoccupée et que je n’arrive plus à être dans la compréhension de l’intention de l’enfant, quelle attitude / paroles proposez-vous ?

    1. Clarisse dit :

      Bonsoir,
      Je voudrais juste vous dire de vous poser et de vous dire que vos enfants vivent la plus belle période de leur vie et qu’ils ne sont en rien responsables de nos problèmes de grands que nous leur faisons subir, malgré nous malheureusement.
      Ce n’est pas évident mais prenez ce temps. Bon courage à vous

  10. marge dit :

    et aussi , emmenons-les au parc! L’énergie, ça doit se dépenser!

  11. Joss dit :

    Bonjour, vos conseils bienveillants sonnent tellement naturels et faciles à mettre en place. Rassurez-moi, est-ce que vos enfants mordues vous leurs expliquez avec bienveillance que le rouge à lèvre de maman ce n’est pas ce qu’il y a de mieux car maman y tient mais que dans qq mois quand ce sera l’anniversaire (ou autre détournement) votre enfant répond : « oui maman » et ne touchera plus à votre maquillage ? Parce que les mien sont peut-être très mal élevés mais qd avec toute la bienveillance je leurs demande de faire autrement, je peux dire que bien souvent ils s’en fichent complètement. Et on ne peut leurs en vouloir. A 18 mois et 3 ans, il n’y a encore que leur petite personne qui compte. Alors bien sûr on leur explique pour qu’ils apprennent l’empathie et à prendre en considération les autres, mais quand pour la 10ieme fois dans la journée ils font quelques choses de destructeur et ben je pete un plomb et j’explique plus rien et j’ai envie de partir de chez moi pour ne plus jamais revenir… heureusement cet état ne dure pas, mais je trouve que soit je suis déséquilibrée et je dois travailler sur moi, soit les enfants des fois c’est dur et nous ne sommes qu’humain et un peu de réassurance dans chaque article pour dire que ça ne marche pas à tout les coups et que on a le droit d’en avoir marre quand même aiderait les parents comme moi. Merci quand même pour le partage de vos expériences, c’est intéressant.

    1. Joss dit :

      Excusez-moi j’ecris avec un téléphone et certains mots ont été transformés…

    2. Fabienne dit :

      Je partage totalement, j’ai beaucoup expliquer, proposer des alternatives, du haut de des 3 ans il se moque complètement de mon bien être. Et je me bat avec moi même pour être dans la bienveillance depuis sa naissance et c’est vraiment quelque chose sans merci. J’ai juste la sensation de me faire complètement dévorer et de ne plus avoir d’existence à moi. J’aimerais aussi entendre plus de bienveillance envers les parents, là je culpabilise juste à chaque fois que je passe 30 minutes à lui courir après pour lui expliquer toute ses bêtises juste parce qu’il est sur-exité et à la fin j’ai juste envie de partir loin de tout…

      1. Mag17 dit :

        Je pense que vous avez raison, malgré l’application des conseils bienveillants, il peut arriver (suivant le caractère de l’enfant je suppose…?) un moment où l’on s’épuise et finit par perdre son énergie. Ma psychologue m’a conseillé alors de cesser de parlementer. On explique, on lui laisse du temps pour se calmer, seul, et on attend qu’il revienne à un état psychologique accessible à l’échange. Il est important qu’il comprenne qu’il n’y a pas que sa personne qui compte, vous existez aussi et donc avez des droits qu’il doit respecter. En l’ignorant pendant sa crise, souvent il se calme plus rapidement, et on perd l’impression désagréable de faire face à un enfant roi. Pour mon cas où justement j’attend le 2ème, cela aura l’avantage de le préparer à la patience quand il ne sera plus le seul duquel je devrai m’occuper. Bon courage à tous et à toutes.

    3. JolieRose dit :

      Courage Joss ?? Si tu lis les conseils de ce site c’est que tu fais de ton mieux pour tes enfants. J’ai vécu les mêmes états de dépassement quand mes petits gars avaient 2/3 ans. Tiens bon l’Amour et l’empathie avec des règles fermes mais bienveillantes et expliquées c’est la base : mes petits gars ont maintenant 16 et 17 ans et ce sont des ados géniaux avec qui j’ai des échanges philosophiques, qui savent aider leur prochain si besoin ( et moi aussi!) et surtout prends soin de toi et de tes besoins ; prendre un café avec une copine, un bain seule dans l’appart, une marche, un moment de lecture… Ton témoignage est courageux, bravo ?

    4. Anonyme dit :

      Allo, c’est le lot de tous les parents surtout lorsque nous sommes sur la voie de la bienveillance. C’est normal ét humain d’avoir un moment de full full full ! Alors, faisons de notre mieux même si le mieux sur l’instant est degerpir ou crier! Ét osons leur offrir notre vulnérabilité : chéri, jai ete tres fâchée hier car énumérer ce que j’ai vécu sans accuser ét je suis desolee si Apres jai fais ceci, je t’aime mon chéri et en même temps, il arrive que jai moi aussi ce genre de dragon qui sort de moi! Comment peut on faire pour que ces dragons restent dans leur grotte au fond de moi, tu as une idée? Câlin bisou et on les rassure de notre amour et on prend soin de nous m’aime. Bref, tu fais de ton mieux ét cest précieux.
      Courage, tu fais deja denoooormes pas ❤️ Ét merci!

    5. Justine dit :

      Merci Joss pour ce commentaire! C’est pareil chez nous, on a beau être dans ce principe d’éducation bienveillante, mon fils de 2ans et demi n’en n’a rien à faire de nos explications, essayer de lui dire calmement que “il faut arrêter de lancer les jouets contre les murs parce que les voisins font dodo et qu’ils ne vont pas être contents si on les réveille” pendant qu’il court partout surexcité, il n’écoute la plupart du temps même pas. Alors on continu quand même sur cette voie, mais c’est parfois très décourageant, on a l’impression que cette méthode ne fonctionne pas, et il commence à rentrer dans sa période où il fait ce qu’il veut, sans ça il cri et se met à nous donner des ordres! Oui carrément, on a le droit à des “va la bas maman, tout de suite !!!”, ou “pousse toi !”. Euhhh… on a tout fait de travers ou bien? Alors est-ce que l’on ne doit pas aussi faire en fonction du caractère de l’enfant? Certains enfants sont plus “difficiles” que d’autres et ont besoin d’être un peu plus cadrés au quotidien. Certaines mamans autour de moi pratiquent l’éducation bienveillante et tout roule nickel, pas de colère ni de cris, quand chez d’autres, comme moi par exemple, l’effet attendu n’est pas le même. Perso, j’en arrive à me dire ce que j’ai fais de mal, alors que je ne devrais pas me dire cela, donc arrêtons de nous mettre la pression, tout n’est pas la faute des parents 😉

      1. Nathalie dit :

        Je suis à fond dans l’éducation bienveillante mais je suis tout à fait d’accord que les choses dépendent aussi du caractère de l’enfant, certains professionnels ou parents seraient en désaccord avec moi mais je pense qu’avec certains enfants une bonne fessée pourrait parfois recadrer les choses sans que cela soit récurant. La loi qui condamne la fessée est très bonne par ailleurs car cela mais une barrière psychologique à tous ceux qui pourraitent avoir tendance à dépasser la fessée ou à en abuser.
        Il m’est arrivé de donner des fessées à ma fille (qui a 6 ans aujourd’hui) lorsqu’elle était incontrôlable par caprice et cela l’avait bien calmée, il m’est aussi arrivée de le faire lorsque j’étais à bout de nerfs et dans ces quelques cas je l’ai beaucoup regretté.
        Je n’en ai pratiquement jamais donné à mon fils de trois ans passés car bien qu’il fasse des bêtises ou qu’il n’écoute parfois pas il a un caractère très doux et attentionné et une fessée ne serait pas du tout approprié pour lui, contrairement à ma fille qui est plus effrontée.
        Tout dépend de l’enfant, des circonstances et il y a fessée et fessée.
        Parfois je menace mon fils de lui donner une fessée lorsqu’il balance des objets ou autres bêtises nuisibles pour l’entourage qu’il recommence malgré l’interdiction. En principe il arrête Mai’s dans le cas de vitre fils je serait curieuse de savoir quelle méthode totalement bienveillante pourrait venir à bout de son comportement répétitif 🤷‍♀️
        Après j’avais lu (après les trois ans de ma fille😏) qu’avant l’âge de trois ans le cerveau de l’enfant était incapable d’obéir complètement aux interdictions et que cela venait petit à petit par la répétition. À force ça devrait .
        rentrer…Ca doit dépendre aussi de la maturité des enfants je ne sais pas 🙂

    6. cjujue dit :

      Vous me rassurez !!! J’ai l’impression qu’en vous lisant vous me décrivez 😉
      Merci du coup..car si vous êtes “déséquilibrée”, je le suis aussi..
      J’ai des jumeaux de 20 mois et les crayons de couleur sont apparus dans notre salon pour commencer le dessin.. forcément ailleurs que sur la feuille c’est tentant !! Du coup quand le meuble de la cuisine a été à l’essai, j’ai essayé l’empathie ; “tristesse, dessus, c’est moche et abimé”, un de mes fils m’a fait un bisou..et a rééssayé 2min après ! Qq heures plus tard c’était l’autre.. empathie 0 pour le meuble ! Ils montrent tous les 2 qu’ils ont fait une marque mais recommencent. A la fin de la journée, fatiguée, j’ai crié 🙁
      Il faut que je sois certainement plus patiente …

      1. Stéphanie - CPMHK dit :

        En effet, ce n’est pas tous les jours facile d’être un parent bienveillant et calme, surtout quand on est fatigué ! Mais pas de pression, car il ne s’agit pas d’être un parent parfait 😉 Lorsqu’ils sont encore très petits, ça peut être un peu difficile de leur faire comprendre notre tristesse, même si bien sûr c’est toujours une bonne chose de leur montrer ce que l’on ressent quand ils font une bêtise et développer avec eux l’empathie. Peut-être, pourriez-vous leur demander de trouver ensemble une solution pour réparer cette bêtise. C’est en les impliquant dans la solution qu’ils comprendront le mieux leurs actes 🙂

    7. isa dit :

      comme je vous comprends!
      Mes 2 enfants (2 et 4 ans) me rendent parfois chèvre!
      J’ai lu un livre qui m’a aidé à comprendre “pourquoi” on est souvent en opposition… le livre s’intitule “j’ai tout essayé” d’Isabelle Filliozat.
      On comprend le lien entre l’aspect physiologique et les réactions des enfants.
      Également j’ai appris à communiquer en évitant la négation… si je vous dis : ne pensez pas à une girafe, à quoi avez vous pensé ?!
      Au lieu de dire : ne touche pas au tiroir, au rideau, au chat! laisse le tiroir!!!
      Au lieu de dire ne va pas par là : viens à côté de moi ou viens vers moi je veux te voir.
      j’ai trouvé que cet ouvrage donnait quelques clés de communication.
      Courage!

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