Prière secrète d’un enfant

Prière secrète d’un enfant CPMHKMaman, Papa,
c’est important, pour moi,
que vous ne me laissiez pas croire
que mon bien-être est supérieur au vôtre,
et à celui des autres.

      Maman, Papa,
je vous en supplie,
prenez le temps de me parler,
de ne pas m’agresser,
lorsque vous refusez mon envie.

      Maman, Papa,
si je réagis, si je pleure,
ne cédez pas sous mes hurlements,

vous m’enseignerez que je peux tout obtenir en criant.

Mais expliquez-moi ce que vous faîtes,

cela me rassurera de savoir que ce n’est pas contre moi,

cela me construira de comprendre le pourquoi.

      Maman, Papa,

Parlez-moi comme vous aimeriez que je vous parle, c’est en me respectant que je vous respecterai, c’est en me parlant comme à un grand, que je grandirai.

      Maman, Papa,
s’il vous plaît,
acceptez de me laisser faire mes propres expériences,
ne m’aidez pas trop.
C’est ainsi que je prendrai goût à me surpasser.

      Maman, Papa,
par pitié, ne vous focalisez pas sur mes défauts.
Mais trouvez mes qualités,
encouragez moi à les développer,

C’est comme cela que je rayonnerai.

      Maman, Papa,

je vous en prie,
laissez-moi croire
que je pourrais un jour réaliser mes rêves.

      Maman, Papa,
vous dire aussi à chacun

que votre amour me comble,

que votre joie m’inspire,
que votre confiance m’élève.

Ce texte écrit par CPMHK et insipiré du texte de Jacques Salomé, transmet  une vision positive et respecteuse de l’éducation

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pédagogie positive

pedagogie positive CPMHKChacun de nous, y compris nos enfants, naît avec un potentiel d’une incroyable puissance. Opter pour la PEDAGOGIE POSITIVE, c’est permettre à notre enfant de développer ce potentiel. Notre environnement, nos expériences, les personnes que nous rencontrons, vont nous pousser à les développer pleinement… ou pas.

La pédagogie positive repose sur la conviction que pour l’épanouissement de notre enfant, l’utilisation de ces super-pouvoirs est indispensable.

Car comme le dit Florence Servan-Schreiber dans son livre « Power Patate » :

« Etre épanoui, c’est fonctionner grâce aux meilleurs morceaux de nous, pour assurer notre santé mentale et sociale. Et utiliser nos forces de caractères nous engage dans ce que nous faisons, nous relie aux autres et nous permet de tirer du sens de ce que nous vivons. Elles nous intègrent dans les groupes qui nous entourent et nous aident à trouver la zone optimale de création qui découle de l’utilisation de nos autres compétences et aptitudes ».

Autrement dit, c’est en faisant ce que nous aimons, ce que nous savons faire de mieux, en utilisant nos meilleures qualités que l’on va pouvoir s’épanouir professionnellement, amicalement, et socialement. Elle ajoute même que nos « super pouvoirs », quels qu’ils soient, nous permettent de sortir de toutes les situations.

C’est en utilisant nos meilleurs atouts que « nous obtenons nos résultats les plus satisfaisants et réalisons nos plus beaux projets. Donc pourquoi irions-nous forcer nos presque faiblesses si nos facilités, peuvent non seulement nous sauver, mais nous épanouir au passage ? ».

La pédagogie positive consiste à s’appuyer sur les forces de notre enfant pour contrer ses faiblesses.

Si l’on applique cela à nos enfants : Pourquoi ne dépenser pas notre énergie à développer leurs forces plutôt qu’à vouloir corriger leurs défauts ?

Pour comprendre le principe de la pédagogie positive, je vais prendre mon exemple.

Nulle en français, pour moi les choses étaient très claires depuis le CP : « Je ne sais pas écrire ». Un fait établi. Par conséquent, écrire a toujours été une véritable hantise. La rédaction d’un discours, d’un résumé, ou du moindre compte-rendu, devenait une montagne. Jamais, je n’aurais imaginé écrire un blog.

Mais une amie (une bonne étoile devrais-je dire) m’a dit un jour :

– Tu as une super vision de l’éducation, tu devrais la faire partager aux autres. Lance ton blog !

– Bonne idée mais… je ne sais pas écrire !

Ce à quoi elle m’a répondu :

– Mais tu sais parler ?! Tu as de bonnes idées ! Tu peux très bien écrire un blog !

En y réfléchissant, elle n’avait pas tort. A chaque fois que je lisais un livre sur l’éducation, j’avais l’impression que le psychologue m’avait volé mes convictions ! Mes idées devaient donc être assez justes. Ajoutées à mon expérience de maman deux enfants, cela pourrait pouvait sans doute être utile à d’autres parents.

Mon amie m’avait fait prendre conscience de plusieurs de mes « super pouvoirs », qui allaient me permettre de compenser ma faiblesse en rédaction. J’avais des idées, j’aimais les partager, et qui sait, certains parents seraient peut-être intéressés…

Je me suis donc mise à écrire… et très vite à appeler au secours une autre amie fée (oui, je suis très bien entourée !) dont j’admire la plume. Banco : elle est d’accord pour m’aider ! Je lui envoie mon premier beau torchon, et au lieu de me dire « C’est un beau torchon bourré de fautes d’orthographe, avec des idées qui vont dans tous les sens », elle me répond : « C’est super intéressant, je pense que ça pourrait plaire à plein de parents ! » et me donne un conseil : « Tu devrais faire un article = une idée ».

Je me mets au boulot, écris, réécris, remanie, et fais lire mes deux premiers articles à 3 amies, qui ont la bonne idée de m’encourager. Portée par les encouragements, convaincue maintenant que cela pourrait plaire, je redouble de travail, et d’application. J’envoie mes articles à ma fée Plume qui me les retourne corrigés, améliorés, et surtout non surlignés. Et évite ainsi que le rouge des corrections ne me décourage.

Elle a eu raison d’insister sur mes atouts plutôt que sur mes faiblesses, c’est ainsi que j’ai trouvé la force de persévérer. Je m’améliore grâce aux encouragements de mes lecteurs, et au soutien de ma fée Plume qui me porte et me rassure.

Alors certes je ne serai jamais un grand écrivain de l’Académie Française, mais j’ai réussi en quelques semaines de persévérance, à acquérir un niveau d’expression écrite qu’en 15 ans d’école et de mauvaises notes, je n’avais jamais atteint.

Finalement montrer du doigt les faiblesses de nos enfants, et insister dessus, risque de les décourager et de les persuader de leur nullité.

Alors que, pour eux comme pour nous, le meilleur moyen de contrer leurs faiblesses est d’utiliser leurs forces.

En tant que parents, lançons-nous dans la pédagogie positive pour aider nos enfants à trouver leurs « super pouvoirs » et les encourager à les utiliser !

N’ayons pas peur qu’ils deviennent prétentieux. Les prétentieux manquent justement de confiance en eux, et se sentent obligés de démontrer ce qu’ils savent pour exister !

Et surtout soyons précis, le « super pouvoir » ne s’arrête pas à un mot.  Il est intéressant de comprendre comment on l’exerce, et de savoir en quoi il est utile à soi-même, aux autres, à ses projets. Dans mon cas, il ne s’agissait pas seulement de dire « Tu as une super vision de l’éducation », mais d’aller plus loin en me montrant à quoi cela pouvait servir : « Cela peut intéresser plein de monde » ou « Tu devrais écrire un blog ».

Pour un enfant énergique, par exemple, il ne suffit pas de lui dire : « Tu es dynamique », mais « Ton dynamique entraîne les autres dans tes activités » ou « Il te permet de trouver la force de faire tout ce que tu aimes faire », etc.

De la même manière, il ne suffit pas de dire à son petit « Tu es gentil », mais « Les autres apprécient beaucoup que tu les aides ».

Bref le « super pouvoir » ne s’arrête pas à un mot. Ce sont des « pouvoirs »… et en plus ils sont « super » !

Vous pouvez aussi lire sur ce même sujet l’article : « 30 minutes suffisent pour offrir à nos enfants de la joie de vivre jusqu’à 90 ans« . Et si ce qui vous intéresse, c’est vraiment la confiance en eux pour vos enfants, je vous propose de vous envoyer un dossier complet sur le sujet. C’est le PACK « CONFIANCE EN TOI » : Tout pour que nos petits croient fort en eux ! N’hésitez pas, c’est évidemment gratuit, et pour le recevoir, il vous suffit de renseigner votre email ci-dessous.

En un mot : po-si-ti-vons ! Ne pointons pas du doigt les défauts de nos enfants. Faisons plutôt leur découvrir leurs « super pouvoirs », et aidons les à les cultiver. Quel plus beau cadeau pour leur vie future, pour leur confiance en eux ? C’est même l’arme ultime pour vaincre leur faiblesse, et peut-être même les faire oublier…

Nous avons tous des trésors enfouis en nous, aidons nos enfants à trouver les leurs !

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comment se faire obéir sans crier

comment se faire obéir sans crier CPMHK

Se faire « obéir* » sans crier, est loin d’être simple, surtout quand nous, parents, perdons patience, ou sommes fatigués…C’était mon cas dimanche soir, j’étais épuisée d’avoir gardé seule les enfants tout le week-end (Monsieur étant parti en enterrement de vie de garçon), et frustrée de ne pas m’être organisée pour voir mes amis. De la pluie non-stop pour couronner le tout. Une seule envie : coucher les enfants pour enfin être tranquille !   (* j’utilise ce terme car il est courant, mais « amener notre enfant à coopérer » serait plus judicieux.)
C’était mon cas ce dimanche soir, où j’étais épuisée d’avoir gardé seule les enfants tout le week-end (Monsieur étant parti en enterrement de vie de garçon), frustrée de ne pas m’être organisée pour voir mes amis. Et la pluie non-stop pour couronner le tout. Une seule envie : coucher les enfants pour enfin être tranquille !

Il était 20h. J’avais réussi l’étape du dîner, je démarrais l’étape « mise en pyjama », la bonne humeur de ma fille était à son apogée (et oui on avait passé un très bon week-end !). Au vue de ma fatigue, j’abandonnais pour ce soir l’idée de la faire se déshabiller toute seule et optait pour le déshabillage express. Je m’apprêtais à lui attraper la première jambe lorsque sa bonne humeur prit le dessus : « Regarde Maman, je saute comme un kangourou ! », « Et regarde je fais Boom sur mon lit ! ». Je retentais l’attrapage du pied : « Allez on s’habille, il est tard »… « Attends Maman je me cache sous les draps et toi tu me cherches, bonne idée !» … « D’accord, mais on met d’abord le pyjama, et on jouera un peu après ». Cette fois j’attrapais ses pieds, lorsqu’elle se mit à « faire du vélo à tout vitesse »… Rassurez-moi, vous aussi vous avez vécu ce genre de moment de découragement, n’est-ce pas ?!

Ma patience ayant atteint sa limite,   J’étais à deux doigts de m’énerver sérieusement…

Mais je réussis à prendre sur moi. Je me mis alors à sa hauteur, mon visage à 20 cm du sien pour m’assurer qu’elle m’écoutait bien. Et je lançais d’un ton calme, déterminé, et très ferme : « Regarde-moi. Je suis fatiguée. Je me suis occupée de vous toute la journée toute seule car papa n’était pas là, je n’en peux plus, je n’ai plus la force de jouer,  j’ai envie de me reposer. D’accord ? Là, si ça continue je vais vraiment m’énerver et je n’ai pas envie de m’énerver. Qu’est-ce que je dois faire ? Te ligoter comme un petit saucisson pour que tu arrêtes de bouger ? Je n’ai pas envie de ça (non ce n’était pas une menace évidement). On a passé un bon week-end, alors s’il te plait, aide moi pour que les choses se passent bien ». Même si je mettais les formes, le ton était ultra ferme, il faut dire que j’étais vraiment à deux doigts de craquer !

Immobilisation immédiate des jambes. Le pyjama s’enfila tout seul, et j’entendis une petite voix enjouée : « Allez maintenant on va se brosser les dents, youpi ! Je suis contente de me brosser les dents avec toi ! ». Oh my god… Le rêve, ça avait marché, une petite voix dans ma tête criait « Victoire » !

J’aurais pu dire, « Tu arrêtes tout de suite ! », « Ça suffit maintenant, j’en ai marre ! », ou encore « Je vais t’enfermer dans la salle de bain si tu continues ! », et essayer ainsi de prendre le dessus par la force. Ma fille, qui n’est pas du genre à se laisser écraser, aurait résisté, et cela aurait fini en drame… Non, plutôt que cette lutte de pouvoir sans aucun objectif à long terme, j’avais choisi de lui faire part de mon ressenti pour qu’elle le comprenne. Je n’ai pas non plus essayé de critiquer son attitude, ce serait dommage de lui reprocher son « excès de joie et d’envie de jouer ». En revanche, je lui ai fait comprendre que ce n’était pas très sympa de sa part de ne pas coopérer. Et c’est bien cela que je souhaite lui apprendre, non pas à m’obéir au doigt et l’œil, mais à tenir compte de l’état de l’autre.  Exprimer mon ressenti est le meilleur moyen de lui faire comprendre.

Bien sûr cela ne fonctionne pas toujours, et rassurez-vous cette façon de faire n’est pas l’unique façon de se faire « obéir » sans crier, vous trouverez un autre exemple qui concerne cette fois le jour où elle ne voulait pas sortir du bain, dans cet article. Et plein d’autres idées dans l’article « Enfant difficile : comment lui dire non sans lutter ? »

Mais si elle n’avait pas compris, comment se faire « obéir » sans crier ???

Eh oui, nous n’avons pas tous les jours cette chance… Si elle avait continué à faire n’importe quoi ? Pour éviter de m’énerver, j’aurais quitté la pièce et je l’aurais laissée seule dans sa chambre « Ecoute, comme tu n’as pas envie que je m’occupe de toi, tu te débrouilles toute seule pour te coucher ». Et je serais partie dans le salon faire mes affaires. A quoi bon se battre ? L’objectif étant d’avoir enfin un moment pour moi, qu’elle dorme ou qu’elle ne dorme pas, cela avait peu d’importance, tant qu’elle ne me dérangeait pas. Aussitôt, elle m’aurait probablement rejointe pour me demander de revenir, je lui aurais dit « je veux bien m’occuper de toi, mais on s’habille à la vitesse de l’éclair, d’accord ?».

Mais parfois, on n’a pas la force de faire autrement que crier, alors crions mais positivement !

C’est le sujet de l’article « Parents bienveillants, vous avez le droit d’être en colère, mais pas n’importe comment…« 

Evidemment, le top du top reste d’éviter une telle situation de fatigue ou de saturation !

Certes Daddycool était à un EVG, je n’avais pas d’autre choix que de garder seule les deux enfants, mais j’aurais dû prévoir dans le week-end d’aller voir des amis ou d’en inviter. Bref de mieux m’organiser afin d’éviter que l’emploi du temps tourne à 100% autour des enfants. Cela m’aurait évité d’être saturée à l’arrivée, et j’aurais eu la patience de gérer la situation autrement ! Par le jeu, par exemple ! Sur ce sujet vous pouvez lire comment Etre Parent et s’épanouir vraiment

Conclusion : comment se faire « obéir » sans crier ?

Si on est en colère, que l’on a envie de crier, évitons surtout de critiquer notre enfant en lui hurlant dessus. Mais faisons lui plutôt part de notre ressenti, de l’impact que cela a sur nous. Cela évitera d’enseigner à notre enfant les rapports de force, et de lui donner le sentiment qu’il est moins que rien. Si on sent qu’on est sur le point de craquer, sortir de la pièce est également une bonne solution.

Mais surtout ménageons-nous pour éviter d’être ainsi « à bout », et pour avoir la patience de gérer la situation différemment !

Cool Parents Make Happy Kids

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