Archive pour le mois : 09/2015

enfant heureux

enfant heureux CPMHKQuel est le plus beau cadeau que nous pouvons offrir à nos enfants ? Tout notre amour ? Trop facile ; et nous le faisons déjà… Leur donner les moyens de ne jamais se laisser abattre, et d’aller au bout de leurs rêves ? Bref, c’est celui d’être un enfant heureux, aujourd’hui et plus tard.  Un peu plus compliqué, mais peut-être tout aussi utile.…

Et si, justement, le plus beau cadeau était de leur envoyer une décharge d’énergie positive dans tous les moments où ils doutent, se sentent seuls, pas à la hauteur ?

Dans l’absolu, on aimerait bien, mais dans la réalité, ça n’est pas toujours évident d’être présent au bon moment, de trouver les mots justes. Parfois, c’est même difficile de reconnaître ces petits « coups de moins bien ». Alors comment faire pour leur apporter notre soutien ?

 Souvenez-vous des jours où vous aviez le moral à zéro. Cet instant où un amoureux vous avait quitté, cet anniversaire où aucun ami n’était disponible pour boire un verre avec vous, ce jour où vous n’avez pas été reçu à l’examen de votre vie, où la pression de votre boss était trop forte… Bref, ces jours où vous n’aviez vraiment pas le moral.

Qu’auriez-vous dit alors, d’ouvrir un livre qui vous raconte qui vous êtes, et vous explique pourquoi vous êtes si exceptionnel.

Un livre qui vous décrit pourquoi les gens qui vous entourent vous aiment, qui vous rappelle ce dont vous avez besoin pour vous sentir bien, ce que vous savez si bien faire, et énumère toutes les forces dont vous disposez pour vous aider à vous relever. Bref, une sorte de réservoir d’énergie et de bonnes vibrations qui vous donne la force de lever la tête, de prendre du recul, et de rebondir.

Voilà un beau cadeau que nous pourrions faire à nos enfants. Prendre 30 minutes de temps à autres pour prendre la plume et écrire dans les moindres détails toutes les forces, toutes les qualités de notre enfant. Il ne s’agit pas de lui dire : « À 3 ans, tu étais très gentil, et très en avance : tu as marché à 10 mois ». C’est sympa, mais cela n’apporte pas grand-chose. Non, il s’agit de décrire avec précisions, toutes ses belles qualités et ses points forts, et dire en quoi elles sont appréciés des autres, et comment elles peuvent lui être utiles. Rendre son enfant heureux, c’est aussi prendre le réflexe de lui dire ses mots, régulièrement !

Dès le plus jeune âge, chaque bébé est unique, avec ses particularités et ses atouts.

« On n’a jamais vu un bébé qui débordait autant de tendresse : tu passes ton temps à nous dévorer les joues de bisous. Ta tendresse nous comble et tes sourires si joyeux attendrissent tous les passants à qui tu sais si bien communiquer ta joie. Plus tard, les jolies relations que tu sais si vite nouer avec les autres t’aideront ». « Tu nous impressionnais par la façon que tu avais de nous faire relativiser les choses dès que nous avions le moral à zéro. Comme ce jour où tu nous as dit : « Ce n’est pas grave si on a raté notre train, en attendant le prochain on peut aller se balader !’ Ta capacité à rebondir est précieuse, utilise-là. »

Si des défauts nous viennent à l’esprit, ne les précisons pas.

Mais comme on a souvent les défauts de ses qualités, cherchons plutôt ses qualités. Laissons-les de côté les : « Tu n’écoutais pas ce qu’on te disait ». Peut-être que cet enfant est tout simplement dans son monde imaginaire, alors mettons en avant sa créativité. Nous avons envie de lui écrire un : « Tu ne tiens pas en place » ? Mettons plutôt en avant son dynamisme qui lui permettra peut-être un jour d’entraîner les foules.

Et pourquoi ne pas lui faire part aussi de ses sensibilités ?

Ainsi, les jours où il aura un coup de blues, cela l’aidera à relativiser ce qu’il ressent, et peut-être comprendre que son émotion est simplement liée à sa sensibilité, à un besoin fort de reconnaissance, d’être entouré, d’être seul, ou encore à son esprit très compétitif, sa susceptibilité, etc. Bref, lui faire comprendre qu’il faut qu’il se méfie parfois de sa façon d’interpréter les choses, ce qui pourrait à tort le rendre malheureux.

« Dès que l’on s’éloignait de toi, tu fondais en larmes, comme si nous t’abandonnions, alors que personne ne t’abandonne. Les autres sont peut-être moins câlins, plus indépendants que toi, mais cela ne veut pas dire qu’ils ne t’aiment pas. » ; « Il t’arrive de te vexer ou de penser que nous, ou ta maîtresse, privilégions quelqu’un d’autre que toi, mais je t’assure qu’il n’en est rien, il n’y aucune injustice ».

Alors voilà, je vous invite à prendre 30 minutes pour écrire ce qui vous passe par la tête.

Tant pis s’il y a des fautes. Tant pis si c’est mal écrit. Tant pis si c’est incomplet. Et les jours où vous êtes tenté de raconter à vos collègues la super-attitude que votre enfant a eu hier, ré-ouvrez plutôt votre cahier ou votre document Word et complétez-le ; ce sera plus utile ! N’ayez pas peur, commencez par deux lignes, ce sera déjà un bon début.

Et n’oubliez pas de temps à autre d’appuyer sur le bouton « imprimer », et de glisser la feuille dans son carnet de santé, pour être sûr de ne pas la perdre, et de s’en rappeler de temps à autre.

Plus tard, il pourra lire vos feuilles caché dans son lit, lorsqu’il sera en pleine crise d’adolescence, ou même à 40 ans, quand il aura l’impression que le monde « s’écroule autour de lui ».

Il lira alors ces quelques lignes qui lui diront qui il est, quelle belle personne il fait, qui lui rappelleront toutes les ressources qu’il a en lui depuis tout petit, et qui peuvent l’aider à rebondir.

Rendre notre enfant heureux c’est croire en eux, pour qu’il en fasse de même.

Voir également un autre article qui complète celui-ci et l’explicite : En quoi l’éducation peut révéler les supers pouvoirs de nos enfants.

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phase d'opposition

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Je m’appelle Minimôme, je suis en pleine phase d’opposition et mon quotidien avec les parents, c’est une belle bataille !

Mes parents adorent me dire ce qu’il faut faire. Chaque matin, Maman veut que je me dépêche pour partir à l’école, et chaque matin je n’ai pas envie de me dépêcher. Alors tout le monde s’énerve. Plus ils insistent, plus je traîne des pieds.

 Le plus incroyable, c’est qu’ils adorent me mettre un manteau quand il fait chaud ! « Allez, mets ton manteau on y va ! » « Non je n’ai pas envie ». « Tu mets ton manteau. Dehors il fait froid ». Peut-être, mais dans cet appartement, on crève de chaud. Maman commence à vouloir me le mettre de force, je me débats, elle n‘y parvient pas… « Ça suffit maintenant ! Viens dehors … Tu vois qu’il fait froid ! » C’est vrai qu’il fait froid, mais bon, je ne vais quand même pas lui donner raison. « Non je n’ai pas froid !» Elle me gronde de nouveau. Cela me rend triste, j’éclate en sanglots, et elle finit par me l’enfiler.

Heureusement à l’école tout se passe bien. Normal : personne n’est là pour m’embêter. Même à la cantine, je mange à ma faim : personne contre qui lutter !

Après l’école, on va au parc. L’hiver, il y a plein de belles flaques d’eau. « Non ! Tu ne sautes pas dans les flaques d’eau !» m’ordonne-t-elle. Et  tout l’après-midi, maman veille à ce que je ne saute pas dans les flaques.

« Tu vas être toute mouillée, salir ton pantalon et attraper froid. »

Mais moi je m’en fiche complètement d’être mouillée, c’est tellement drôle de sauter dans les flaques ! Et puis on a une machine à laver qui lave très bien mon pantalon, alors à quoi bon faire attention! Un jour où j’ai quand même sauté dans la flaque, j’ai eu hyper froid et maman m’a dit « Tu vois je te l’avais dit ! ». Pas question de perdre la face : « Non pas du tout, j’ai même pas froid ! »

Elle ne manque d’ailleurs pas de me le rappeler  « Attention, tu te souviens de la fois dernière, comme tu as eu froid ? » Cela m’énerve de devoir me soumettre à ses ordres, j’ai bien envie de recommencer…

Et si dans cette phase d’opposition, à la place de lutter, on les responsabilisait ?

Quand je suis rentré à l’école, la première semaine, Maman m’a pressé tous les jours pour qu’on n’arrive pas en retard. Mais moi, je n’aime pas me presser.

Le lundi suivant, maman m’a montré un sablier qui me permet de voir combien de temps il reste pour me préparer. Quand il est fini, il faut être parti. Au début je n’avais pas compris que c’était grave d’arriver en retard. Maman m’avait pourtant bien expliqué : « Tu sais, il ne faut pas être en retard. Moi, ça m’est égal mais c’est pour toi : la maîtresse ne va pas être contente que tu arrives en retard en dérangeant toute la classe. Il faut que tu sois présent pour faire l’appel. C’est pour cela qu’il faut bien regarder le sablier».

Malgré ses encouragements (« Mesdames et messieurs, plus que 2 minutes avant l’explosion du sablier, ne manquez pas le chrono ! Dis-moi si tu veux que je t’aide »… Elle est marrante Maman !), un jour, j’ai beaucoup trop traîné …  J’étais encore en pyjama alors que le sablier s’était écoulé. Maman m’a dit : « Tu sais, tu es très en retard. J’espère que tu ne vas pas trop te faire gronder par la maîtresse. Il faudra bien t’excuser, mais elle ne va pas être contente. »

Alors les fois suivantes, je n’ai pas traîné ! Sauf mercredi dernier, j’étais de mauvaise humeur, je n’ai pas voulu m’habiller. Maman m’a dit, gentiment et sereinement : « Comme tu veux. Tu iras en pyjama à l’école ». Elle a pris un petit sac, elle a mis mes affaires et on est parti. Moi, toujours en pyjama, serrant les dents. J’ai tenu le coup jusque devant l’école où j’ai fondu en larmes.

Maman m’a fait un gros câlin : « Allez, on va t’habiller vite, et la prochaine fois qu’est-ce que tu feras ? » « Je m’habillerai ». Avec maman, on fait équipe !

L’hiver est arrivé. Au moment de partir, Maman m’a dit : « Hop ! Tiens, ton manteau. On y va ». « Non je ne veux pas mettre mon manteau »

« C’est vrai qu’il ne fait pas très froid dans l’appartement. Je te le prends. Comme ça, si tu as froid, tu me le demandes. Mais c’est exceptionnel, la prochaine fois c’est toi qui le prends ».

C’est vrai que je saute tellement quand je marche, que je n’ai pas froid du tout moi ! Et quand je commence à frissonner, je demande tout simplement mon manteau à maman.

L’autre jour on était au parc, il faisait très froid, maman m’a dit « Tu ne devrais pas sauter dans les flaques car on a oublié de mettre les bottes, tu risques d’avoir froid aux pieds ».

C’est quand même trop drôle de sauter dans les flaques ! SPLASH ! 5 minutes plus tard, j’avais tellement froid aux pieds que cela me faisait mal !

Maman a été gentille : « Allez tiens le coup, et la prochaine fois, on fera comment si tu veux sauter dans les flaques ? »

« Je prendrai mes bottes »

« Voilà c’est une bonne idée, il ne faudra pas oublier ! »

Phase d’opposition : si au lieu de lutter contre lui, on faisait équipe avec lui ?

En tant que parents, nous avons déjà tellement de règles à lui faire intégrer… Quand il est possible de lui faire comprendre les choses par l’expérience, et lui faire assumer les conséquences de ses actes, pourquoi se battre ? Pour tout ce qui le concerne directement, est-ce qu’il ne vaut pas mieux responsabiliser son enfant plutôt que de lui donner des ordres par milliers ? Alors bien sûr pour certains parents arriver en retard à l’école se retourne contre eux aussi, donc il faudra trouver d’autres situations dans lesquelles seul l’enfant est impacté 🙂

Si, au lieu de lutter contre lui, on faisait équipe avec lui ? Le quotidien ne serait-il pas plus simple, et notre enfant plus mature ?

En donnant un ordre, on croit aller à l’essentiel, on veut aller plus vite, être efficace. Mais un enfant qui ne comprend pas le bien-fondé de cette injonction aura tendance à se braquer, ou tout simplement à ne pas écouter… Et on patinera. C’est en lui donnant une responsabilité, en lui faisant comprendre l’enjeu de la situation que l’on arrive à un résultat. Et quelques luttes en moins, ça fait du bien !

Ce genre de situations vous parle ? Vous êtes parfois démuni face aux réactions de votre enfant dans ces moments là ? Si vous souhaitez aller plus loin que cet article, et que je vous envoie les clés à connaître pour ne pas avoir à répéter mille fois les choses et crier, tout en maximisant vos chances pour que votre enfant fasse ce que vous lui demandez (et comprenne, si possible 😉 ), n’hésitez pas à renseigner votre email ci-dessous : je vous enverrai alors gratuitement le PACK « OUI PAPA OUI MAMAN » : Toutes les clefs pour les faire coopérer (sans crier) ! Une mine d’infos et d’idées sur le sujet, qui peut vous aider au quotidien.

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apprendre à partager
Quoi de mieux qu’un cas concret pour comprendre si l’on peut apprendre à partager à un enfant qui ne veut pas prêter ses jouets…

La semaine dernière, nous étions invités à passer le week-end chez des amis qui ont un fils de l’âge de notre fille, Joy. Celle-ci ne manqua pas d’apporter sa belle valise coccinelle qu’elle venait de recevoir pour son 3ème anniversaire. Et ce qui devait arriver arriva. Pendant qu’elle jouait tranquillement aux Lego, son copain Jules commença à jouer avec la fameuse valise, autant dire le Saint-Graal ! Il n’a pas fallu attendre une demi-seconde la réaction de Joy : « Nooooon, c’est à moi la valise ! ». Sous le regard de nos amis, je tentais un : « Mais tu fais autre chose, tu peux bien la prêter » mal assuré.  « Non je ne veux pas la prêter, c’est ma valise ! ». Les autres parents n’auraient pas été là, je pense que j’aurais laissé faire, à condition bien sûr qu’elle ne la lui arrache pas des mains, et je ne serais intervenue que dans un 2ème temps. Mais devant nos amis, je ne pouvais pas rester sans réagir ! Je m’apprêtais à lui ordonner : « Ce n’est pas gentil. Tu prêtes ta valise ! », quand une question me passa par la tête …

Est-ce en forçant nos enfants à prêter leurs affaires qu’on leur va leur apprendre à partager ?

Forcer un enfant à prêter ses affaires « parce qu’il faut prêter », cela revient aussi à lui apprendre qu’il peut prendre tous les jouets des autres enfants puisqu’ils sont eux aussi obligés de les prêter. Selon cette règle d’or « Il faut prêter », un enfant aurait donc le droit de piquer une colère, ou de faire appel à ses parents, si un camarade voulait lui reprendre un jouet emprunté. Et en faisant cela, ne risque-t-il pas d’éprouver de la rancune envers son petit copain ? N’alimentons-nous pas ainsi le conflit qu’il y avait entre eux ?  Enfin, quand on les oblige à prêter, cela ne renforce-t-il pas leur possessivité ? Et n’obtenons-nous pas finalement l’effet inverse de ce que l’on souhaitait ?

Prêter risque alors de devenir synonyme de contrainte.

Si prêter est une contrainte pour notre enfant, il ne le fera jamais de bon cœur, par lui-même. Or, dans la vie, nous ne prêtons pas par devoir mais par envie, parce que cela nous fait plaisir de rendre service.

Alors comment faire en sorte que partager soit aussi un plaisir pour notre enfant ?

Face à Joy, Jules, et ses parents, je choisis d’argumenter :

«  Regarde comme Jules est triste que tu ne lui prêtes pas ta valise, ça lui ferait tellement plaisir de jouer avec. Tu te souviens comme ça t’a fait plaisir quand Jules t’a prêté son camion et ses voitures ? Et bien lui aussi, ça lui ferait plaisir que tu lui prêtes quelque chose. Si tu veux, tu peux lui dire que tu lui prêtes juste 10 minutes et qu’il te la rend après. »

Malgré mon insistance, Joy se braquait.

Je finis par conclure : « Bon et bien va la mettre dans ta chambre, si tu ne veux pas que quelqu’un te la prenne ».

OK, je suis passée pour une mère indigne et égoïste devant les parents de Jules, mais cette option me semble pourtant la plus favorable. Je vous explique.

Si la technique du juge marche à court terme, celle du coach est plus efficace à long terme.

Et la technique du coach c’est surtout d’échanger à froid.  Car dans le feu de l’action, il est possible que trop d’émotions se mêlent pour que notre enfant puisse prendre du recul, et écouter nos conseils.

Un peu plus tard, nous étions toutes les deux dans la chambre, c’était le bon moment pour aborder le sujet avec légèreté, l’objectif n’étant pas de rentrer dans un énième conflit :

« Tu sais mon cœur, tu as le droit d’avoir des trésors que tu ne souhaites pas prêter, je te conseille de ne pas les laisses traîner. Cache-les dans ta chambre, et ne joue pas avec devant les autres, afin d’éviter d’attirer la convoitise… »

Cette première entrée en matière qui allait dans son sens avait l’air de lui donner envie d’en écouter davantage …

Elle a d’ailleurs compris au ton de ma voix que je n’étais pas là pour lui faire une leçon de morale, mais pour faire équipe avec elle. Car il va de soit que les phrases du type « Tu es une petite fille pas prêteuse, ça n’est vraiment pas gentil ce que tu as fait, je ne suis pas contente » garantissent de décourager nos enfants et pour de bon…

Comme tout bon coach, on prend d’abord la peine de l’écouter (ce qui nous permettra de mieux adapter nos arguments) :

–        « Pourquoi tu ne voulais pas prêter ta valise ? »

–        « Parce qu’il n’allait pas me la rendre. » Ça lui semble évident alors que je n’y avais même pas pensé !  On va pouvoir trouver le bon argument :

–        « Mais ne t’inquiète pas, on va lui dire que tu veux bien lui prêter pour ce matin, s’il est d’accord pour te la rendre après. On peut même demander à sa maman d’y veiller si tu veux. »

–        « Mais il va me la casser. »

–        « Il n’y aucune raison pour qu’il te la casse. Et s’il la casse, il te la remplacera. D’accord ? Si tu veux, on peut lui prêter 10 min, ça lui fera tellement plaisir tu verras ! ». Mais comme on n’est pas dans le monde des Bisounours, et que sa valise, c’est vraiment le trésor de sa vie, je tente l’alternative positive :

–        « Sinon j’ai une super idée ! Tu ne lui prêtes pas ta valise (le positif), et tu choisis un autre jouet qui pourrait lui faire plaisir, et que tu peux lui prêter pour la matinée ? Comme ça il sera super content ! ».

–        Grand sourire « D’accord ! » Yes !

–        « Tiens, Jules, je te prête mon téléphone ! »

–        « Regarde comme ça lui a fait plaisir que tu lui prêtes ! Regarde comme il est content d’avoir une copine comme toi ! »

Un moment plus tard, la maman de Jules ayant bien fait son job de son côté, il revient de lui-même rendre le téléphone à Joy, et lui dire un grand merci.

« Tu as vu comme c’est génial, il t’a rendu le téléphone, tu n’as même pas eu besoin de lui demander ! Est-ce qu’il te l’a abimé ? Est-ce que cela a été difficile de lui reprendre ? Est-ce que Jules a été content que tu lui prêtes ? Et bien tu vois c’est génial de prêter ! ».

Alors bien sûr, il ne suffit pas d’une fois pour apprendre à partager à notre enfant et qu’il prête systématiquement, et tout dépend beaucoup de son caractère. Mais la prochaine fois, notre enfant prêtera ou partagera non pas par obligation, ni pour faire plaisir à ses parents. Mais bien pour faire plaisir à son copain !

Et au-delà du partage, il existe des astuces et des « good practices » pour instaurer une bonne ambiance et plus de complicité entre frères et soeurs. Vous voudriez unir votre fratrie ? Je vous propose de vous inscrire ci-dessous pour recevoir gratuitement un dossier complet sur le sujet. Dans ce Pack Frères/Soeurs, je vous donne des pistes et des clefs pour qu’ils s’entendent mieux au jour le jour. Ca vous intéresse ? Rien de plus simple : indiquez votre mail et recevez le pack directement (et gratuitement) dans votre boite !

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bebe qui pleure

bebe-qui-pleure-CPMHK-3Un bébé qui pleure ,  cela peut être très stressant, voir angoissant. Surtout si c’est en pleine nuit…. Et un bébé qui pleure, c’est qu’il y a quelque chose qui ne va pas. Il ne pleure pas pour rien,  il est en train de dire « MAMAN, PAPA, AIDEZ MOI, CELA NE VA PAS ». Le laisser pleurer c’est un peu comme lui dire : ‘Tu es seul au monde et tout le monde se fiche de ton mal-être ». Le laisser pleurer, c’est aussi faire monter la pression de toute la maisonnée. Et plus les parents sont stressés, plus l’enfant va le ressentir, et plus cela va être compliqué à gérer.

Mais la bonne nouvelle, c’est qu’il y a plein de moyens de le soulager, de le faire arrêter de pleurer, alors utilisons les tous !

Cela va bien sûr être beaucoup plus compliqué si le bébé est malade, sujet non traité dans l’article.

Je vous fais donc part d’un mode d’emploi pour faire arrêter Babymôme de pleurer, parce que si l’instinct maternel vous dicte souvent la solution, celui-ci a tendance à tourner au ralenti quand il est 4h du matin ! Et cela évite les fausses excuses de Daddy Cool du genre « Non mais t’es sa maman tu sais beaucoup mieux faire que moi ».

Un câlin de maman même si c’est efficace dans plein de situations, ce n’est pas toujours la solution miracle.

MODE D’EMPLOI POUR DADDYCOOL ET MUMMYCOOL

Tout d’abord Daddycool a raison. Même si ce n’est pas facile à tenir pour Mummycool, il est vrai que de temps en temps, 5 minutes suffisent pour que Babymôme se calme tout seul… Cela vaut donc le coup d’essayer.

Ensuite, il s’agit d’identifier si notre bébé qui pleure, n’est pas dans l’une des 6 situations suivantes :

1/ Il a faim. Souvent on n’ose pas ou l’on ne pense pas à le nourrir parce que ce n’est pas l’heure. Mais un creux ça arrive, il y a des jours où il a plus faim que d’autre. A quoi bon alors le laisser hurler sous prétexte que ce n’est pas l’heure? Un petit biberon de rab, jusque quelques centilitres pour l’apaiser, cela vaut vraiment le coup d’essayer !

2/ Son biberon ne coule pas ou coule trop. La situation classique, surtout si vous venez de changer de lait, il faut adapter la tétine à l’épaisseur du lait.

3/ Il se tortille, il pète, il a mal au ventre. Classique les 3 premiers mois. Mais il y a des solutions à voir avec le pédiatre : un nouveau lait (digest ou autre), un biberon anti-colique, des probiotiques (très efficace !), un massage du ventre, doliprane, polysilane, etc. Mais malheureusement ces pleurs ne sont pas toujours évitables… Sinon se reporter au mode d’emploi ci-après.

4/ Il fait ses dents ! Pas la peine de tourner autour du pot et d’attendre 1 heure que cela passe, voici les solutions que l’on peut toute utiliser en même temps : doliprane (si vous l’administrez en suppo l’effet est plus rapide), camomille en dosette, crème sur les gencives. On croise les doigts pour que la médecine fasse son effet… Sinon se reporter au mode d’emploi ci-après.

5/ Il n’est pas bien, il a de la température. Dans ce cas, consulter un médecin ou même SOS pédiatre (à Paris 20h-00h + le week-end), il vient à domicile, c’est encore mieux.

6/ Il a trop chaud ou trop froid, prenez le réflexe de vérifier systématiquement cela, vous pouvez facilement le savoir en mettant la main derrière sa nuque et surtout un thermomètre dans la chambre (3€ seulement et c’est un investissement utile). Pour passer une bonne nuit, la température de la chambre doit se situer entre 18°C et 20°C idéalement

Passé cette phase, on se concentre rigoureusement sur la liste ci-dessous.

cool coachingLe but est de piocher des actions par ordre d’efficacité (ce qui va, à notre avis, le mieux répondre à son besoin au vue de la façon dont il se comporte), et par ordre de facilité (ce qui me semble le moins contraignant à faire). Mais surtout, ne pas persister dans une technique qui ne marche pas (comme par exemple le bercer pendant 15 minutes alors que cela ne le calme pas).  Autant en tester plusieurs, afin de trouver rapidement une solution qui l’apaisera !

  • La base face au bebe qui pleure : Lui parler avec sérénité, calme ou gaieté. S’énerver est contre-productif.
  • Passer la main à quelqu’un d’autre, si vous n’êtes pas assez détendu. Et oui on n’est pas deux parents pour rien 🙂
  • Une nouvelle fois, de temps en temps un petit rab de biberon peut l’apaiser et l’aider à s’endormir, alors pourquoi s’en priver ? Ça marche plutôt très bien…

  • Lui donner une tétine ou un doigt à téter (il ne faut pas oublier que les nourrissons ont un besoin de succion)

  • L’emmailloter dans un grand lange ou/et le caler dans un coin du berceau.  Cela l’aide à se sentir rassuré.

  • Le protéger de la lumière artificielle pour l’aider à dormir.

  • Le prendre en porte-bébé (une des techniques les plus efficaces, il ressent le même balancement que dans le ventre). L’avantage c’est que l’on peut continuer en même temps à faire ses activités.

  • Le promener en poussette. Le jour, c’est l’une des solutions les plus efficaces. Si bébé pleure, partez vous balader ! Et si votre habitation vous le permet, laissez-le continuer à dormir dans la poussette, ce serait dommage de risquer de le réveiller en le mettant dans son lit

  • Le bercer : Le bercer de haut en bas (vous pliez les genoux), de façon assez dynamique, cela peut les interpeller et les faire arrêter de pleurer

  • Chanter : Profitez-en pour vous enregistrer à l’aide de votre smartphone, puis mettez la chanson enregistrée en boucle près de son lit (le téléphone en mode « avion » bien sûr), et partez sur la pointe des pieds … Le bonheur des nouvelles technologies !

  • Lui mettre de la vraie musique : Celle que vous avez l’habitude d’écouter. C’est moins contraignant que de chanter et en fonction de bébé et de ses habitudes, cela peut marcher.

  • Le mettre sur son tapis d’éveil avec des mobiles ou n’importe quoi qui puisse accaparer son attention, comme une guirlande lumineuse (qui clignote ça c’est le top). Oui c’est possible que Babymôme bébé soit juste en train de s’ennuyer devant la blancheur du plafond !

  • Le projecteur musical la nuit. Pour projeter des images qui tournent au plafond, cela marche assez bien, et permet de s’en aller sur la pointe des pieds J

  • Le poser dans le salon avec tout le monde autour pour qu’il soit rassuré. A quoi bon vouloir absolument qu’il s’endorme ?

  • Lui donner un bain. L’eau délasse et détend. Alors le soir si vous le sentez énervé, prenez 10 min pour le faire, cela vous évitera peut-être une heure de pleurs …

  • Passer l’aspirateur : Personnellement, je n’ai jamais testé cette technique, mais il parait que cela marche bien car cela leur rappelle les bruits du ventre ! …

  • Et la technique infaillible pour les petits : lui mettre un peu du Canadou (sucre de canne liquide) sur la tétine ou le doigt. Technique utilisée à l’hôpital pour calmer les bébés. Le glucose les endort tout de suite ! A consommer chez les enfants de moins de 3 mois (après l’effet est moins efficace) et avec modération toutefois…

  • Et si votre bébé pleurs régulièrement, investissez par exemple dans un lit qui se suspend au plafond et permet de le bercer tout seul pour l’endormir ! N’attendez pas d’être au fond du trou pour le commander… (mieux que le lit électrique qui le berce indéfiniment et l’habitue trop).

  • Le prendre dans notre lit, le temps qu’il se calme.

  • Et la technique infaillible pour les bébés un peu plus grands. Allez un dernière technique qui certes ce n’est pas top, mais quand notre enfant d’un an hurle à la mort depuis trois quart d’heure, et que le doliprane ne fait toujours pas son effet, et que l’on a tout essayé: on a plus trop le choix. Il est important pour lui et pour nous, que les pleurs cessent. Alors, lui faire regarder une petite berceuse youtube avec des tétines qui volent, peut être la solution J

  • Si vous êtes à bout que vous n’avez pas la force de tester toutes ces techniques : mettez des boules-quiès. A condition d’avoir passé en revue à minima les 6 premières étapes. Sachez que des études montrent que les bébés que l’on a laissé pleurer n’ont pas de séquelles psychologiques adultes.  Donc vaut mieux ça que de le secouer, de l’engueuler, ou de le jeter par la fenêtre …

C’est sûr que ce n’est pas toujours facile de trouver la solution qui va marcher, que de temps en temps on freine à lui donner ce dont il a besoin ;pas envie d’aller faire un biberon à 4h du mat, la peur de casser son rythme, allergie aux tétines, la flemme d’aller lui faire prendre un bain, la peur que quelques gouttes de sucre ne le perturbent, et surtout l’espoir que cela va vite aller mieux.

Mais s’appuyer sur cette liste pragmatique nous a souvent aidé. Il faut cependant veiller à ne pas lui donner des habitudes qui deviendraient contraignantes. Car il ne s’agit pas de devoir ensuite le bercer 30 minutes tous les soirs… Mieux vaut varier un peu les techniques, et choisir les moins contraignantes.

A nous le bien-être d’une maison calme. Un bébé qui ne pleure pas, c’est un bébé qui va bien. Et moins il pleure, plus les parents sont détendus, et plus les parents sont détendus, moins le bébé pleure, c’est un  cercle vertueux…  Qui passe par un peu de pragmatisme, alors faites passer la liste magique et étoffez la !

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